Qu'ils soient collégiens ou lycéens, ils ont reçus la lumière de Bethléem
et l'ont ensuite portée et transmise aux religieuses de Belloc.



1ère étape : le collège



Le vendredi 16 décembre, la JOIE a été au cœur de cette rencontre
de tous les collégiens de l'Immaculée Conception, à l'église Saint Joseph :



Abbé Victor Gomès : « ... Que le Seigneur soit avec chacun de nous,
c'est ce que nous pouvons nous souhaiter de meilleur.
Quelle joie, en effet, de savoir que le Seigneur habite en nous !
Que faire pour pouvoir toujours vivre de la joie qu'il nous propose ?
»

Les jeunes ont écouté l'histoire d'Antoine, un conte de Noël,
un conte pour petits et grands et que nous vous offrons :



Antoine était un rêveur et, plutôt que de jouer avec les autres enfants
il préférait monter sur la colline et, de là, il regardait le village.
Il y avait le vieux cordonnier, l'épicière, le boulanger et le père Henri qui ramassait le bois 

 

Il en était sûr, Antoine, il l'avait vu cette lueur !
Mais personne ne voulait le croire...
Et il voyait aussi que les gens du village ne se parlaient pas,
ou alors ce n'était que pour se dire des méchancetés.
Souvent Antoine pleurait, c'est trop dur de voir un village se haïr !

 

Ce matin il se sentait plus léger car il avait vu la lueur. Il ne savait pas trop ce que c'était,
c'était comme une étoile, un soleil, et cette lueur venait de l'Eglise.
Le cordonnier l'a vu aussi, elle forme la lettre E.
Antoine : C'est un « E » comme Espoir ou Espérance,
cette lueur redonne de l'espoir à notre village.
Le cordonnier : Une lueur qui donne l'espoir...
ça me rappelle ce qui est arrivé au Peuple de Dieu. (Isaïe 9, 1-6)



Les collégiens chantent alors, en espagnol, un chant sur la lumière.





Antoine : En ce moment je déespère un peu de notre village.
Il n'y a plus aucune joie... On a l'impression que l'on a tous peur les uns des autres.
Le cordonnier : ... c'est vrai que j'ai peur d'eux : j'ai peur qu'ils me dérangent,
j'ai peur qu'ils abîment mon travail, j'ai peur parce qu'ils sont différents de moi.
Mais maintenant que je vois cette lueur, je me dis que rien n'est sans espoir.

En avançant vers la lueur, Antoine commence à retrouver la joie... il n'était plus seul.
Le cordonnier avait compris qu'il n'est pas bon de s'enfermer dans la haine
et dans la peur... Et tout à coup, la lueur se transforme et forme un I.

Les jeunes chantent alors, de tout leur cœur, un chant sur la paix en anglais.

 

 



Antoine : Le « I », ce pourrait être Invitation... Mais Pourquoi ?
Oh, je sais ! Au début j'étais seul, maintenant nous sommes deux et c'est mieux !
Le cordonnier en colère : Moi je n'ai aucune envie d'inviter des gens
qui me traitent de voleur et ne me font pas confiance. Je n'invite personne, moi.

Et la lueur pâlit et disparut presque.



Antoine : C'est quand tu t'es mis en colère qu'elle a commencé à pâlir.
En fait, si l'espoir se perd dans notre monde, c'est peut-être à cause de notre Attitude.
Le cordonnier : Tu crois que c'est facile de se réconcilier avec ceux qui nous ont fait du mal.
Tu crois que c'est facile de retrouver la confiance envers les autres ?
Antoine : Tu as raison, c'est difficile pour moi aussi, et je crois que tout seul
je ne vais pas pouvoir. Mais cette lueur, est-ce qu'elle n'est pas là pour nous aider ?
Le cordonnier apaisé : Je me souviens que Saint Paul avait écrit une lettre
dans laquelle Dieu nous a donné sa force pour nous aider à rejeter le mal.
(Lettre aux Romains 1, 16-17)

 

La lueur s'est alors remise à briller. De deux, ils passèrent à quatre,
car il s invitèrent le boulanger et l'épicière :  en voyant la lueur, eux auusi avaient senti
un espoir naître en eux et compris que cet espoir mourait s'ils n'allaient pas vers les autres.
La lumière brilla de plus en plus et se transforma en O.



