Index de l'article

♦ Méditation du Mercredi des Cendres

... Pour retrouver la route, aujourd’hui nous est offert un signe : des cendres sur la tête. C’est un signe qui nous fait penser à ce que nous avons en tête. Nos pensées poursuivent souvent des choses passagères, qui vont et viennent. La légère couche de cendres que nous recevrons est pour nous dire, avec délicatesse et vérité : des nombreuses choses que tu as en tête, derrière lesquelles chaque jour tu cours et te donne du mal, il ne restera rien. Pour tout ce qui te fatigue, de la vie tu n’emporteras avec toi aucune richesse. Les réalités terrestres s’évanouissent, comme poussière au vent. Les biens sont provisoires, le pouvoir passe, le succès pâlit. La culture de l’apparence, aujourd’hui dominante, qui entraîne à vivre pour les choses qui passent, est une grande tromperie. Parce que c’est comme une flambée : une fois finie, il reste seulement la cendre. Le Carême est le temps pour nous libérer de l’illusion de vivre en poursuivant la poussière. Le Carême c’est redécouvrir que nous sommes faits pour le feu qui brûle toujours, non pour la cendre qui s’éteint tout de suite; pour Dieu, non pour le monde ; pour l’éternité du Ciel, non pour la duperie de la terre ; pour la liberté des enfants, non pour l’esclavage des choses. Nous pouvons nous demander aujourd’hui : de quel côté suis-je ? Est-ce que je vis pour le feu ou pour la cendre ?...

Texte complet en cliquant sur la photo

♦ Méditation proposée sur le texte de la Transfiguration

Texte des JMJ du Brésil, proposé par youPray, extrait :

... Dans l’Évangile nous avons entendu la réponse : le Christ. « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi, écoutez-le ! » Jésus est celui qui nous porte Dieu et qui nous porte à Dieu, avec lui toute notre vie se transforme, se renouvelle et nous pouvons regarder la réalité avec un regard nouveau, du point de vue de Jésus, avec ses yeux à lui (Cf. Lettre enc. Lumen fidei, n. 18). C’est pourquoi je vous dis aujourd’hui, à chacun d’entre vous, avec force : « mets le Christ » dans ta vie, et tu trouveras un ami en qui te fier toujours ; « mets le Christ » et tu verras croître les ailes de l’espérance pour parcourir avec joie la route de l’avenir ; « mets le Christ » et ta vie sera pleine de son amour, elle sera une vie féconde. Parce que nous voulons tous avoir une vie féconde, une vie qui donne vie aux autres...

Texte complet en cliquant sur la photo

♦ Méditation proposée sur la peur de la liberté
(Matthieu 5, 17-19)

Texte proposé par youPray :

La liberté fait peur. Cet extrait évangélique suit les Béatitudes. Les Béatitudes sont l’expression de la nouvelle loi, plus exigeante que celle de Moïse. La maturation de la loi peut se comparer au germe qui éclate et donne naissance à la fleur. Jésus est l’expression de la maturité de la loi, l’heure de l’accomplissement de la loi, qui est la loi de l’Esprit.
Vers la maturité de la loi, il y a toujours de la crainte, crainte de la liberté que donne l’Esprit. La loi de l’Esprit rend libres ! Cette liberté fait peur. Cette peur engendre deux tentations.
La première tentation est celle de revenir en arrière. C'est la peur de la liberté, de l’Esprit-Saint. Il est mieux de ne pas courir de risques. La tentation de reculer survient parce que le croyant se sent plus en sécurité en arrière. Mais la pleine sécurité est dans l’Esprit Saint qui porte en avant, qui donne confiance mais cette sécurité est plus exigeante.
L’autre tentation est le progressisme adolescent, qui fait sortir de la route. Il survient lorsque le croyant n’est pas assez détaché d’une culture : il prend de ci de là les valeurs de cette culture… Ils veulent faire cette loi ? Faisons cette loi… Les adolescents veulent tout avoir. Et à la fin, on glisse, comme quand la route est gelée et que la voiture glisse et fait du hors-piste.
En ce moment de l’histoire de l’Église, le chrétien ne peut ni reculer ni sortir de la route, qui est celle de la liberté dans l’Esprit Saint, qui rend libres, dans le discernement continu sur la volonté de Dieu.

