Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean

Après le baptême de Jésus, Jean Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Regardant Jésus qui passait, il dit : Voici l'Agneau de Dieu. " Les deux disciples entendirent cette parole, et ils suivirent Jésus. Celui-ci se retourna, vit qu'ils le suivaient, et leur dit : " Que cherchez-vous ? " Ils lui répondirent : " Rabbi (c'est-à-dire Maître), où demeures-tu ? " Il leur dit : " Venez, et vous verrez. " Ils l'accompagnèrent, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C'était vers quatre heures du soir.

André, le frère de Simon-Pierre, était l'un des deux disciples qui avaient entendu Jean Baptiste et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d'abord son frère Simon et lui dit : " Nous avons trouvé le Messie " (autrement dit : le Christ). André amena son frère à Jésus. Jésus le regarda et lui dit : " Tu es Simon, fils de Jean, tu t'appelleras Kepha ", ce qui veut dire : " pierre ".

Commentaire

Voulez-vous que nous nous mettions dans la même situation ?

 Quelqu'un nous parle. N'importe qui. N'importe où. Dans la rue, à la maison, au travail, à la télé, en lisant l’Evangile. Et brusquement quelques mots nous interpellent. Lesquels ?  Ils nous interpellent tellement qu'ils nous invitent à aller plus loin. A creuser comme l'on dit aujourd'hui.

Et dans cet approfondissement, l'Esprit Saint nous demande : Que cherches-tu ?

Avons-nous cherché quelque chose ou quelqu'un dans ce temps de Noël que nous venons de vivre ? Si nous avons cherché, il nous est redit la même parole qu'aux disciples de Jean : Venez et vous verrez. Venez : sortez de chez vous, de vos maisons, de vos certitudes. Allez ailleurs. Et cet ailleurs n'est pas forcément loin. Peut-être regarder l'autre autrement. Le gamin de la crèche par exemple qui n'est pas qu'un nouveau-né même s'il est tout entier un nouveau-né. Venez et vous verrez. C'est cela, aller voir ailleurs. Là où est l'autre, l'Autre. Une fois sorti de moi-même, je suis invité à voir autrement. A partir de l'Autre.

On y va ?

Alors nous verrons peut-être à la lumière de l'Esprit. Un autre regard sur l'homme et sur Jésus. Pourquoi faire ? Mais pour rien, sinon rester auprès de lui (Lui) ce jour-là.  On ne risque rien. Si : d'y perdre son nom. « Tu es Simon fils de Jean, tu t'appelleras Képha » (ce qui veut dire pierre).

L’Eglise de France n’est pas en dehors de la réalité migratoire

Actuellement en France le nombre total de prêtres venant d’ailleurs est de 1 683, réparti comme suit :

1 045 viennent d’Afrique, 195 viennent d’Asie, 291 viennent d’Europe, 111 viennent d’Amérique.

Ces prêtres ont différentes responsabilités dans les diocèses de France.

Cette réalité existe aussi dans la vie religieuse. Sur les 26 000 religieuses apostoliques en France, 2400 sont étrangères. Sur les 6 000 religieux, plus de 500 sont étrangers.

 

Ce 14 janvier, l'Eglise célèbre la  Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié.

  Le pape François a choisi quatre verbes pour guider notre réflexion et nos actions :

 « Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants et les réfugiés »

Pape François : « Chers frères et sœurs !

L’immigré qui réside avec vous sera parmi vous comme un compatriote, et tu l’aimeras comme toi-même, car vous-mêmes avez été immigrés au pays d’Égypte. Je suis le Seigneur votre Dieu » (Lv19,34). Durant les premières années de mon pontificat, j’ai exprimé à maintes reprises une préoccupation spéciale concernant la triste situation de nombreux migrants et réfugiés qui fuient les guerres, les persécutions, les catastrophes naturelles et la pauvreté. Il s’agit sans doute d’un ‘‘signe des temps’’ que j’ai essayé de lire, en invoquant la lumière de l’Esprit Saint depuis ma visite à Lampedusa le 8 juillet 2013. En créant le nouveau Dicastère pour le Service du Développement humain intégral, j’ai voulu qu’une section spéciale, placée ad tempus sous mon autorité directe, exprime la sollicitude de l’Église envers les migrants, les personnes déplacées, les réfugiés et les victimes de la traite. »