1 - Entrée en carême avec le CCFD

2 - 50 ans du CCFD - Terre Solidaire à Bordeaux

avec l'homélie de Mgr Ricard,
l'envoi en mission renouvelé de Mgr Housset,
et les remerciements du CCFD.



Mercredi 9 mars
Mercredi des Cendres
à l'église Notre Dame

« Le mercredi des Cendres ouvre ce temps en nous rappelant que
sans le souffle de vie de Dieu, hors de son amour,
notre être et notre vie ne sont que poussière.
Nous sommes alors invités durant quarante jours,
par les moyens concrets que le Christ nous a donnés
- le jeûne, la prière et le partage -
à tourner le dos à tout ce qui conduit à la mort
et à nous tourner (c’est la conversion) vers la source de la vie, de l’amour et de la lumière :
Le Christ ressuscité dont le cœur, ouvert sur la croix, est cette source.
Le temps du Carême permet aux catéchumènes de se préparer à recevoir le baptême
lors de la nuit de Pâques et à chaque chrétien de vivre davantage du baptême reçu.
»

En ce premier jour de marche vers Pâques, à l'église Notre Dame,
la communauté paroissiale s'est donc réunie pour vivre, dans l'amitié et la joie,
le jeûne, la prière et le partage.



« Après la messe des cendres, nous sommes retrouvés pour partager un “bol de soupe” »

 

Avec sérieux ou joyeusement, rencontre et partage ont été vécus 



 



« Ensuite, nous avons écouté le témoignage d’Hélène Guicharousse qui est partie
l’été dernier en voyage d’immersion aux Philippines avec une délégation
Aquitaine – Poitou – Charente du CCFD – Terre Solidaire.



Hélène nous a fait une description historique, géographique,
socio-économique des Philippines.
Ce fut un temps de partage riche qui a retenu l’attention des participants. »








Le 19 mars le CCFD a organisé un grand rassemblement à Bordeaux
à l’occasion de son 50° anniversaire.
Du 22 au 26 mars le Béarn a accueilli une partenaire venant des Phillippines :
Goldy luck Omelio (responsable des questions de migrations dans l’association Kaagapay).
Le 22 mars à 20H00 au cinéma le Méliès, la projection du film “Vous êtes servis”
de Jorge Leon a été suivie d’un débat avec Goldy luck Omelio.
C’est le cinquième dimanche de carême,
soit le dimanche 10 avril qu’a lieu la collecte de carême du CCFD. 


Les 50 ans du CCFD - Terre Solidaire

La pluie n'a pas découragé les délégations, dont en particulier celle de la paroisse,
pour vivre à Bordeaux cette grande fête.
Finalement, les convictions et l'enthousiasme ont fait arriver le soleil
dans les cœurs et ... dans le ciel !!!







Même les plus jeunes étaient ... à la hauteur de l'évènement ! 



Dans les nombreux stands, des phrases-clé,
à l'image des convictions et des actions du Mouvement :
« Investir dans l'Homme - Ici, on ne prête qu'aux pauvres
Non au blocus de Gaza
»
...
et surtout le thème du jour :
« STOP aux paradis fiscaux »

 

Ce sens du partage, de la dignité de l'homme, du respect, de la responsabilité,
de la justice, de la solidarité,
Monseigneur Housset l'a bien exprimé dans le renouvellement
de l'envoi en mission du mouvement :

