Index de l'article

A noter : « Le jour du Seigneur », messe avancée
le 5 avril, jour des Rameaux

à 10,30 : Documentaire sur la Semaine Sainte à Jérusalem,
et à 11h40 : Messe avec le recteur de Notre Dame de Paris

 

Messes supprimées et souvent églises fermées, malades en quarantaine, familles confinées.... Beaucoup se tournent naturellement vers la télévision, internet ou la radio. Voir aussi à la fin de "Carême 2020 suite", alors que l'on parle du confinement très difficile dans les prisons, le témoignage extraordinaire d'un ex-truand qui à trouvé Dieu en prison (avant cette crise)

Par ce biais de très beaux messages arrivent en lien avec le coronavirus :

(Après quelques jours les témoignages passent à la fin de la page dans "Témoignages en lien avec le coronavirus")

- Petit kit de survie de prière
Si vous êtes angoissés, vidés, inquiets, dans le doute... ou si vous avez besoin de louer Dieu, la Bible est là pour vous aider, cliquez ICI
Et en plus, pour une prière personnelle : « Prier avec les doigts de la main » : cliquez ICI (transmis par une paroissienne)

- Adeline : « La vie est un cadeau offert chaque matin à notre réveil. Sautons de joie, tapons dans nos mains, et aussi tous les soirs avec les voisins à 20h. Une journée nouvelle s’annonce toute à créer surtout en ce moment où nous vivons dans la maison, où nous avons recréé les espaces de chacun, de travail, de jeux. Où finalement, les règles de vie bien établies sont remises en question et libérées pour un temps. VIVONS ! 
“Maman, qu’est-ce qu’on fait demain ?” me demande mon fils chaque soir depuis quelques années.  Et nous ? Qu’avons-nous envie de découvrir aujourd’hui avec nos yeux d’enfant ?
 »

- Une Syrienne de 10 ans réfugiée en France : « Mon Dieu, que cette période de confinement et d'épreuves, nous aide à mieux vous aimer et à ouvrir les yeux sur les chances que nous avons : le logement à l'abri de l'épidémie, la nourriture suffisante. Seigneur Jésus, aidez-nous à mieux comprendre ce que vivent les chrétiens persécutés de Syrie qui n'ont pas de logement pour se protéger de cette maladie, ni assez d'argent pour se nourrir. Oui, Seigneur Jésus, les chances que nous avons sont grandes ! Merci Jésus ! »

Dans la Paroisse du Christ Sauveur, chaque jour, notre curé Jean-Jacques Dufau propose une méditation sur une Parole de Dieu. Voir aussi toutes ses autres propositions pour un accompagnement spirituel dans la page "Accompagnement spirituel du Père Dufau".

En plus de notre paroisse, plusieurs Médias se mobilisent encore plus qu'avant pour soutenir chacun dans cette très difficile épreuve :

- Messes dominicales retransmises à la télévision, sur internet ou à la radio

- Messes en semaine

- Temps de prière : laudes, prière du milieu du jour, chapelet, neuvaine, Angélus du Pape

(Pour ceux qui ne peuvent pas utiliser ces médias, l'homélie du dimanche sera imprimable, comme les méditations de M. le curé, au plus tard le lendemain matin, afin que les personnes aidantes puissent la leur porter)

 Les méditations au jour le jour continuent sur Carême 2020

C'est là que vous trouverez aussi trois chemins de croix

afin d'alterner les méditations et les prières.


Si vous avez besoin de personnes pour faire vos courses

ou pour aller à la pharmacie, contacter M. le curé.

06 85 20 04 90
ou
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Il vous mettra en contact avec des bénévoles de la paroisse

Dimanche prochain 5 avril …. Dimanche des Rameaux

voici ce que nous vous proposons. Essayez de vous procurer un brin de rameaux sans abimer les parcs ou les jardins de notre ville.
A Midi les cloches sonneront aux églises Saint Martin, St Jacques, St Joseph et Notre Dame.

1. Vous vous mettez à vos fenêtres, balcons, terrasses, etc…
2. Vous lirez l’Evangile du Dimanche des Rameaux (il sera en pièce jointe)
3. Vous lirez le texte de la bénédiction des rameaux (il sera en pièce jointe)
4. M. le curé sera au balcon du clocher de St Martin, 77m de haut en vêtements liturgiques rouges et il bénira les rameaux depuis le clocher après la sonnerie des cloches, bien sûr !

Pour le 5 avril, la messe du Jour du Seigneur sur France 2 sera à 10h40 au lieu de 11h, elle sera précédée d'un commentaire sur la Semaine Sainte à Jérusalem

Jeudi 2 avril

Jean 8-51/59

Vivre avec Jésus, c’est ne jamais voir la mort…
Ils prirent alors des pierres pour les Lui jeter. Hostilité, ambiance de meurtre. La bagarre est proche, on en vient aux mains, ils veulent se battre.

Mais Jésus se déroba et sortit du Temple.
Ce n’est pas encore l’heure de la Passion. Qu’est-ce que Jésus a dit pour susciter une telle haine.

Si quelqu’un garde ma Parole, il ne verra jamais la mort.
Jésus vient d’annoncer la grande nouvelle, l’unique nouvelle importante : la victoire de la vie sur la mort.
Quelle confiance, il faut te faire Seigneur. Toi, aussi, tu es pourtant passé par la mort. Tu l’as vue. Tu as vu ce que c’est que mourir. Cela n’est pas été doux ni facile. Oui, Seigneur, avec toi, nous croyons à la Résurrection des morts.

Maintenant nous savons que tu as en toi un démon.
Ils te prennent pour un fou, un possédé. Ce n’est qu’après la résurrection qu’ils pourront comprendre. Aide-nous Seigneur, à te faire confiance, jusque dans la mort, jusqu’au dernier point imaginable, jusqu’à ne plus rien garder pour soi.

Es-tu donc plus grand que notre Père Abraham qui est mort ?
Le débat est placé à son niveau le plus profond. Ils comprennent que Jésus se prétend Dieu.
C’est ici le grand débat de l’humanité, le cœur du grand problème. Le seul au fond. Car si l’humanité est destinée seulement au « trou noir », alors, il est inutile de se poser tous les autres problèmes.

Avant qu’Abraham fut, je suis.
Toujours la même affirmation, sereine et forte. L’existence solide. Le roc. La vie. L’éternité. Dieu.
Voilà ce que tu apportes à la finitude humaine, à l’éphémère humanité. Donne, Seigneur, cette certitude à ceux qui souffrent, à ceux qui approchent de la mort.
Vivre avec Dieu. Connaître le Père. Aimer.

Mercredi 1er avril

Chers paroissiens,

En ces temps difficiles, voici un petit kit de survie de prières : Lire

Retrouvez ci-dessous la méditation du jour :

Jean 8, 31-42

Nous continuons notre progression dans le débat entre Jésus et les Juifs au cœur de la fête des tentes.
« Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres. » Jésus se présente comme le prophète, le Messie du Dieu d’Israël : il révèle à quelle communion avec Dieu sont appelés les croyants. Si la parole de Jésus a cette faculté c’est parce qu’elle est elle-même parole de Dieu. L’invitation que Jésus adresse à demeurer dans sa parole est donc un appel à assimiler la parole de Dieu, à n’exister que par elle et à entrer à travers elle dans une connaissance de plus en plus profonde qui est communion la « vérité » c’est à dire Dieu lui-même.

« Et la vérité vous rendra libre ». Ils lui répliquèrent : « Nous sommes les descendants d'Abraham, et nous n'avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : 'Vous deviendrez libres' ? ». La réaction des juifs qui écoutent Jésus trahit une sensibilité à vif par rapport à la question de la liberté, eux qui sont d’ailleurs sous le joug de l’empire romain. Les Juifs ne se reconnaissent en effet aucun autre maître que le Dieu unique. Et s’ils ont été libérés de la servitude d’Egypte c’est pour se mettre au service du Seigneur en étant fidèles à la Loi de l’Alliance. Ils ne dépendent donc que de Dieu seul, ils ne sont les esclaves de personne.

Mais, il est un autre esclavage qui remet en cause cette liberté, celui du péché. L’accoutumance au mal dont seul le Seigneur peut délivrer a d’ailleurs souvent été dénoncée par les prophètes et l’invocation du pardon du Seigneur pour les fautes commises a toujours rythmé la prière d’Israël, en particulier dans les Psaumes (Cf. Ps 50).

