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Que la Lumière qui a illuminé cette nuit
continue d'éclairer votre vie en la remplissant de joie et d'espérance.

Retrouvons quelques temps forts de cette nuit
- à Rome
- en Suisse avec « Le Jour du Seigneur »
- dans la paroisse : marche des bergers et en l'église Saint Joseph


 

Homélie du Pape François - Messe de la Nativité 2019

« Sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi » (Is 9, 1). Cette prophétie de la première Lecture s’est réalisée dans l’Evangile : en effet, alors que les bergers veillaient la nuit sur leurs terres, « la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière » (Lc 2, 9). Dans la nuit de la terre est apparue une lumière venant du ciel. Que signifie cette lumière apparue dans l’obscurité ? L’Apôtre Paul nous le suggère, lui qui nous a dit : « La grâce de Dieu est apparue ». La grâce de Dieu, qui « s’est manifestée pour le salut de tous les hommes » (Tt 2, 11), a enveloppé le monde cette nuit.

Mais qu’est-ce que cette grâce ? C’est l’amour divin, l’amour qui transforme la vie, qui renouvelle l’histoire, qui libère du mal, qui répand la paix et la joie. Cette nuit, l’amour de Dieu s’est montré à nous : c’est Jésus. En Jésus, le Très Haut s’est fait petit, pour être aimé de nous. En Jésus, Dieu s’est fait Enfant, pour se laisser embrasser par nous. Mais, nous pouvons encore nous demander, pourquoi saint Paul appelle la venue de Dieu dans le monde “grâce” ? Pour nous dire qu’elle est complètement gratuite. Alors qu’ici sur terre, tout paraît répondre à la logique du donner pour avoir, Dieu arrive gratuitement. Son amour n’est pas négociable : nous n’avons rien fait pour le mériter et nous ne pourrons jamais le récompenser.

La grâce de Dieu est apparue. Cette nuit, nous nous rendons compte que, tandis que nous n’étions pas à la hauteur, Il s’est fait pour nous petitesse ; tandis que nous allions à nos affaires, Il est venu au milieu de nous. Noël nous rappelle que Dieu continue d’aimer tout homme, même le pire. A moi, à toi, à chacun de nous aujourd’hui, il dit : “Je t’aime et je t’aimerai toujours, tu es précieux à mes yeux”. Dieu ne t’aime pas parce que tu penses juste et que tu te comportes bien ; il t’aime et c’est tout. Son amour est inconditionnel, il ne dépend pas de toi. Tu peux avoir des idées erronées, tu peux avoir créé des situations très compliquées, mais le Seigneur ne renonce pas à t’aimer. Combien de fois ne pensons-nous pas que Dieu est bon si nous sommes bons et qu’il nous châtie si nous sommes mauvais. Ce n’est pas ainsi. Dans nos péchés, il continue de nous aimer. Son amour ne change pas, il n’est pas susceptible ; il est fidèle, il est patient. Tel est le don que nous trouvons à Noël : nous découvrons avec stupeur que le Seigneur est toute la gratuité possible, toute la tendresse possible. Sa gloire ne nous aveugle pas, sa présence ne nous effraie pas. Il naît pauvre de tout, pour nous conquérir avec la richesse de son amour.

La grâce de Dieu est apparue. Grâce est synonyme de beauté. Cette nuit, dans la beauté de l’amour de Dieu, nous redécouvrons aussi notre beauté, parce que nous sommes les bien-aimés de Dieu. Dans le bien et dans le mal, dans la santé et dans la maladie, heureux ou tristes, à ses yeux nous apparaissons beaux : non pas pour ce que nous faisons, mais pour ce que nous sommes. Il y a en nous une beauté indélébile, intangible, une beauté irrépressible qui est le noyau de notre être. Aujourd’hui Dieu nous le rappelle, en prenant avec amour notre humanité et en la faisant sienne, “en l’épousant” pour toujours.

Vraiment la « grande joie » annoncée cette nuit aux bergers est « pour tout le peuple ». Parmi ces bergers, qui n’étaient certes pas des saints, nous y sommes aussi, avec nos fragilités et faiblesses. Comme il les a appelés, Dieu nous appelle aussi, parce qu’il nous aime. Et, dans les nuits de la vie, à nous comme à eux il dit : « Ne craignez pas » (Lc 2, 10). Courage, ne perds pas confiance, ne perds pas l’espérance, ne pense pas qu’aimer est du temps perdu ! Cette nuit, l’amour a vaincu la crainte, une espérance nouvelle est apparue, la douce lumière de Dieu a vaincu les ténèbres de l’arrogance humaine. Ô Humanité, Dieu t’aime et pour toi il s’est fait homme, tu n’es plus seule !