L'épicière : Moi, ça me fait penser à Offrir.
En s'approchant de l'église, le coordonnier s'aperçoit que la lueur
n'est pas sur l'église, mais dans l'église, et il se souvient
des paroles de Venez Divin Messie :
« Nous rendre espoir et nous sauver »
Le cordonnier : Cette lueur, elle est venue nous rendre espoir.
Et en nous réconciliant, elle nous a sauvés !
Cette lueur, c'est le Messie, c'est Jésus !
Le plus beau cadeau que l'on puisse faire à Jésus, c'est d'arrêter nos disputes, nos guerres,
c'est de retrouver confiance entre nous, c'est de savoir être solidaires et fraternels.

La lueur, de plus en plus vive, forme alors la lettre J, « J » comme Jésus.
Un groupe de jeunes chante alors en occitan un chant sur le cadeau
car l'un des bienfaits de Dieu est le don de sa Paix. 



Antoine a su faire confiance, grâce à cette confiance, la lueur a brillé et a porté du fruit.
Le père Henri a rejoint les autres et les a invités à se chauffer autour de son feu de bois.
Mais avant, tous sont rentrés dans l'église et ils ont vu que la lueur venait de la crèche.
Le coordonnier leur a alors raconté l'histoire de la naissance de Jésus. (Lc 2, 1-16)

 







Après ce conte, les jeunes ont rendu grâce pour la JOIE de Noël
pour chacun et la fête dans leurs cœurs, pour leurs familles et les efforts de Paix.



Ensuite, un jeune est allé chercher la lumière de Bethléem
que leur animatrice Sophie avait apportée et qui a brillé au cœur de la crèche.
Il l'ont ramenée pour la transmettre aux lycéens de l'établissement.






2ème étape : le lycée

C'est avec les souhaits de Noël, exprimés en aumônerie, que les lycéens nous ont accueillis.

 

Si j’avais un souhait de Noël , ce serait :
Que les enfants malades soient guéris, qu’ils aient droit à leur moment de bonheur.
Que nous arrivions à nos objectifs scolaires.
J’aimerai bien que Noël soit un moment heureux où la famille se réunit,
pas forcément des cadeaux, mais la joie d’être ensemble.
Mine de rien, certaines personnes passent Noël seules ou ne le fêtent pas :
j’ai du mal à passer Noël
en sachant qu’il y aura toujours des malheureux pendant que je fais la fête.
Mon souhait est qu’on oublie les différences :
aimons-nous les uns les autres en tant qu’être humain que nous sommes tous dans le monde.
A manger pour les plus démunis.
Que plus personne ne meure de faim ou de soif ; qu’il n’y ait plus de guerre dans le monde.
Pouvoir sauver les enfants qui meurent de faim et que mon vœux se réalise très vite.
De pouvoir guérir le cancer, trouver le vaccin contre le sida.
Que mon papi reste en vie, qu’il s’en sorte.
Que tout le monde puisse vivre dignement autour de ceux que nous aimons.
Que toute ma famille soit heureuse et en bonne santé.
Effacer les maux, les chagrins, apporter le bonheur, la joie, et la paix.
Plus de famine, de misère, de guerre, de la joie, de la joie, de la joie.
Je souhaiterais un monde en paix, je veux la paix dans le monde.
Un monde meilleur.
La fin du mal dans le monde.

C'est avec Marie que la célébration a continué, et ensuite,
des lycéens, représentants chaque classe, et des animateurs
ont porté la lumière de Bethléem pour éclairer la crèche et l'autel.



 

 

Ecoute de la Parole de Dieu.

 





Abbé Victor Gomès : Vos souhaits m'ont paru un peu pessimistes,
souhaitons qu'il y ait plus de chercheurs,
plus d'éducateurs de rue, plus de personnes au service des autres...

Bientôt, ici, il y aura un petit montage sur tout ce que les jeunes ont vécu ou réalisé
pour les autres ou pour approfondir leur foi (JMJ).



De l’Espoir à gagner
Noël, la Joie !
Joie des enfants comblés de générosité.
Joie des familles, querelles rangées.
Joie de Chrétiens, Sauveur montré !
Oui, quelle joie qu’une naissance,
Qu’un petit bout qui s’éveille à l’enfance,
Qu’un monde qui reprend sa chance,
Qu’une famille qui s’agrandit avec la tendresse qui l’enrichit,
Avec l’Espoir qui s’introduit, avec l’Amour qui fait son lit.

Et ici,
Un enfant qui fascine, illumine,
Donne des racines à notre destinée divine !
Mais cette joie ne peut être totale,
La Palestine se déchire,
Des SDF ne savent où dormir,
Les démunis entendent la fête, mais ce n’est pas eux qui l’ont faite,
Des enfants africains mourront de sida ou de déportation,
Des miliciens feront entendre leurs armes et des écorchés leur vacarme.
Non, cette joie ne peut être totale.