Jésus a présenté la liberté comme le fruit de la vérité. En niant qu’ils sont esclaves, les interlocuteurs de Jésus se considèrent exempts de tout péché. Mais qui pourrait prétendre être sans péché ? Ils ne sont donc pas dans la vérité et contrairement à ce qu’ils croient ils sont esclaves.
« Amen, amen, je vous le dis : tout homme qui commet le péché est esclave du péché. L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours. Donc si c’est le Fils qui vous rend libres, vous serez vraiment libres ». Par le glissement de l’opposition esclave/libre à esclave/fils, Jésus révèle que le péché par excellence c’est de le refuser Lui, le Fils, le Verbe de Dieu, la Parole de vérité, qui seul est capable de nous libérer en faisant de nous des fils adoptifs en Lui le Fils unique. Devant le refus de ses interlocuteurs, Jésus ne peut que constater : « Ma Parole n'a pas de prise sur vous »,
Ne pensons pas trop vite que tout cela ne nous concerne pas. Mettons plutôt à profit cette fin de carême pour demander à l'Esprit Saint de venir faire la vérité en nous en dévoilant nos complicités cachées avec le Mal et le Tentateur, afin de pouvoir les exposer à Celui qui est la Parole de vérité et de miséricorde qui veut nous rendre libres.

« Dieu très bon, éclaire le cœur de tes fidèles Dans ta miséricorde, procure-nous la guérison : qu’elle arrache de nos cœurs jusqu’aux racines du mal et qu’elle nous protège et nous fortifie à jamais (Cf. Or. post com.). »

Mardi 31 mars

Jean 8, 21/30

Aujourd’hui, Jésus nous révèle comment connaître Dieu.
Vous, vous êtes « d’en bas » … Moi, je suis « d’en haut » Vous vous êtes de ce monde, moi, je ne suis pas de ce monde.
Ce monde, c’est celui dont l’homme a faussé les rouages par son péché. Le monde devient un monde mauvais quand il devient un monde sans référence à Dieu.
Toi, Seigneur, tu n’es pas de ce monde-là. Tu es sans péché. Je contemple Ta personne : le saint, l’homme parfait, celui qui ressemble parfaitement à ce que Dieu a voulu créer.
Si vous ne croyez pas que Moi, « Je suis », vous mourrez dans vos péchés.
« Je suis » … C’est le nom que Dieu s’est donné au buissons ardent du Sinaï. C’est le mot Hébreu qui désigne Dieu. « Yahvé » Aucun auditeur de Jésus ne pouvait se faire d’illusion. Jésus s’applique à lui-même ce nom que les juifs de son temps n’osaient même pas prononcer.
« J’existe ». tel est le Nom que Dieu s’est donné. Les contemporains de Jésus sont en train de penser à sa mort : « va-t-il donc se tuer », viennent-ils de dire. Et Jésus, tout simplement leur répond : « Je suis celui qui existe », celui qui dure, au-delà de tous les aléas su temps . Je suis l’Eternel, je suis la vie-sans-mort.
Qui es-tu ? demande les juifs. Jésus répondit : « Depuis « le commencement, « je suis » ce que Je vous dis. Mystère profond de sa personne. Depuis le commencement, formule solennelle, celle-même qui débute le 1er livre de la Bible : « au commencement » Dieu créa le ciel et la terre…Et c’est aussi la formule que Jean a choisie pour débuter son Evangile : « au commencement était le Verbe ». Formule qui essaie de nous faire approcher du mystère d’éternité qui est celui de Dieu.
Ce que j’ai appris de Lui, je le dis au monde. Je ne fais rien de moi-même…
Révélation des relations entre le Père et le Fils. Jésus est tout entier tourné vers un autre, « dépendant vitalement de son Père, « recevant tout de lui, il est « fils de Dieu ». Il n’est pas centré sur lui-même. Il est centré sur Dieu. C’est le propre de la filiation « recevoir la vie d’un autre ».

Lundi 30 mars

Jean 8-1/11

Se laisser aimer par Dieu, tel qu’on est, c’est à dire pécheur.
Les scribes et les pharisiens lui amenèrent une femme surprise en flagrant délit d’adultère.
Jésus est assis de bon matin, dans la cour du Temple. Beaucoup de gens se sont rassemblés autour de lui. Il parle, il enseigne. Voilà, un tumulte là-bas. Un groupe d’hommes entraîne de force une femme. La foule s’écarte et fait cercle. « elle a trompé son mari… elle mérite la mort selon la Loi de Moïse. »
Ecoutons la réflexion de la foule. Quelle honte elle doit éprouver, ainsi démasquée, prise en flagrant délit.
Jésus se baissant se mit à écrire sur le sol…
Voilà, ton attitude, Seigneur devant nos péchés. Avec délicatesse. Avec délicatesse, tu ne lèves mêmes pas ton regard sur elle, car Tu sais sa honte. Tu baisses les yeux sur le sol. Toi, Seigneur, Tu es le seul à ne pas la juger. Tu as pitié d’elle. Dans un instant tu vs prendre position contre toute l’opinion publique et contre la Loi officielle. C’est vrai qu’il faut une loi. Il faut bien des règles générales de la vie en société. Mais, dans ce cas, tu regardes le cœur de cette femme.
Celui d’entre vous qui est sans péché… qu’il soit le premier à lui jeter la pierre…
Ce sont eux qui insistent. Ils veulent que Jésus condamne. Et, Toi, Seigneur, tu les renvoies à leur propre conscience. Quand nous sommes en train de juger, il est bon aussi que nous cherchions en nous-mêmes pour voir si nous ne sommes « sans péché ». N’y a-t-il pas en nous des péchés équivalents ou pires.. ou du moins des racines de ces mêmes tendances que nous condamnons chez les autres.
Jésus resta seul avec la femme…
C’est un dialogue de toute beauté, de toute délicatesse. Ecoutons-les comme si nous y étions. Imaginons les gestes successifs de Jésus. Ses yeux se portent enfin sur elle. Jésus qui la met à l’aise. « personne ne t’a condamnée ». Jésus veut la relever à ses propres yeux, dans son honneur.
A la limite, ce sont les autres qui sont condamnés publiquement en avouant leurs propres péchés, en prenant la fuite. Seigneur, c’est toi qui as versé ton sang pour son adultère. Tu es celui qui prend sur toi les péchés du monde.
Va désormais ne pèche plus.
Cette phrase, Seigneur, tu nous la redis aujourd’hui…Fais Seigneur, que nous devenions peu à peu tels que tu veux que nous soyons.

Dimanche 29 mars

Chers paroissiens,

1. Prenez du temps pour regarder la messe à la TV  (voir la feuille dominicale reçue)
2. Prenez du temps pour téléphoner à vos amis isolés ou en difficultés.
3. Si vous le pouvez faites un groupe mail, ou téléphonique ou WhatsApp pour prier ensemble
4. Lisez attentivement la feuille dominicale, elle vous donne plusieurs éléments pour continuer à vivre en communauté paroissiale.
5. A midi ouvrez vos fenêtres pour prier l’angelus (voir ci-dessous)
6. Continuer la chaine de prières avec vos intentions personnelles (voir ci-dessous)
7. Et enfin donner à la quête grâce à l’application (la quête). Il faudrait que chaque abonné donne un minimum de 2 euros pour couvrir les frais de la paroisse. Les églises St Jacques et St Martin sont ouvertes toute la journée et bien sûr d’autres factures arrivent…
 
Au nom de mes frères prêtres, je vous souhaite de savoir donner du temps au Seigneur, en ce jour consacré à Dieu.
Voici donc les homélies de vos prêtres :

Homélie abbé Jean-Jacques Dufau
Homélie abbé Jean-Jacques Dufau (bis)
Homélie abbé René-Sébastien Fournié
Homélie abbé Louis-Marie Dupin
Homélie abbé Kamil Majer

Prière universelle
Angelus
Chaine de prières

A la demande de plusieurs d’entre vous, nous avons réalisé un schéma pour vous permettre d'installer l’application "la quête" sur iPhone ou Android. (Voir ci-dessous).
Si vous n’y arrivez pas, merci de joindre l’abbé Louis-Marie Dupin au 06 22 41 19 50 qui « tout sourire » vous expliquera.