Chers frères et sœurs, que faire devant cette grâce ? Une seule chose : accueillir le don. Avant d’aller à la recherche de Dieu, laissons-nous chercher par lui. Ne partons pas de nos capacités, mais de sa grâce, parce que c’est Lui, Jésus, le Sauveur. Posons le regard sur l’Enfant et laissons-nous envelopper de sa tendresse. Nous n’aurons plus d’excuses pour ne pas nous laisser aimer par Lui : ce qui dans la vie va mal, ce qui dans l’Eglise ne fonctionne pas, ce qui dans le monde ne va pas ne sera plus une justification. Cela passera au second plan, parce que devant l’amour fou de Jésus, un amour toute douceur et proximité, il n’y a pas d’excuses. La question à Noël est : “Est-ce que je me laisse aimer par Dieu ? Est-ce que je m’abandonne à son amour qui vient pour me sauver ?”.

Un don aussi grand mérite une profonde gratitude. Accueillir la grâce est savoir remercier. Mais nos vies sont souvent vécues loin de la gratitude. Aujourd’hui, c’est le jour idéal pour nous approcher du tabernacle, STLS de la crèche, de la mangeoire, pour dire merci. Accueillons le don qui est Jésus, pour ensuite devenir don comme Jésus. Devenir don est donner du sens à la vie. Et c’est le meilleur moyen pour changer le monde : nous changeons, l’Eglise change, l’histoire change quand nous commençons non pas à vouloir changer les autres, mais nous-mêmes, en faisant de notre vie un don.

Jésus nous le montre cette nuit : il n’a pas changé l’histoire en forçant quelqu’un ou à force de paroles, mais avec le don de sa vie. Il n’a pas attendu que nous devenions bons pour nous aimer, mais il s’est donné gratuitement à nous. Nous aussi, n’attendons pas que notre prochain devienne bon pour lui faire du bien, que l’Eglise soit parfaite pour l’aimer, que les autres nous considèrent pour les servir. Commençons les premiers. Ça, c’est accueillir le don de la grâce. Et la sainteté n’est autre que conserver cette gratuité.

Une belle légende raconte qu’à la naissance de Jésus, les bergers accourraient à la grotte avec divers dons. Chacun apportait ce qu’il avait, celui-ci des fruits de son travail, celui-là quelque chose de précieux. Mais, tandis que tous se dépensaient avec générosité, il y avait un berger qui n’avait rien. Il était très pauvre, il n’avait rien à offrir. Tandis que tous rivalisaient pour présenter leurs dons, il se tenait de côté, tout honteux. A un certain moment, saint Joseph et la Vierge se trouvèrent en difficulté pour recevoir tous ces dons, surtout Marie, qui devait porter l’Enfant. Alors, en voyant ce berger avec les mains vides, elle lui demanda de s’approcher. Et elle lui mit dans les bras Jésus. Ce berger, en l’accueillant, se rendit compte d’avoir reçu ce qu’il ne méritait pas, d’avoir entre les bras le don le plus grand de l’histoire. Il regarda ses mains, ces mains qui lui paraissaient toujours vides : elles étaient devenues le berceau de Dieu. Il se sentit aimé et, en surmontant la honte, il commença à montrer Jésus aux autres, parce qu’il ne pouvait pas garder pour lui le don des dons.

Cher frère, chère sœur, si tes mains te semblent vides, si tu vois ton cœur pauvre d’amour, cette nuit est pour toi. La grâce de Dieu est apparue pour resplendir dans ta vie. Accueille-la et la lumière de Noël brillera en toi.


 

« Le Jour du Seigneur » Homélie de la messe de Noël 2019

par Don Italo Molinaro à Lugano (Suisse)

Il y a un don, une grâce, une lumière, qui sont à jamais cachés dans le cœur du monde : Jésus. Dieu l’a envoyé et l’a mis au monde parmi nous, comme la lumière toujours plus forte de nos ténèbres. Et aujourd’hui nous avons chanté que toute la terre a vu cette lumière, qui est le salut de notre Dieu. C’est notre bonne nouvelle en ce jour de Noël, la fête de la naissance de Jésus à Bethléem.

Nous, chrétiens, cependant, en disant cela, nous ne sommes pas des triomphalistes. Et nous ne sommes pas naïfs non plus. En fait, nous croyons certainement en la Lumière qui illumine chaque homme, mais nous voyons aussi, dans le monde et dans nos cœurs, les effets des ténèbres. Au contraire, il nous semble parfois que les ténèbres éteignent l’une après l’autre les lumières dont nous avons besoin pour vivre.

Par exemple, nous sommes alarmés par les conflits et les problèmes sociaux qui en sont la cause. Nous sommes en colère parce que dans le monde, la distance entre les pauvres et les riches s’accroît. La crise écologique nous inquiète et nous estimons que sur ces questions, la vérité est l’otage d’immenses intérêts économiques. La révolution numérique ouvre d’énormes possibilités mais risque de nous transformer en consommateurs manipulables à volonté. Et parfois, ceux qui ressentent le fardeau de l’échec se sentent désespérés.

Pourtant, malgré l’obscurité, nous sommes ici pour célébrer à nouveau la naissance de la Lumière et nous voulons être une “ville de Noël”! Comment est-il possible de croire encore en la Lumière ?