RENOUVELLEMENT DE LA MISSION DU CCFD

Depuis cinquante ans, le CCFD‐Terre Solidaire a accompli une très belle mission.
Elle lui a été  confiée à sa création par l’épiscopat français.
Elle a été renouvelée en 1988 lors de la publication de la charte de la solidarité votée par l’Assemblée Plénière des évêques.
Elle va se poursuivre dans  les prochaines décennies.
Car le partage avec  les personnes et les pays pauvres n’est pas une option pour quelques-uns,
Elle est une dimension constitutive de notre foi chrétienne.
Avec les autres organismes de solidarité, qu’ils soient ou non  confessionnels, le CCFD-Terre  Solidaire essaie de mettre en pratique, comme l’écrit notre pape Benoît XVI en conclusion de sa dernière encyclique, « l’engagement rude et exaltant en faveur de la justice, du développement des peuples avec ses succès et ses échecs, dans la poursuite incessante d’un juste ordonnancement des réalités humaines ».
La tâche est immense, mais vous ne vous découragez pas car vous restez enracinés sur le roc de notre foi au Christ mort et ressuscité.
Continuez de :
‐ Soutenir les projets et les initiatives du Sud et de l’Est en développant, dans le dialogue, un réel partenariat respectueux de chacun et source de nécessaires changements économiques et sociaux ; en favorisant l’émergence d’une coopération Sud-Sud qui s’appuie sur l’agriculture familiale et la souveraineté alimentaire.
Ainsi, vous contribuez à humaniser peu à peu la mondialisation, pour que progresse l’unité de la famille humaine.
- Eduquer à un authentique développement humain la‐bas et ici, ce qui passe inévitablement par une remise en cause de certains de nos modes de vie.
- Favoriser  un plaidoyer efficace auprès des instances politiques françaises, européennes et internationales, pour dénoncer  les injustices flagrantes, par exemple dans les circuits financiers internationaux et proposer des structures économiques, culturelles et politiques respectueuses de toute personne humaine et de toute l’humanité.
N’oubliez pas que, pour agir contre le sous-développement ou le mal-développement, la prise en compte des facteurs spirituels est aussi importante que les réalités techniques et matérielles.
Les structures de péché ne peuvent pas être ignorées.
Approfondissez votre spiritualité de la solidarité, fondée sur l’Evangile du Christ sans cesse relu et médité par la pensée sociale de l’Eglise.
Vous êtes un organisme d’Eglise, avec votre structure originale de la collégialité.
Ouvrez-la aux forces vives du catholicisme actuel, avec patience et détermination.
Tous ensemble soyez, continuez d’être les pèlerins de la charité inépuisable du Christ pour la terre entière.

+ Bernard Housset
Evêque de La Rochelle et Saintes
Président Du Conseil Pour la Solidarité



De nombreuses animations ont permis de tisser de nouveaux liens au delà des différences,
                                   et ceci, dans un climat de joie et d'amitié.

 



Les différents partenaires étaient présents, et les plus jeunes ont pu découvrir cette riche histoire du mouvement, et s'ouvrir à toutes ces valeurs qu'il essaie de transmettre.



 

 

               

                                                « Un autre monde est possible »

 

                Pour matérialiser ce désir profond et pour faire entendre cet appel, 
                     cet immense message s'est construit au pied de la cathédrale.

 
        




                                                            « La flash mob »



 

                     Monseigneur le Cardinal Ricard a présidé la célébration eucharistique
                              à laquelle l'abbé François Bish représentait notre diocèse :
         que de raisons de rendre grâce pour le travail accompli pendant ces 50 années,
                  et pour offrir cet avenir où il reste encore beaucoup de défis à relever,
                           et le remettre dans les mains du Seigneur et de l'Esprit Saint.

                                          

Les 50 ans du CCFD - Homélie de Mgr Ricard

Fondé, il y a 50 ans, pour répondre à l’appel de la F.A.O, le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) est aujourd’hui plus indispensable que jamais...

Homélie de la messe du 50° anniversaire du CCFD 
Cathédrale Saint-André de Bordeaux  -  Samedi 19 mars 2011

 
Chers amis,

Fondé, il y a 50 ans, pour répondre à l’appel de la F.A.O, le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) est aujourd’hui plus indispensable que jamais. Certes, en 50 ans, le contexte culturel, économique, social, politique et ecclésial a beaucoup changé. Mais cela ne rend pas caduque l’action du CCFD dans l’Eglise. Bien au contraire.

 Quand il est créé en 1961, le contexte est marqué par un grand optimisme social et ecclésial. La plupart des anciens pays colonisés  sont devenus des états indépendants ou vont le devenir. Ils prennent leur avenir en main. Avec enthousiasme, on pense pouvoir éradiquer le sous-développement et supprimer la faim dans le monde. Quelques années plus tard, on assistera au départ d’un certain nombre de français en coopération. Dans mon année de séminaire, plusieurs partiront comme prêtres en Algérie, souhaitant apporter leur contribution à l’aventure humaine de ce pays qui venait d’acquérir son indépendance. 1961 est l’année de la grande encyclique Mater et Magistra du pape Jean XXIII. C’est également l’année de la préparation immédiate du Concile Vatican II. En 1965, dans sa Constitution Gaudium et Spes, après avoir constaté le scandale que représente la coexistence  de nations riches et de nations où beaucoup d’habitants manquent de l’essentiel, le Concile invite à une mobilisation : « Il faut donc louer et encourager ces chrétiens, les jeunes en particulier, qui s’offrent spontanément à secourir d’autres hommes et d’autres peuples. Bien plus, il appartient à tout le Peuple de Dieu, entraîné par la parole et l’exemple des évêques, de soulager, dans la mesure de ses moyens, les misères de ce temps ; et cela, comme c’était l’antique usage de l’Église, en prenant non seulement sur ce qui est superflu, mais aussi sur ce qui est nécessaire. Sans être organisée d’une manière rigide et uniforme, la manière de collecter et de distribuer les secours doit être cependant bien conduite dans les diocèses, dans les nations et au plan mondial…. En effet, l’esprit de charité, loin d’empêcher un exercice prévoyant et ordonné de l’action sociale et de l’action caritative, l’exige plutôt. » (N° 88). Le Comité catholique contre la faim, voulu par les évêques français quelques années plus tôt, s’inscrivait pleinement dans cette problématique.