Notice installation application "La quête"

Que le Seigneur vous garde.
Je vous bénis de tout cœur.
Votre curé

Samedi 28 mars

Chers paroissiens,

« L’indulgence plénière est accordée aux fidèles touchés par le coronavirus et mis en quarantaine par ordre de l’autorité sanitaire dans les hôpitaux ou dans leurs propres maisons, si, l’âme détachée de tout péché, ils s’unissent spirituellement par les médias à la célébration de la Sainte messe, à la récitation du saint Rosaire, à la pieuse pratique du Chemin de la croix ou à d’autres formes de dévotion, ou si au moins ils récitent le Credo, le Notre Père et une pieuse invocation à la bienheureuse Vierge Marie, offrant cette preuve dans un esprit de foi en Dieu et de charité envers leurs frères et sœurs, avec la volonté de remplir les conditions habituelles (confession sacramentelle, communion eucharistique et prière aux intentions du Saint-Père), dès que cela leur sera possible. »

Consultez l'intégralité du texte de l'indulgence plénière en cliquant ici.

Retrouvez ci-dessous la méditation du jour :

Jean 7, 40-53

Les avis s’opposent dans le Temple au sujet de l’identité de ce Rabbi qui est en train d’enseigner. Pour les uns, il est « le grand prophète » annoncé par le Deutéronome (Dt 18, 15-18), le nouveau Moïse que Dieu a choisi pour transmettre sa Loi et son enseignement. Pour d’autres, il est le Messie, attendu par Israël, envoyé par Dieu pour libérer son peuple du joug de ses ennemis et établir un règne de justice et de paix. Pour d’autres, enfin, cela ne peut être possible en raison de son origine galiléenne.

Toujours est-il que la polémique est violente au sein de la foule. L’occasion est trop belle pour les chefs des prêtres d’envoyer leurs gardes pour arrêter ce fauteur de trouble. Mais ces derniers reviennent bredouilles. Aux prêtres qui les interrogent : « Pourquoi ne l'avez-vous pas ramené ? », ils répondent : « Jamais un homme n'a parlé comme cet homme ! ». Ils ont été impressionnés par les propos de Jésus. Dans leur simplicité, ces hommes ont été stupéfaits et marqués profondément par ce qu’ils ont entendu de la bouche de Jésus.

De leur côté, les pharisiens réagissent avec colère et agacement et manifestent ouvertement leur animosité envers les paroles de Jésus. On a l’impression qu’ils leur restent totalement hermétiques, enfermés dans leurs préjugés sur ce Rabbi qu’ils voient comme un séducteur, un imposteur (Cf. Mt 27, 63 ; Jn 7, 12) qui trompe les gens ignorants par la fascination qu’il exerce sur eux. En fait, ils se situent du côté de ceux qui savent et pour eux, ceux qui suivent Jésus ne peuvent qu’être ignorants, inaptes à comprendre ce que l’Ecriture annonce.

Cependant, un homme du Sanhédrin adopte une attitude différente. Il s’agit de Nicodème. Il interroge : « Est-ce que notre Loi permet de condamner un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? » Que s’est-il produit pour qu’il se désolidarise ainsi de ses confrères ?

Saint Jean nous donne lui-même l’explication lorsqu’il nous dit que Nicodème « était allé précédemment trouver Jésus » (Cf. Jn 7, 50). Lui aussi, tout comme les gardes, a été bouleversé par sa rencontre avec ce Rabbi de Nazareth qui parle avec autorité comme personne d’autre. Et la remarque qu’il fait devant les autres membres du Sanhédrin renvoie au seul lieu de discernement qui vaille : la Torah, qui accorde à tout accusé un droit de répondre aux accusations portées contre lui avant que soit prononcé le jugement

Mais le Sanhédrin refuse ce droit à Jésus sous prétexte que l’Ecriture n’annonce aucun prophète provenant de Galilée. Ces hommes restent bien enfermés dans un savoir extérieur à l’Ecriture qui va jusqu’à l’instrumentaliser pour la faire corroborer à leurs propres préjugés sur Jésus.

Comment pourraient-ils reconnaître Jésus pour ce qu’il est vraiment sans s’exposer à sa Parole ! Ce n’est que parce qu’ils ont couru ce risque que les gardes et Nicodème ont pu accéder au mystère de sa personne.

« Seigneur, donne-nous cette grâce de ne pas avoir peur de nous laisser saisir par ta Parole et de livrer tout notre être à sa lumière. Ce n’est que dans le rayonnement de sa tendresse que nous pourrons te reconnaître comme le Verbe de Dieu, l’Envoyé du Père, celui qui pour chacun d’entre nous est le chemin, la vérité et la vie. »

Vendredi 27 mars

Chers paroissiens,

Voici un article sur notre paroisse paru sur le site SudOuest.fr :
https://www.sudouest.fr/2020/03/23/pau-l-abbe-dufau-propose-la-messe-a-la-maison-7356373-4344.php

De nouvelles intentions de prières ont été ajoutées à la chaine : Cliquez ici pour les consulter
N'hésitez pas à transmettre la vôtre : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Enfin, retrouvez ci-dessous la méditation du jour :

Jean 7,2,10,14,25-30

Jésus parcourait la Galilée. Il ne voulait pas circuler en Judée parce que les juifs cherchaient à le faire mourir.
L’Evangile de St jean est le plus contemplatif. Mais c'est aussi celui qui a noté l conflit qui grandit et qui conduira Jésus à une mort de type dramatique. Le carême approche peu à peu de sa fin. Nous allons essayé de le vivre avec Jésus. Comment a-t-il vécu ses dernières semaines ?
Traqué, haï, détesté, recherché par la police.
Jésus mourra entouré de visages haineux.
Dans cette atmosphère, quelles étaient tes pensées, Seigneur ?
Quand ses frères furent montés à la fête ?
Voici qu'on se chuchote son nom. C'est lui le condamné qu'on recherche.
Jésus s'écria. " Oui, vous croyez me connaître et savoir d'où Je suis...
Ce cri. Une souffrance contenue qui explose. Le cri de celui qui n'est pas reconnu pour ce qu'il est vraiment. Humilité et amour profonds. Jésus est tourné vers le Père et vient du Père et va au Père. Sa personnalité est tributaire de cet Autre mystérieux dont il ne cesse de parler.
Celui qui m'a envoyé est véritable. Et vous ne le connaissez pas. Moi Je le connais.
Encore une souffrance. Voir l'amour méconnu. François d'Assise se promenait dans les rues en geignant : l'amour n'est pas aimé, l'amour n'est pas aimé... l'amour n'est pas aimé.
Je le connais parce que je viens d'auprès de lui...
Intimité. Communion. Au moment même où il est traqué, haï, isolé... Jésus se sait aimé. Les mots manquent pour décrire ce mystère de relations. Jésus était un homme paisible. Même entouré de visages haineux, même au milieu des angoisses. Il songe à sa relation au Père.
Autour de Toi, on ne parle que de te faire mourir. ET, toi, Seigneur, tu ne parles que de cet amour qui te comble.
Aide-nous Seigneur, à vivre comme toi, dans l'intimité du Père.
Donne à ceux qui souffrent cette paix qui était la tienne.
Ils cherchaient à l'arrêter...
Le complot se resserre. La passion approche. C'est ton Heure.

Chaine des intentions de prières

Jeudi 26 mars

Jean 5, 31-47

Écouter la voix de DieuLe Père qui m’a envoyé,
Lui, Me rend témoignage.
Je ne me rends pas témoignage à moi-même.