Pour voir la lumière, il faut peut-être d’abord reconnaître les ténèbres ! Le chemin de la lumière part en effet de la capacité à comprendre que nous souffrons dans les profondeurs : quelles sont les blessures à la base de tout ce qui nous fait souffrir aujourd’hui ? Quelle est notre vraie obscurité qui éteint la lumière ?

Peut-être que les humains souffrent tellement aujourd’hui parce que nos vies manquent d’humanité. Les peurs et les désirs frustrés qui marquent notre époque nous enlèvent les plus belles qualités humaines et nous sommes comme une crèche où l’on vole, une à la fois, toutes les figurines. Et à la fin, la mangeoire de cette crèche qui est notre vie, reste vide : l’enfant a disparu au centre de notre crèche ! L’humain a disparu !

Il est important de voir et de comprendre en quoi consiste ce manque d’humain, cette absence de lumière. Il est important de comprendre ces ténèbres et d’avoir le courage de les porter devant le Christ, la lumière qui vient dans le monde ! Parce que si nous ne reconnaissons pas nos ténèbres, nous ne pouvons jamais imaginer de quelle lumière nous avons besoin ! C’est peut-être aussi pour cela que nous voulons encore construire les crèches, comme le Pape François nous l’a enseigné cette année : vivre l’expérience d’être devant un signe de Jésus, un “Signe Admirable”, à qui nous pouvons aussi présenter notre obscurité.

Prions donc aujourd’hui pour recevoir la lumière ! Nous voulons nourrir notre désir de lumière et nous demandons à Jésus d’éclairer notre humanité en nous donnant l’occasion de redécouvrir une plus belle manière d’être humain.

Mais concrètement, qu’est-ce que l’humain ? Nous découvrons que la lumière de Jésus nous attire vers l’empathie et l’amour, et nous montre la beauté d’une vie qui reconnaît la dignité de tout être vivant, dans la justice et la liberté. La lumière de Jésus nous montre le potentiel de la miséricorde pour rendre nos relations plus sereines. La lumière de Jésus allume les espoirs et les perspectives, et nous motive à être un don pour les autres. La lumière de Jésus nous enseigne à être ensemble et à nous accueillir dans la diversité des cultures, des religions, des couleurs, des sexes, des âges et des états de santé. La lumière de Jésus nous donne deux ailes pour voler : aimer et nous laisser aimer.

L’évangéliste Jean dans l’Évangile d’aujourd’hui, résume cette humanité pleine de lumière par une parole : Les enfants ! Jean nous rappelle que ceux qui acceptent la Lumière reçoivent le pouvoir de devenir « enfants de Dieu ». Nous sommes tellement habitués à ces expressions que nous ne comprenons plus leur force. S’il y a des enfants, cela signifie que la vie continue et peut s’épanouir. S’il y a des enfants, cela signifie que la réalité humaine est encore ouverte à un avenir et à une croissance. S’il y a des enfants, il y a aussi des relations et des liens de famille et d’amour. Et puis, si nous sommes enfants de Dieu, cela signifie que notre cœur humain a en lui une véritable ressemblance divine, un gène divin pour ainsi dire, une lumière divine ! Si nous sommes enfants, enfants de la Lumière, la crèche de notre vie se transforme et nous la découvrons avec émerveillement, habitée par de nombreuses personnes. Elle peut peut-être aussi accueillir le Fils de Dieu !

Si nous sommes dans les ténèbres, même une petite lumière divine dans le fond de notre cœur peut faire une différence. Et comme l’a écrit le poète OG Mandino: “J’aimerai la lumière parce qu’elle illumine mon chemin, et je supporterai les ténèbres parce qu’elles me montrent les étoiles”. Parfois, nous avons aussi besoin d’obscurité ! Que les ténèbres nous montrent les étoiles, et que l’étoile du Christ rallume les lumières de l’être humain dans notre ville. Pour que ce soit vraiment la ville de Noël.

Amen.

références bibliques : Is 52, 7-10 ; Jn 1, 1-18


 

 C'est dans une église comble que s'est vécue cette belle nuit de Noël
animée par Laetitia et Bruno.

  

Merci à ceux qui ont préparé, célébré et animé ce temps fort de notre foi,
à tous les participants pour leurs prières et leurs chants
et aussi à ceux qui ont fait une si belle crèche.

Que la Lumière de Noël vous accompagne pendant cette année qui vient.


 

Devant l'église Saint Martin, l'accueil et le préparatifs

Avec l'abbé Louis-Marie et ses aides, la technique suit...

Certains sont fiers de porter les flambeaux

  

 

Après quelques prières et quelques chants, la marche commence...
et vous pourrez y apercevoir, comme l'an dernier, quelques vrais petits bergers...

 

  

Les petits bergers sont maintenant très près de leur but :
rencontrer Jésus dans la crèche de l'église Saint Jacques

Église Saint Jacques : chacun va pouvoir y vivre,
lors d'une belle célébration de la nuit de Noël,
 le bonheur d'accueillir Jésus dans la crèche et dans son cœur,
Lui qui est le don de l'amour du Père et qui s'est offert pour nous...