 Quand on regarde le chemin parcouru durant ces 50 dernières années, il me semble que le CCFD a contribué à éclairer sur trois points fondamentaux l’action de solidarité de l’Eglise en France  Il a attiré notre attention sur  l’importance  du développement, du partenariat et de l’analyse des mécanismes qui  entravent ou au contraire favorisent le développement.

 Très vite, le Comité catholique contre la faim a fait prendre conscience qu’on ne pouvait en rester aux actions d’urgence pour enrayer la faim dans le monde mais qu’il fallait s’attaquer aux causes des famines et, pour cela, permettre à des pays de développer leur économie agricole. Dans sa lettre apostolique Populorum Progressio du 26 mars 1967, le pape Paul VI soulignait l’importance de donner à cette dimension du développement toute son amplitude. Dans sa récente encyclique Caritas in Veritate le pape Benoît XVI le rappelle très utilement : « Paul VI avait une vision structurée du développement. Par le terme « développement », il voulait désigner avant tout l’objectif de faire sortir les peuples de la faim, de la misère, des maladies endémiques et de l’analphabétisme. Du point de vue économique, cela signifiait leur participation active, dans des conditions de parité, à la vie économique internationale; du point de vue social, leur évolution vers des sociétés instruites et solidaires; du point de vue politique, la consolidation de régimes démocratiques capables d’assurer la paix et la liberté. ». C’est dans cette mouvance que le Comité catholique contre la faim devient en 1966 le Comité catholique contre la faim et pour le développement.

 A cette prise en compte du développement est aussi très liée la pratique du partenariat. Il ne s’agit pas de faire des habitants des pays en voie de développement des assistés mais des partenaires d’une action et de projets conçus en commun et menés par les bénéficiaires eux-mêmes. Je suis heureux de saluer ce matin tous ces partenaires qui sont présents parmi nous. Votre présence, tout ce que vous nous partagez de votre pays, de votre peuple, de vos projets, de vos actions et souvent des défis à relever auxquels vous êtes confrontés sont particulièrement précieux pour nous. Vous nous aidez à vivre cette solidarité internationale et à la vivre non pas de manière anonyme et impersonnelle mais de manière fraternelle et proche.

 L’attention au développement appelle aussi une dénonciation de tous les mécanismes financiers et économiques qui entravent ce développement. Le Catéchisme de l’Eglise catholique affirme : « La solidarité est nécessaire entre les nations dont les politiques sont déjà interdépendantes. Elle est encore plus indispensable lorsqu’il s’agit d’enrayer les " mécanismes pervers " qui font obstacle au développement des pays moins avancés (cf. SRS 17 ; 45). Il faut substituer à des systèmes financiers abusifs sinon usuraires (cf. CA 35), à des relations commerciales iniques entre les nations, à la course aux armements, un effort commun pour mobiliser les ressources vers des objectifs de développement moral, culturel et économique " en redéfinissant les priorités et les échelles des valeurs " (CA 28). Merci au CCFD de nous donner des outils d’analyse et des propositions d’action en vue de promouvoir une solidarité mondiale plus lucide et plus efficace. Je pense là tout particulièrement à toutes ces campagnes que le CCFD a menées ces dernières années et à celle qui est en cours.

 Après 50 ans de conscientisation et d’engagement, le CCFD-Terre solidaire a-t-il achevé sa tâche ? Je ne le crois pas. Je pense au contraire, comme je le disais au début de cette homélie, que celle-ci est plus nécessaire que jamais. Et ceci pour plusieurs raisons :

La faim n’est pas encore éradiquée. On a vu ces derniers temps réapparaître des émeutes de la faim, provoquées par des conditions économiques désastreuses ou des facteurs climatiques inquiétants.