Ce n’est pas le témoignage d’un homme.
Jésus a conscience d’être en communication avec l’invisible. Dieu est là. Avec lui.
Vous n’avez jamais entendu Sa voix. Vous n’avez jamais vu son Visage.
Pour Jésus c’est réel… cette voix, ce visage ! Il en parle avec amour, en connaisseur. Jésus ayant goûté l’intimité de Dieu, voudrait faire partager son bonheur. Il sait ce que c’est d’être aimé de Dieu. Il sait, quel manque terrible est, pour l’homme, le manque de Dieu. C’est le plus grand désespoir… que rien ne remplace. Nous voyons aujourd’hui, dans notre monde sécularisé, devant quel vide l’homme peut se trouver. Seigneur Jésus, fais-nous découvrir la « face « de notre Père, fais-nous entendre sa voix.
Sa Parole n’habite pas en vous, puisque vous ne croyez pas.
Faire « habiter » en soi la Parole de Dieu. Un des efforts de Carême est « de faire habiter davantage la Parole de Dieu », une sorte de familiarité… vivre avec…
Vous scrutez les Ecritures… elles me rendent témoignage…
La méditation assidue est bien l’un des moyens de « faire habiter la parole » avec nous. Se remplir l’esprit d’une scène d’Evangile…se répéter une phrase…
L’amour de Dieu n’est pas en vous…
C’est la raison pour laquelle ils ne voient pas et n’entendent pas. Nous aussi nous manquons le « rendez-vous » par manque d’amour. Dieu est amour. Qui n’aime pas, ne connaît pas Dieu. Entre le Père et le Fils, il n’est question que d’amour. Je te prie, Seigneur. Aide-moi à T’aimer. et fais que je sois « amour »  de la tête aux pieds, pour que je puisse révéler quelque chose de toi.
Comment pourriez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres… La Gloire qui vient de Dieu seul vous n’en n’avez nul souci.
Si on reste à tourner en rond, on ne sort pas du cycle désespérant « production -consommation ».
Redressons la tête et honorons nos aspirations à l’infini, à l’absolu. Rencontrer Dieu. Ecouter Dieu. Contempler Dieu.

Ci-dessous en vidéo, un poème de Paul Claudel, récité par Madeleine Renaud :

 

Mercredi 25 mars : fête de l'Annonciation du Seigneur

Chers Paroissiens, Aujourd’hui fête de l’Annonciation du Seigneur, nous avons 2 rendez-vous en union de prières.

- A midi en communion avec tous les chrétiens du monde et à la demande du pape François, nous ouvrons nos fenêtres et nous chantons le « Notre Père »
- A 19h30, à la demande de nos évêques, nous mettons des bougies à nos fenêtres, nous disons l’Angelus, nous prions pour les soignants et les malades... (Lire le récit de l'Annonciation et les intentions dans leur communiqué ci-dessous) Les cloches sonneront.
Lien vers le communiqué des évêques de France

Et à partir du jour de l’Annonciation du Seigneur, nous démarrons une chaine d’intentions de prières.
Vous aurez ci-dessous 4 premières intentions.
Si vous le souhaitez, vous pouvez m’envoyer la vôtre : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et je l’ajouterai à la liste.

Chaine des intentions de prières

Pour Pâques, nous aurons ainsi un beau livre de prières.

Que la Vierge Marie porte nos prières à son Fils Jésus.
Que l’Emmanuel demeure en nos cœurs et dans nos vies.

Je vous bénis - Votre curé

Nos évêques (Extrait du communiqué pour ceux qui n'arivent pas à ouvrir les pdf) :

- A 19h30, lire le récit de l'Annonciation : Luc 1, 26-38

L’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu’Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse, et elle en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait "la femme stérile". Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. »
Alors l’ange la quitta.

- Mais aussi à 15h30, Chapelet avec intentions :

Nous prierons en communion par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie en nous unissant au chapelet récité, à Lourdes, chaque jour à 15 h 30. Nous demanderons à Marie de nous protéger et de nous aider à mieux accueillir Jésus dans nos maisons, dans nos cœurs, dans nos vies comme elle l’a fait elle-même pour nous : « Que tout m’advienne selon ta parole » (Lc 1, 38) – [1ère dizaine].

Nous confierons à Marie qui devient Mère du Sauveur et qui deviendra notre Mère, nos frères et sœurs malades, nos frères et sœurs soignants, notre communauté humaine éprouvée. Nous lui dirons que nous voulons les aimer comme nous aimons Jésus, « le fruit béni de ses entrailles » (cf. Lc 1, 42), Lui qui a pris sur lui nos souffrances et nos péchés [2e dizaine].

Nous pourrons aussi confier nos craintes et nos doutes à celle qui fut toute bouleversée et s’interrogea : « Comment cela va-t-il se faire?» (Lc 1, 34). La peur d’une vie remise à Dieu, différente de celle dont nous rêvons, rejoint la peur de la mort. Marie la connaît de l’intérieur et nous pouvons lui dire sans cesse : « Prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort », comme l’Église nous l’a appris [3e dizaine].

Enfin, poussés par l’Esprit, nous pourrons dire à Jésus : « Guéris-nous!» Nous ne savons pas quelle sera la réponse sinon que, dans quelques jours, nous fêterons la passion, la mort et la résurrection de Jésus, le premier-né d’une multitude de frères qu’il fait entrer dans la vie de Dieu [4e dizaine.]

[5e dizaine avec intentions particulières].

Ouvrir sa fenêtre, allumer une bougie est un geste de communion que nous voulons offrir à toute la nation pour qu’elle rende hommage aux défunts, victimes du Covid19, et aussi à ceux qui donnent de l’espoir, soignants, autorités mais aussi famille, amis, voisins.
C’est pourquoi nous vous demandons de relayer ce message très largement autour de vous, par tous les moyens autorisés à votre disposition !

Mardi 24 mars

Chers paroissiens,

Nous avons 2 rendez-vous cette semaine avec tous les chrétiens mercredi prochain 25 mars, Fête de l’annonciation du Seigneur Jésus (9 mois avant Noël)

- « je propose à tous les chrétiens, demande le pape François, d’unir leurs voix vers le ciel, en récitant le Notre Père, mercredi prochain, le 25 mars, à midi. »
- Et pour répondre à l’appel de nos évêques, toujours le mercredi 25 mars, nous mettrons des bougies à nos fenêtres à 19h30 ; les cloches de nos églises sonneront.

Je vous remercie de transmettre cette information par tel à vos amis, par vos réseaux sociaux ou en déposant un petit mot dans les boites aux lettres de vos voisins d’immeuble.

Unis dans la prière. Votre curé

Cliquez ici pour lire le message des évêques de France

Jean 5, 1-16

Vivre… l’eau symbole de la vie : le baptême…
Pendant les dernières semaines de Carême, l’Eglise nous propose des lectures tirées de l’Evangile selon St Jean. C’est la dernière préparation des catéchumènes qui vont recevoir le baptême à Pâques, et c’est aussi notre préparation à nous tous qui voulons renouveler nos engagements de baptisés dans la nuit pascale. Laissons-nous prendre par le symbole de l’eau.
Il existe à Jérusalem une piscine… Prés d’elle, couchés une multitude d’infirmes…
Une humanité souffrante. Une humanité qui se sait « diminuée » physiquement. Une humanité marquée par les accidents et la maladie.
Il y avait là, un homme infirme depuis 38 ans…Jésus lui dit « veux-tu guérir »
Jésus « sait ». Jésus partage intérieurement la souffrance de cet homme. Et pourtant il pose une question… Pourquoi ?
La réponse paraît si évidente « Veux-tu ? »
C’est la question que Jésus pose toujours, aujourd’hui. « Veux-tu être baptisé ? »
C’est ainsi que commence tout baptême.
A travers cette guérison qui symbolise le baptême. Jésus affirme que la vie chrétienne est d’abord une réponse de notre liberté. Est-ce que je veux vivre ? Est-ce que je veux guérir ? Est-ce que je veux accepter le don de Dieu ?
« Je n’ai personne pour me plonger dans la piscine »
Un symbole encore. La grande souffrance, c’est de n’avoir personne. Ce qui sauve, d’abord, c’est l’amour…
Lève-toi et marche…
Pour le paralysé c’est le début d’une vie nouvelle. Spirituellement, c’est le sens de la vie nouvelle des baptisés. Dieu veut un homme debout. Un homme qui avance. Le péché est une paralysie.
Et nous ne sommes pas seuls pour cette vie chrétienne, pour ce combat de chaque jour. Jésus est là prés de nous, comme il était prés du paralysé.
Mystère de la grâce. La vie chrétienne est une vie humaine à laquelle s’ajoute la vie du Christ.