Alors je Te prie pour un Noël d’Espoir,
Tu as le pouvoir d’agir sur les cœurs, de briser les peurs.
Fais naître alentour l’enfant d’Amour,
L’enfant de Patience, l’enfant de Tolérance,
L’enfant du Pardon, celui de l’Attention,
L’enfant du Partage, celui qui n’a pas d’âge,
Au plus profond de nous
Pour que Demain,
L’Espoir se transforme en joie pour tous les humains.
Vive Noël
Parce que l’Enfant qui naît
C’est de l’Espoir à gagner !




 

Et encore merci pour ces belles voix qui ont accompagné notre prière
et à tous ceux qui ont préparé cette célébration
pleine d'intériorité et remplie de l'espérance de Noël.



Impossible ?

On pensait qu’il était impossible que cet enfant peu doué réussisse. Il l’a fait.
On pensait qu’il était impossible que ces deux époux séparés se reparlent. Ils l’ont fait.
On pensait que c’était impossible que ce guérillero quitte sa kalachnikov
pour traverser la rue et serrer la main de son vis à vis. Il l’a fait.
On pensait qu’il était impossible que ce jeune soit guéri de son cancer. Il l’a été.
Que c’était impossible que cet égoïste vienne à la réunion de quartier.Il est venu.
Que c’était impossible que celui-ci retrouve l’espoir, celui-là la paix, celui-là encore la parole.
Ils l’ont retrouvé.

C’est la crise, de l’économie, de l’écologie, des valeurs, de la foi.
On pense parfois qu’il est impossible de s’en sortir.
Relisons alors Isaïe :
Dites aux gens qui s'affolent :
 « Prenez courage, ne craignez pas, voici votre Dieu : Il vient lui-même et va vous sauver.
Alors s'ouvriront les yeux des aveugles et les oreilles des sourds.
Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de joie.
L'eau jaillira dans le désert, des torrents dans les terres arides.
Le pays torride se changera en lac ; la terre de la soif en eaux jaillissantes »

Seigneur, rends possible ce qui nous paraît impossible !
Rends-nous riches, comme nous le dit aussi Saint Jacques, riches de la Foi !
YG





Le chocolat chaud, à la fin de la célébration a été aussi très apprécié,
et en particulier par ceux qui sont partis aussitôt après à Belloc.

 

 

3ème étape : 24 heures à Belloc

pour se préparer à Noël 

Sandrine : Du vendredi 16 décembre 17h au Samedi 17décembre 17h,
des jeunes du doyenné Pau-Périphérie des JMJ ont rejoint le groupe des lycéens.
Nous étions un petit groupe de 15 et
nous avons pris le temps de nous interroger sur notre façon de vivre Noël.



Nous avons participé aux temps de prières de la communauté
et avons reçu le témoignage et enseignement sur le sens de Noël de sœur Marie,
ce fut un moment fort pour chacun.





Enseignement de Sœur Marie :
Nous ne croyons pas au père Noël qui récompense les enfants sages et punit les méchants.
Nous croyons en Dieu, notre Père, qui aime tous les humains et veut les sauver.
Nous ne croyons pas au divin enfant venu « de son père apaiser le courroux »
Nous croyons au Fils de Dieu, notre frère, qui nous révèle le vrai visage de Dieu,
Nous promet la Vie, et nous donne sa mort comme une avance.
Nous ne croyons pas au sapin et à ses guirlandes qui trône sur nos places et nos maisons.
Nous croyons en l’Esprit Saint , le consolateur
qui nous invite à devenir nous-mêmes lumière du monde.
Mieux qu’une quinzaine commerciale, voici le moment favorable.
Mieux que des milliers de jouets, voici le cadeau de Dieu !
Seigneur, toi qui comptes sur nous pour que Noël rayonne,
Donne-nous un cœur et un regard nouveaux !
Qu’au milieu de la fête, nous soyons capables de te découvrir et T’accueillir,
Toi dont Noël nous rappelle la venue, il y a 2000 ans, sur la terre de Palestine,
Et qui chemines avec nous,Tous les jours , jusqu’à la fin du monde !



Le  Père Bertrand nous a accueilli pour le sacrement du pardon,
et c’est dans la vrai joie de Noël que nous sommes rentrés chez nous
dans l’attente heureuse de l’Emmanuel !

 

La lumière de Bethléem qui nous a accompagné pour les célébrations du collège et du lycée,
le vendredi après-midi, a éclairé notre route tout au long de la retraite ;
et nous l’avons transmise aux Soeurs de Belloc avant notre départ pour Pau