♦ Prier le chapelet, Mystère Lumineux

Cliquer sur la photo pour l'écouter


Mystère Lumineux : le Baptême de Jésus au Jourdain

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j'ai mis tout mon amour. »
Un Fruit du Mystère : La sainteté
Une Grâce à demander : Découvrir ma vocation
Intentions de prière : Pour tous les baptisés, afin que le Seigneur renouvelle en chacun le désir de sainteté.

♦ Dimanche de Pâques 21 avril

« Ai-je le cœur ouvert aux surprises de Dieu ? » Pape François

Méditation du Pape proposée par YouPray

Après l’écoute de la Parole de Dieu, de ce passage de l’Évangile (Jean 20, 1-9), trois choses me viennent à l’esprit.

Premièrement : l’annonce. Il y a là une annonce : le Seigneur est ressuscité. Cette annonce qui depuis les premiers temps des chrétiens allait de bouche en bouche ; c’était le salut : le Seigneur est ressuscité. Et les femmes, qui sont allées oindre le corps du Seigneur, ont trouvé une surprise. La surprise... Les annonces de Dieu sont toujours des surprises, parce que notre Dieu est le Dieu des surprises. Il en est ainsi depuis le début de l’histoire du salut, depuis notre père Abraham. Dieu te surprend : « Allez, va, va, quitte ta terre et va ». Et il y a toujours une surprise après l’autre. Dieu ne sait pas faire une annonce sans nous surprendre. Et la surprise est ce qui te touche le cœur, qui te touche justement là, où tu ne l’attends pas. Pour le dire un peu avec le langage des jeunes : la surprise est un coup bas ; tu ne l’attends pas. Premièrement : l’annonce faite surprise.

Deuxièmement : la hâte. Les femmes courent, vont dire en hâte : « Mais, nous avons trouvé cela ! ». Les surprises de Dieu nous mettent en chemin, immédiatement, sans attendre. Et ainsi, elles courent pour voir. Et Pierre et Jean courent. Les bergers, cette nuit de Noël, courent : « Allons à Bethléem voir ce que nous ont dit les anges ». Et la Samaritaine, court pour dire aux gens de son village : « Voilà une nouveauté : j’ai trouvé un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ». Et les gens savaient ce qu’elle avait fait. Et ces gens courent, ils laissent tout ce qu’ils sont en train de faire, même la femme au foyer laisse les pommes de terre dans la casserole — elle les trouvera brûlées —, mais l’important est d’aller, de courir, pour voir cette surprise, cette annonce.

Cela arrive encore aujourd’hui. Dans nos quartiers, dans les villages, quand il arrive quelque chose d’extraordinaire, les gens courent pour voir. Aller en hâte. André n’a pas perdu de temps et est allé en hâte vers Pierre pour lui dire : « Nous avons trouvé le Messie ». Les surprises, les bonnes nouvelles, se donnent toujours ainsi : en hâte. Dans l’Évangile, il y a quelqu’un qui prend un peu de temps ; il ne veut pas prendre de risques. Mais le Seigneur est bon, il l’attend avec amour, c’est Thomas. « Je croirai quand je verrai les plaies », dit-il. Le Seigneur a aussi de la patience pour ceux qui n’ont pas autant de hâte.

L’annonce-surprise, la réponse en hâte et la troisième chose que je voudrais vous dire aujourd’hui est une question : « Et moi ? Ai-je le cœur ouvert aux surprises de Dieu, suis-je capable d’aller en hâte ou ai-je toujours ce même refrain : « Mais, demain je verrai, demain, demain ? ». Qu’est-ce que me dit la surprise ? Jean et Pierre sont allés en courant au sépulcre. L’Évangile dit de Jean : « Il crut ». Pierre aussi : « Il crut », mais à sa façon, avec la foi un peu mêlée aux remords d’avoir renié le Seigneur. L’annonce faite surprise, la course et la hâte, et la question : « Et moi, aujourd’hui, en cette Pâques 2019, qu’est-ce que je fais ? Toi, qu’est-ce que tu fais ? ».