Lundi 23 mars

Jean 4, 43-54

Nous voici revenu à Cana, où Jésus avait accepté sur la demande de la Vierge Marie d’accomplir son premier «signe », parce que son « Heure » – celle de la Passion – n’était pas encore venue. Ce jour là en effet, ce ne sera plus par signe que Notre Seigneur nous révèlera l’amour du Père, mais en se livrant concrètement pour notre salut. Or il est à nouveau question dans le récit de la guérison du fils de l’officier royal, de l’« heure », notamment celle à laquelle Jésus avait accompli le miracle, à savoir « au début de l’après-midi ». Il se trouve que c’est précisément à ce moment là que Jésus, du haut de la croix, après avoir annoncé que « tout est accompli », inclinera la tête, et remettra l’esprit (cf. Jn 19, 30). Comme le fait remarquer St Augustin, un agonisant n’incline pas la tête avant d’expirer, mais la tête retombe après qu’il ait rendu son dernier souffle. Le quatrième Evangile ne décrit donc pas la mort de Jésus, mais l’instant où il transmet son souffle divin, c'est-à-dire l’Esprit Saint vivifiant, à ceux qui lèvent les yeux vers lui avec confiance.

La vie que le fils du fonctionnaire royal reçoit « au début de l’après-midi », est le signe préfiguratif de ce qui va s’accomplir le vendredi saint, et que Jésus explicite dans son dialogue avec Marthe : « Je suis la Résurrection et la Vie : celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais » (Jn 11, 25-26). Ce n’est donc pas à proprement parler une guérison que Jésus accomplit ce jour là à Cana ; mais par ce « second signe », il annonce à tous ceux qui croiront en lui, qu’ils deviendront participant de sa vie de Ressuscité, et pourront ainsi entrer dans « les noces de l’Agneau » (Ap 19, 7), que préfiguraient celles de Cana.

Voilà pourquoi Jésus ne « descend » pas à Capharnaüm : le fruit de la Rédemption qu’il va accomplir ne se limite pas à un lieu ni à un temps particuliers. Notre Seigneur est « descendu » du ciel pour ouvrir la source du « fleuve d’eau vive, brillant comme du cristal, qui jaillit du trône de Dieu et de l’Agneau » (Ap 22, 1) ; quand « il se jette dans la mer, les eaux sont assainies ; il y aura de la vie partout où pénètre le torrent, parce que l’eau sort du sanctuaire » (Ez 47, 8.9.12). Celui qui est l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin proclame : « A celui qui a soif, je donnerai de cette source d’eau vive, gratuitement. Le vainqueur recevra cet héritage, et je serai son Dieu et lui sera mon fils » (Ap 21, 6-7).« Je t’exalte Seigneur : tu m’as relevé. Quand j’ai crié vers toi, tu m’as guéri. Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse » [Ps 29(30)].

Dimanche 22 mars : 4ème dimanche de Carême

Chers paroissiens,

Au nom de mes frères prêtres, je vous souhaite de savoir donner du temps au Seigneur, en ce jour consacré à Dieu.


« L'aveugle né »

Voici donc les homélies de vos prêtres en bas de ce message. Ensuite :
- Prenez du temps pour regarder la messe à la TV (voir la feuille dominicale reçue)
- Prenez du temps pour téléphoner à vos amis isolés ou en difficultés
- Si vous le pouvez, faites un groupe mail ou téléphonique ou WhatsApp pour prier ensemble
- Lisez attentivement la feuille dominicale, elle vous donne plusieurs éléments pour continuer à vivre en communauté paroissiale

À midi ouvrez vos fenêtres pour prier l’angelus (voir ci-dessous)

Que le Seigneur vous garde. Je vous bénis de tout cœur.
Votre curé

Homélies des prêtres - 4ème dimanche de carême

Homélie abbé Jean-Jacques Dufau

Homélie abbé René-Sébastien Fournié

Homélie abbé Louis-Marie Dupin

Homélie abbé Kamil Majer

Prières à St Joseph et l'angelus

Prière universelle

Président :
Frères et sœurs, Jésus est lumière et vie pour tous les hommes. En toute confiance, présentons-lui les appels et les détresses de nos frères.

Refrain : Sur la terre des hommes, fais briller, Seigneur, ton amour.

1. Vois, seigneur, aux portes de l’Eglise, tant de personnes qui se croient exclues de ton amour, des sacrements, du réconfort que tu offres à chacun. A toutes ces personnes,
donne ta lumière, Nous t’en prions.

2. Vois, Seigneur, au bord des chemins, les laissés pour compte, les sans-logis, les migrants, les exclus du monde du travail. A nos élus, aux dirigeants d’entreprises, à
tous les responsables, donne ton esprit de justice, Nous t’en prions.  

3. Vois, Seigneur, dans le silence de leur nuit, les déficients visuels, les personnes vivant une pénible situation de handicap et les grands malades. Au cœur de leurs questions,
révèle la douceur de ta présence, de ta tendresse,  Nous t’en prions.  

4. Vois, Seigneur, dans le quotidien de nos vies, nos aveuglements par les tromperies de ce monde, nos faiblesses, nos défaillances dans la foi. En ce carême, réveille-les
baptisés de leur indifférence. Donne-nous ta lumière, Nous t’en prions.

Président :
Puisque tu fais miséricorde, seigneur, daigne exaucer nos demandes : donne ta lumière aujourd’hui à tous les hommes qui te cherchent, toi, notre sauveur et notre
Dieu, pour les siècles des siècles.

Merci de votre fidélité !
L'équipe de la paroisse Christ Sauveur 64

Samedi 21 mars

Luc 18, 9-14

Deux hommes prient le même Seigneur, dans le même temple. Et pourtant quelle différence dans la connaissance du vrai Dieu, quelle différence d’authenticité dans la prière !

Pour le pharisien, la prière n’a qu’un pôle : le moi satisfait. Cet homme est, à ses yeux, le seul intact, le seul digne, l’artisan de sa propre perfection.
« Les autres » se laissent compromettre avec l’argent ; « les autres » connaissent des aventures avec la femme d’autrui ; « les autres » trempent dans des affaires injustes. D’autres encore, comme ce publicain, sont entrés dans le système fiscal de l’occupant, et leur métier leur salit les mains. Tandis que lui, le « séparé », l’homme à part, est demeuré inattaquable. Mais il confond la paix du cœur et l’autojustification. Pour lui la sainteté consiste à coïncider avec une image gratifiante de lui-même, à remplir les cases qu’il a lui-même tracées.

Il est le seul digne de l’amour de Dieu, ou du moins il a besoin d’être le seul à capter son estime. Il a mis Dieu à son service. Il lui faut éliminer les autres pour se sentir aimé du Seigneur ; et dès lors l’autre n’est plus le frère, mais le coupable. Désormais toute son assurance repose sur ses œuvres : ses comptes pour le Temple sont en règle, et, une fois la dîme versée, il se sent tranquille pour user de tout le reste comme bon lui semble.

Le plus étrange est que de tout cela il parvienne à faire une prière : « Je te rends grâces, Seigneur, d’être l’unique à tes yeux ; je te rends grâces de m’avoir élu pour être à part ; je te rends grâces de n’être pas comme le reste des hommes ; je te rends grâces de la lumière que tu me donnes sur moi-même et sur les autres. »
Non content d’introduire dans sa prière tous ses mépris, toutes ses agressivités, non content d’écraser les autres pour se pousser devant Dieu au premier rang, il va s’imaginer que Dieu l’aurait choisi en excluant les autres, comme si le cœur de Dieu était trop petit pour aimer aux dimensions du monde.

Le publicain, lui vient au Temple pour trouver en Dieu un confident de sa misère. Il se tient à distance, comme un homme qui n’aurait pas droit à l’amour de Dieu ; et pourtant il est venu car il sait que l’amour n’est pas une question de droit.
Il n’ose pas lever les yeux, de peur de rencontrer un regard qu’il ne saurait supporter, le regard de Dieu, chargé d’amour, mais d’un amour tellement immérité ! Il ne songe même pas à se comparer aux autres, car une première comparaison déjà l’a rendu humble, celle de sa vie lourde et lâche, fausse et mesquine, avec ce qu’il pressent de la bonté de Dieu.
Il a rejoint le sens du péché, qui ne consiste pas à nous imaginer criminel ni à nous charger de misères plus ou moins artificielles, mais à reconnaître humblement, avec une sorte d’évidence, combien le mensonge s’est installé dans nos vies, combien nous avons perdu la hâte du Royaume et combien peu nous savons aimer.

C’est alors que peut monter la vraie prière celle qui exprime la vraie conversion, l’authentique retournement vers Dieu : « Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis ! »
Les années passent, les illusions tombent, le temps se fait court : seule cette prière de pauvre peut nous ouvrir le chemin de la paix, parce qu’elle nous situe devant Dieu dans notre vérité de créature, dans notre responsabilité de pécheurs.