L’écart entre pays riches et pays pauvres loin de se réduire est allé en s’aggravant. Si certains pays du Tiers monde qu’on appelle des pays émergeants s’en tirent bien, d’autres s’enfoncent dans une misère insupportable. L’enjeu du développement de certains pays reste d’une brûlante actualité.

L’optimisme qui présidait à la naissance du CCFD a depuis longtemps disparu dans la mentalité de beaucoup. L’avenir paraît plus problématique. Un scepticisme a vu le jour : faut-il toujours donner ? Sait-on ou va l’argent ? Vu la corruption généralisée dans certains pays, est-on sûr que l’aide rejoint bien ceux qui en ont le plus besoin ? De plus, la mondialisation a un effet ambivalent : elle rapproche et elle éloigne. Les medias rapprochent, nous font vivre les événements du monde dans l’instantané. Nous suivons les événements du Japon à la minute près. Nous n’avons jamais été aussi proches. Mais la mondialisation peut aussi éloigner car elle peut engendrer la peur. Les autres font peur. On a peur de perdre son originalité, sa culture, son identité. Regardez tous ces mouvements de défense et de replis identitaires qui traversent le monde ou travaillent les sociétés. Dans un contexte où le populisme a le vent en poupe dans un certain nombre de pays, la cause de la solidarité entre les peuples, du partage fraternel, n’a plus la même évidence qu’autrefois. Il faut la vouloir, il faut la décider. Il faut s’y convertir, il faut la maintenir. L’appel et l’éducation à la solidarité que fait le CCFD me paraissent plus nécessaires que jamais.

Permettez-moi en terminant de vous faire part d’une préoccupation et d’une conviction. Je crois que dans les années qui viennent l’appel noble mais un peu abstrait ou idéaliste  aux grandes valeurs humanistes du partage, de la fraternité de la solidarité ne sera plus suffisant pour contrer les sirènes du repli sur soi, du cynisme et de la défense de ses propres intérêts. On aura besoin, et d’abord au sein de nos communautés chrétiennes, de refonder nos convictions dans le prophétisme évangélique. Il nous faut sans cesse revenir au Christ et entendre cette voix du Père qui nous dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! ». Mettons-nous à son écoute ! Contre toutes les formes de peur, de cynisme ou de fatalisme, soyons les témoins de ce Dieu qui, déjà en Abraham et  en plénitude dans le Christ, bénit tous les hommes et les appelle à vivre une communion vraiment fraternelle. Je crois que c’est dans la mesure où le CCFD continuera à puiser avec toujours plus d’ardeur aux sources vives de l’Evangile qu’il accomplira la mission que l’Eglise lui confie et fera progresser la fraternité entre les hommes, entre tous les hommes. Amen. 

                                                                                              †  Jean-Pierre cardinal RICARD
                                                                                                       Archevêque de Bordeaux

Communiqué – Remerciements

19 mars à Bordeaux

Un très bel anniversaire !

Merci à tous ceux qui se sont engagés dans cette aventure !
Tout particulièrement à la délégation de Gironde, à toutes les délégations de la région Aquitaine Poitou-Charentes, aux Mouvements et Services de la Collégialité et à toutes les associations qui sont venus participer à ce moment de solidarité et de convivialité.
Les échos sont très positifs et nous avons compté un grand nombre de participants : un millier à la Célébration en la Cathédrale, aux alentours de 500 lors de la table ronde, près de mille personnes à la flash mob « Stop paradis fiscaux » et un passage de 1500 à 2000 personnes toute la journée au village associatif et à l’Athénée municipal.
Nous avions décidé de nous retrouver et de nous ouvrir à l’autre pour partager, vaste défi, défi relevé !

Bravo !

 

A noter aussi :

♦ chaque vendredi de Carême, à l'église Saint Jacques,
à l'heure du repas, 12h15, des chrétiens se retrouvent
pour célébrer l'Eucharistie et offrir le prix de leur repas.

♦ les enfants et les jeunes des écoles se mobilisent aussi.
- Au collège de l'Immaculée Conception, bols de riz :
Les troisièmes font une sensibilisation aux 5 droits fondamentaux avec le CCFD.
Le fruit des bols de riz de chaque niveau sera reversé à ce mouvement.
Les lycéens se mobilisent auusi : bols de riz, rencontre de témoins...
- Quant aux enfants qui font le "KT" à la paroisse,
c'est le Secours Catholique qu'ils ont découvert de façon plus précise.


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