« Qui s’abaisse sera élevé » : c’est le Seigneur qui l’a promis, et c’est lui qui le fera. Il saura restaurer dans son amour et élever tout près de lui, sur la même croix et dans la même gloire, ceux qui pour lui se seront abaissés dans l’humilité, la douceur et le service.

Vendredi 20 mars

Marc 12, 28b34

Toute la loi se résume dans l’amour…Quel est le 1er de tous les commandements…
Jésus répond en récitant tout d’abord les mots mêmes que tout juif fidèle prononçait chaque matin comme prière matinale.  Jésus, cette fois-ci est d’accord avec les scribes.
1er commandement « aimer Dieu »
Tel est le point de vue constant de Jésus. Sa réponse. Et nous-mêmes. Qu’en pensons-nous, ce matin.

Voici le second…
Le scribe ne demandait qu’un commandement. Jésus en donne deux. C’est l’habitude du Seigneur, de nous entraîner plus loin que nous ne pensions.
2éme commandement : « aimer mon prochain »
L’amour est l’essentiel de l’Evangile et de la vie évangélique. C’est la Bonne Nouvelle que toute ma vie devrait proclamer.
Comme toi-même. Comment est-ce que je m’aime moi-même ? Qu’est-ce que je désire pour moi ? Quelles sont mes aspirations profondes ? A quoi est-ce que je tiens le plus ? Qu’est ce qui me manque le plus ?

Le scribe répond : « Fort bien Maître. Tu as raison … »
Jésus félicite un scribe. Savoir souligner dans la conversation courante ce que les autres disent de bien, pour les mettre en valeur, pour les encourager… c’est une des humbles formes de l’amour du prochain, que Jésus exerce.
Nos assemblées eucharistiques devraient être à la fois un lieu de rencontre et d’amour de Dieu. Un lieu de rencontre et d’amour fraternel.
Ne nous enfermons pas sur nous –mêmes au lieu de nous ouvrir aux autres.

Jeudi 19 mars : fête de Saint Joseph

Homélie de cette fête

Quelle est la Sainteté de Joseph ?

Joseph s'aperçoit un jour que sa fiancée est enceinte. Joseph, pour dépasser ce doute et cette peur qui s'insinuent en lui, pour arriver à la foi qui sera la sienne, va se laisser évangéliser, au sens littéral du terme : il va accueillir le message de l’ange (mot qui signifie "messager"), un ange qui lui apporte un "évangile", une bonne nouvelle. Quelle bonne nouvelle ? L'ange dit en somme à Joseph : Attention ! Celle que tu considères comme ta femme n'est pas d'abord ta propriété. Elle a un autre type de relation, une relation privilégiée avec Dieu.

Et puis vient l'épisode de l'enfant "fugueur". N'ayons pas peur des mots : garçon de 12 ans, Jésus, a bel et bien fugué. Il a faussé compagnie à ses parents. Pour la bonne cause peut-être, mais sans prévenir.
Comment Joseph et Marie vont-ils être "évangélisés" durant cet épisode rapporté par l'évangile de : Jésus perdu et retrouvé au Temple. Tout naturellement, tout humainement parlant, ils ne comprendront pas d'ailleurs, la Bonne Nouvelle qui leur est dite par Jésus. Quand ils se retrouvent tous les 3, ils ne sont plus sur la même longueur d'ondes : le reproche affectueux de Marie, encore tout émue de l'angoisse de ces trois jours se heurte à l'étonnement tout aussi sincère de son fils : " Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C'est chez mon Père que je dois être."
Et pourtant c'est une bonne nouvelle. Marie gronde son fils, et c'est normal : cela fait trois jours qu'elle le cherche. Que répond Jésus ? " Il faut que je sois dans la maison de mon Père". Son Père c'est Dieu. On comprend très bien que les parents aient été dépassés par la "bonne nouvelle". Même des parents aussi profonds et fervents que Joseph et Marie sont surpris, désarçonnés par les mystères de Dieu. Cela devrait nous rassurer.
Pas plus que la nôtre, la foi de Marie et de Joseph n'est un chemin semé de roses ! Jésus lui-même, comme tous les enfants du monde a besoin de grandir ! Le mystère de l'Incarnation va jusque là : " Il grandissait en sagesse, en taille et en grâce sous le regard de Dieu et des hommes." Cela veut dire d'une part que Jésus est complètement homme, et d'autre part que Dieu a la patience de nos maturations : pour lui, mille ans sont comme un jour. (Psaume 89/90)

Le respect dont je vous parle ce respect qui anime la Sainte famille de Nazareth, consiste à regarder l'autre, non pas en termes de possession, mais au contraire en termes de dé-possession. C'est en agissant ainsi que nous respecterons toute la grandeur du mystère qu'il y a en chaque personne humaine.

Recevoir son conjoint, son enfant comme un don de Dieu, l'autre que je dois respecter dans son mystère, dans sa liberté, parce qu'il appartient à Dieu avant de m'appartenir. Vos enfants, votre mari, votre épouse, viennent de Dieu, vous devez les aider à aller vers Dieu. Un point c'est tout.

Aller à l'école de la Sainte famille, c'est aller à l’essentiel :

Être aux affaires de mon Père. Voilà les "mots clés" qui éclairent toute la démarche de Jésus. La famille, comme d'ailleurs tous les autres styles de vie communautaire, ne réussissent que dans la mesure où, dans le dépouillement et la pauvreté, elles orientent leurs membres vers l'essentiel.
Les époux qui apportent leur amour, leur foyer devant l'autel au jour du sacrement de leur mariage, font une démarche de pauvres. Ils se dessaisissent, ils signifient qu'ils ne sont pas propriétaires de cet amour. Ils en sont les gérants pour le service du monde. Ils deviennent une "cellule d'Église" en acceptant de prendre part à sa mission de proposer la foi, en acceptant d'être une parabole de l'Amour de Dieu.

Il en est de même pour les parents qui présentent leur enfant au baptême. Eux aussi, ils font acte de dépossession. Ils manifestent qu'ils devront sans cesse respecter les appels de Dieu pour cet enfant. Appel à devenir prêtre, diacre, religieux, pour certains d'entre eux.

Que Marie la Toute-Pure, Joseph le Tout-Donné et Jésus le Tout-Amour soient présents dans notre vie. AMEN.

Pour télécharger et imprimer :

L'homélie

Prières à Saint Joseph et Angélus ?

Mercredi 18 mars

Matthieu 5,17/19

« Ne pensez pas que Je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes : je ne suis pas venu « abolir »… mais accomplir… »

Et pourtant, combien de fois, Jésus, s’est prononcé contre les interprétations étroites du sabbat ! Que de liberté, Jésus a pris face aux coutumes de son temps qui interdisaient certaines relations avec des catégories de personnes méprisées (samaritains, publicains, étrangers, lépreux). Tout l’évangile est rempli de contre verses de Jésus avec les scribes trop attachés à la lettre de la Loi. Jésus luttait contre tout formalisme, contre toute étroitesse. En faisant cela, il n’avait pas conscience de détruire la Loi mais de la sauver, de l’améliorer, de la mener à son achèvement.
Jésus n’est pas un démolisseur mais un constructeur. Il prend la suite des grands prophètes et du meilleur de la Loi de Moïse, il accepte la Tradition de son Peuple mais il la fait avancer. Le Nouveau testament est en même temps une « nouveauté radicale », dans la plus parfaite fidélité à l’essentiel de l’Ancien Testament.

Celui qui violera un seul de ces commandements, même la petite… la plus petite lettre… le plus petite trait…

Rien n’est petit devant Dieu. IL n’y a pas de petits devoirs dans ce que nous demande la Parole de Dieu. Jésus nous demande de ne point rêver de grandes choses : ce qui remplit nos journées est souvent minuscule. Tout dépend du cœur qu’on y met.

Ste Thérèse de Lisieux entrait au Carmel à 15 ans, dans l’enthousiasme de son adolescence. Ce qui l’attendait c’était de balayer les cloîtres, de faire la lessive de conduire au réfectoire une vieille sœur infirme. Petits riens. La vie humble est une œuvre de choix qui veut beaucoup d’amour.

Saint Dominique : « Que personne ne travaille pour soi; mais que tous vos travaux se fassent en commun, avec plus d'empressement, de constance et de zèle que si chacun s'occupait exclusivement de ses propres affaires.
Plus vous aurez souci du bien commun avant votre bien propre, plus vous découvrirez vos progrès. Dans l'usage de toutes ces choses nécessaires qui passent, que la prééminence (40) soit à la charité, qui demeure (41).

Quiconque blesse autrui par injure, mauvais propos, accusation directe, se préoccupera de réparer le plus tôt possible; et que l'offensé pardonne sans récriminer (45).
Épargnez-vous donc des paroles trop dures; s'il en échappe de votre bouche, que cette bouche prononce sans retard les mots qui seront un remède aux blessures qu'elle a causées.
»

Ce qui est petit aux yeux des hommes est parfois grand aux yeux de Dieu. Aide-moi Seigneur, à apprécier toute chose comme Toi. Modeste actualité de tous les jours. Banalité quotidienne surélevée. On se fait facilement illusion avec de belles paroles.

Faire la volonté de Dieu, jusque dans le détail. Effort de Carême.

Retrouvez la méditation du jour directement en cliquant sur le bouton ci-dessous :

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Accompagnement spirituel des paroissiens

du Christ-Sauveur au temps du coronavirus

Aucune messe ou autre célébration (baptêmes, mariage, obsèques). Aucun temps de prière organisée (chapelet, rosaire, groupe de louange)
Voici ce que vous proposent vos prêtres pour vivre ce temps d’épreuve pour notre communauté paroissiale et pour notre pays.

Lire le message de Mgr l’évêque à ses diocésains

Ensuite lire attentivement ce qui suit :

  1. Tous les jours vous recevrez la méditation de M. Le curé et nous vous conseillons de prier chaque jour à l’aide du livret « Carême pour tous avec le pape François » que nous avons distribué le mercredi des cendres.

  2. En semaine. Les églises St Martin, St Jacques, St Joseph et Notre Dame sont ouvertes aux heures habituelles. Vous y trouverez nos beaux carnets de chants/prières. Ainsi vous pouvez prier le chapelet (page 37) ou le chemin de croix (page 45). Vous avez aussi un « Chemin de croix » dans le livret « Carême pour tous avec le Pape François » (page 52)

  3. Le dimanche. C’est le jour consacré au Seigneur. Nous vous proposons la démarche suivante :

- Lire la feuille paroissiale, lire l’évangile et son commentaire. Regarder la messe à la télévision : « le Jour du Seigneur » sur France 2 à 11h ou bien sur KTO ou encore sur https://fr.aleteia.org/2020/03/14/coronavirus-trois-solutions-pour-votre-messe-dominicale/   et bien sûr vous n’oubliez pas de donner à la quête grâce à l’application : https://www.appli-laquete.fr/- Chaque dimanche vous recevrez aussi les homélies des prêtres de la paroisse.
Intentions de prières : la prière universelle paroissiale vous sera aussi envoyée mais vous pouvez transmettre toutes vos intentions de prières à M. le curé par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.; Il les communiquera à l’ensemble des abonnés à la feuille dominicale.

Ensuite si vous le désirez et si vous le pouvez :

  • Constituer des petits groupes virtuels ou téléphoniques. (4 à 10 personnes). Vous choisissez un horaire de messe de la paroisse et vous vous donnez rendez-vous soit par mail, téléphone ou WhatsApp... Les Equipes Notre Dame, « Tandem » groupes « Encyclique » fonctionnent déjà ainsi. Vous pouvez constituer ainsi une multitude groupes qui prie ensemble à l’heure dite.
  • A la fin de l’épidémie, vous pourrez vous retrouver pour partager un bon moment de convivialité (repas, goûter, sortie en montagne, etc)
  • Le dimanche midi : vous ouvrez vos fenêtres et vous dites l’Angelus en chantant le « Je vous salue Marie ».
  • Chaque jour les prêtres de la paroisse célébreront chacun une messe aux intentions déjà données. Si vous désirez offrir des intentions de messes. Vous envoyez un mail à M. le curé : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou vous le joignez au tel au : 06 85 20 04 90. Vous pourrez ensuite verser l’honoraire de messe (18 euros) à l’ordre de « Paroisse du Christ-Sauveur » et vous envoyer votre chèque par la poste : M. le curé, Presbytère Saint Martin, 3 rue de Gontaut-Biron 64000 Pau. Nous vous dirons par courriel ou par téléphone par quel prêtre et à quel moment la messe demandée sera dite.

Au niveau caritatif :

- Prenez soin de vous en vous appelant et surtout en téléphonant régulièrement aux paroissiens âgés que vous connaissez. Voyez s’ils ont besoin de votre aide.
- Si vous portez la communion à des paroissiens malades ou handicapés. Vous n’y allez pas. Mais vous leur téléphonez et vous dites avec eux un « je vous salue Marie » ou un « Notre Père » au tel.
- Enfin… si vous êtes disponibles pour faire des courses à des personnes âgées ou handicapées, mettez-vous en contact avec elles. Que ceux et celles d’entre vous qui ont besoin d’aide ou de soutien contactent M. le curé (06 85 20 04 90). Il essayera avec vous de trouver une solution soit pour vous faire porter vos courses ou médicaments ou autre besoin.
En communion de prières et d’amitié. Demeurons en contact téléphonique ou par courriel et soutenons-nous les uns les autres. 

Votre curé et vos prêtres

P.S. : Pensez à transmettre tout ceci à vos réseaux sociaux. L’Evangile doit être annoncé en toute circonstances.

Accompagnement spirituel et méditation ?


Consciente de cette responsabilité, KTO renforce la prière sur son antenne.

(Je ne peux pas tout mettre, car je tiens à mettre plusieurs vidéos différentes, avec des moments de prière différents et aussi pour que chacun puisse choisir ce qui lui correspond le mieux. De plus, KTO offre beaucoup de possibilités pour prier et vous avez ci-dessous tous les liens pour y accéder : je mettrai donc uniquement le chapelet et l'Angélus du dimanche, ainsi que l'audience du Pape les mercredis)

A partir du lundi 16 mars, KTO diffuse deux messes par jour

  • Du lundi au samedi, une messe à 18h15, depuis l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, grâce au recteur archiprêtre et aux chapelains de Notre-Dame de Paris. Cette messe est dans la continuité des Vêpres de 17h45, qui sont maintenues.
  • Le dimanche, la messe de 18h30 depuis l’église Saint-Germain-l’Auxerrois est maintenue.
  • Comme depuis le mardi 10 mars, la messe du pape François à 7h, depuis la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. KTO en assure la version francophone, en collaboration avec Vatican Media.
Les rendez-vous de prière sont tous maintenus
  • L’office des Laudes à 7h40 et du Milieu du jour à 12h, par les Fraternités monastiques de Jérusalem depuis l’église Saint-Gervais-Saint-Protais à Paris 
  • Le chapelet de 15h30 en direct de la grotte de Lourdes. (rediffusé vers minuit) Du 17 au 25 mars, le Sanctuaire de Lourdes développe ce chapelet en une neuvaine spéciale à l’intention des malades. KTO propose ainsi aux francophones du monde entier de s’associer à cette initiative.

Pour le chapelet : Possibilité de déposer des intentions de prière au 0892 46 0012.

Chapelet du 29 mars

Chapelet du 22 mars

Le chapelet du 15 mars

Bénédiction exceptionnelle Urbi et Orbi de notre Pape François

Devant une place Saint-Pierre vide

après une méditation sur la Parole de la « Tempête apaisée »
une invitation à changer, à calmer nos tempêtes,
à revenir à l'essentiel, à faire grandir notre foi

(Texte complet ici)

Extraits : « ... Comme les disciples de l’Évangile, nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse. Nous nous nous rendons compte que nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés, mais en même temps tous importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de nous réconforter mutuellement...
La tempête démasque notre vulnérabilité et révèle ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités. Elle nous démontre comment nous avons laissé endormi et abandonné ce qui alimente, soutient et donne force à notre vie ainsi qu’à notre communauté... À la faveur de la tempête, est tombé le maquillage des stéréotypes avec lequel nous cachions nos "ego" toujours préoccupés de leur image...
« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Seigneur, ce soir, ta Parole nous touche et nous concerne tous. Dans notre monde, que tu aimes plus que nous, nous sommes allés de l’avant à toute vitesse, en nous sentant forts et capables dans tous les domaines. Avides de gains, nous nous sommes laissé absorber par les choses et étourdir par la hâte. Nous ne nous sommes pas arrêtés face à tes rappels, nous ne nous sommes pas réveillés face à des guerres et à des injustices planétaires, nous n’avons pas écouté le cri des pauvres et de notre planète gravement malade. Nous avons continué notre route, imperturbables, en pensant rester toujours sains dans un monde malade. Maintenant, alors que nous sommes dans une mer agitée, nous t’implorons : "Réveille-toi Seigneur !".
« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Seigneur, tu nous adresses un appel, un appel à la foi qui ne consiste pas tant à croire que tu existes, mais à aller vers toi et à se fier à toi. Durant ce Carême, ton appel urgent résonne : "Convertissez-vous", « Revenez à moi de tout votre cœur » (Jl 2, 12). Tu nous invites à saisir ce temps d’épreuve comme un temps de choix. Ce n’est pas le temps de ton jugement, mais celui de notre jugement : le temps de choisir ce qui importe et ce qui passe, de séparer ce qui est nécessaire de ce qui ne l’est pas. C’est le temps de réorienter la route de la vie vers toi, Seigneur, et vers les autres. Et nous pouvons voir de nombreux compagnons de voyage exemplaires qui, dans cette peur, ont réagi en donnant leur vie. C’est la force agissante de l’Esprit déversée et transformée en courageux et généreux dévouements. C’est la vie de l’Esprit capable de racheter, de valoriser et de montrer comment nos vies sont tissées et soutenues par des personnes ordinaires, souvent oubliées, qui ne font pas la une des journaux et des revues ni n’apparaissent dans les grands défilés du dernier show mais qui, sans aucun doute, sont en train d’écrire aujourd’hui les évènements décisifs de notre histoire : médecins, infirmiers et infirmières, employés de supermarchés, agents d’entretien, fournisseurs de soin à domicile, transporteurs, forces de l’ordre, volontaires, prêtres, religieuses et tant et tant d’autres qui ont compris que personne ne se sauve tout seul... »

Le Saint-Père maintient, à huis-clos, l’Audience générale du mercredi et l’Angélus, diffusés en direct sur KTO depuis la Bibliothèque du Palais apostolique, en collaboration avec Vatican Media.

Audience générale du 25 mars

Lors de l’audience générale du 25 mars 2020, le pape François s’est arrêté sur l’Encyclique Evangelium Vitae, de saint Jean-Paul II, à l’occasion du 25e anniversaire de sa promulgation. Il a précisé que cette lettre sur la valeur et l’inviolabilité de la vie humaine résonne encore plus avec une actualité marquée par l’épidémie du coronavirus Covid-19. « L’Evangile de la vie prôné par l’Encyclique est plus que jamais une bonne nouvelle pour tout homme. [...] En effet, toute vie humaine, unique et irremplaçable, est une valeur inestimable. »

Audience générale du 18 mars

Audience générale du 11 mars

Angélus du 29 mars

Angélus du 22 mars

Angélus du 15 mars

 


Sur cette page, chaque semaine, en différé, proposition de messes en vidéo, pour ceux qui n'ont pas pu les suivre en direct pour x raisons, ainsi qu'une homélie en pdf (imprimable) à faire passer à ceux qui ne peuvent pas se connecter à un moyen audiovisuel.

Prière pour la Communion Spirituelle ou de Désir

Plusieurs messes pour répondre à la sensibilité de chacun,
des messes sobres, priantes et pleines d'amour.

Pour ceux qui ont de jeunes enfants, l'animation des chants
de celle de Prions en Église, rappelle un peu les messes des familles. ICI

♦ Dimanche 29 mai

Pour les enfants avec Théobule

Vidéo et coloriage :

https://www.theobule.org/video/la-resurrection-de-lazare/268

Messe anticipée le samedi à 18h avec Prions en Église

Messe avec notre Pape François

Messe avec Mgr Aillet

(site du diocèse)

Messe avec le Jour du Seigneur

A noter : le 5 avril, jour des Rameaux,
à 10,30 : Documentaire sur la Semaine Sainte à Jérusalem,
et à 11h40 : Messe avec le recteur de Notre Dame de Paris

 Extraits : Homélie + PU + Prière après la Communion + Envoi

Documentaire sur l'art de Pâques + Messe complète

♦ Mercredi 25 mai :

une très belle fête de l'annonciation du Seigneur

Messe avec Prions en Église

Chapelet à Lourdes

 

♦ Dimanche 22 mars

Messe avec notre Pape François

Messe avec Mgr Aillet

(Site du Diocèse)

Messe anticipée le samedi à 18h00 avec Prions en Eglise

Messe avec le Jour d Seigneur

avec à 10h30 un Magazine :
Pour ce 4ème dimanche de Carême, David Milliat reçoit Marie-Dominique Devignes, chercheur en biologie moléculaire au CNRS. En semble ils s'interrogent : « Quelle place accorder à Dieu et à l'irrationnel dans le monde de la recherche autour du vivant ? »

 

Extrait : Homélie + Méditation après Communion + Envoi

Homélie en pdf imprimable

 

♦ Dimanche 15 mars

  • Messe avec notre Pape François

KTO assurant la version francophone, en collaboration avec Vatican Media.

 

  • Messe avec Prions en Eglise

et le groupe de diffusion Bayard Presse

  • Messe avec le Jour du Seigneur

avec à 10h30 un Magazine : « Au désert, je parlerai à ton cœur »
Tout au long du carême, le Jour du Seigneur reçoit des personnalités en quête de sens. Ils sont scientifiques, militaires, acteurs, politiques ou de l’industrie du luxe… mais tentent d’unifier ces mondes, qui peuvent paraître désertés par le spirituel, avec leur démarche de foi. Chaque dimanche de carême, sur le plateau de l’émission, ils ouvrent leur cœur et témoignent de leur vie intérieure.
Pour ce 15 décembre : Sébastien Destrémau sur le thème « Dieu est-il un partenaire d'aventure »

Et à 11h00 la messe

Homélie en pdf imprimable


 

- La compassion du Père
En Lombardie, un médecin athée a été bouleversé par le témoignage d’un prêtre de 75 ans se dévouant jusqu’à donner sa vie pour les malades. Il témoigne : « À partir de maintenant et jusqu’au dernier souffle de ma vie, je vais me consacrer à aider les autres. Je suis heureux d’avoir rencontré Dieu grâce à ce prêtre, en plein milieu de la souffrance et la mort de mes patients. Dieu est là, l’espoir est là » Ce médecin a vu la compassion du Père.

- Lettre d'une religieuse milanaise sur l'Espérance dans la tourmente du covid-19

- D'une personne confinée en Italie... notre Pape François : « Nous devons redécouvrir le caractère concret des petites choses, des petites attentions à avoir envers nos proches, nos parents, nos amis. Et comprendre que dans ces petites choses, il y a notre trésor »

- Pauline et Mgr Michel Dubost - Directeur national des OPM
« Privations imprévues, rencontres différées :
nous étions invités au désert, nous y sommes contraints !

Se retirer du monde haletant... et vivre cela comme un don de Dieu, une opportunité pour devenir le pauvre des Béatitudes et d’entrer dans la manière de vivre du Christ !
Il est arrivé à Pauline Jaricot, inspiratrice de la Propagation de la Foi et des Œuvres Pontificales Missionnaires, de se retirer chez elle, déboussolée, pauvre profondément : « Une pauvre qui n’a que Dieu seul pour ami, Dieu seul pour soutien, mais Dieu seul suffit ! »
Ah ! Si à la manière de Pauline nous savions accepter nos déserts et nos impuissances dans la confiance, dans l’espérance ! Peut-être serions nous enfin efficaces ! »

- Depuis l’hôpital de Strasbourg où la situation est extrêmement grave et préoccupante, le Père Denis Ledogar, aumônier de l’hôpital et ancien infirmier anesthésiste, nous confie son témoignage d’espérance.

- Et youPRAY a envoyé cette méditation à écouter :

Jésus, le coronavirus et moi" (33 min)

c-à-d : “comment vivre cette période déstabilisante dans l'Esprit Saint. A l'aide de la Bible, des saints et de la tradition de l'Eglise, Olivier Belleil nous donne des conseils pour traverser avec le Seigneur l'épreuve sanitaire que nous vivons aujourd'hui.
Un enseignement éclairant qui donne des clés de discernement sur le temps particulier que nous vivons et nous invite à grandir dans la foi, l'espérance et la charité.”