Secours Catholique

(Présentation de ce Service par Teddy Iglésias qui a enquêté sur tous les services de la Solidarité, à l'occasion du service civique qu'il a effectué à l'aumônerie des étudiants)

Le Secours Catholique se trouve à la rue Montpensier, au numéro 47 plus précisément.
Numéro de téléphone : 05.59.13.03.80
Jours et horaires d'ouverture : Du lundi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h.

♦ Présentation de l'organisme :

Le Secours Catholique est un organisme mondial qui lutte contre toutes les formes d'expulsion.

Il héberge et nourrit les personnes en besoin, dispose d'une épicerie solidaire, d'une braderie, et aide ces personnes.

Sur cette image, nous voyons une partie des dons pour le Secours Catholique, s'élevant à plus de 62 millions d'euros..

Un plan d'accès pour y voir plus clair:

J'avais donc rendez-vous ce vendredi 16 novembre 2012 à 11h au Secours Catholique.

Le Secours Catholique, étant une association, créée en 1901, qui cherche à lutter contre toutes les formes d'exclusion et de pauvreté, voici les questions que j'ai posées à Sophie, une secrétaire du Secours Catholique :

Que faites-vous pour aider les gens ?

- Le Secours Catholique a 14 places pour loger les personnes en besoin la nuit.

- Elle sert des petits déjeuners ainsi que des repas du soir.

- Elle dispose aussi d'une épicerie sociale, qui est un assortiment de nourriture à coût symbolique par le biais d'une Assistante Sociale ; ainsi qu'une boutique de vêtements qui ont été donnés pour être revendus à moindre coût.

Qu'est-ce qui vous a poussé à venir dans le Secours Catholique ?

Ayant beaucoup de temps libre, j'ai suivi une amie pour faire du bénévolat dans cette association, qui m'a tout de suite plu, sachant que je voulais rentrer dans une association de cette branche : l'aide aux personnes.

Est-ce qu'il y a des jeunes qui viennent aider ?

Oui, il y a des jeunes bénévoles, qui viennent quand ils n'ont pas cours, ou des jeunes qui sont en recherche d'emploi et qui ont donc du temps libre.

Comment se fait l'accueil des personnes en besoin ?

On prend soin de chaque personne, un dossier de suivi est créé pour chacun, ainsi qu'une étude de cas, cela évite aussi d'aider des profiteurs, qui racontent de faux problèmes et qui vont dans chaque organisme demander la même aide.

Est-ce que des aides vous sont apportées ? Faites vous des événements pour obtenir du bénéfice ?

C’est grâce à la générosité de très nombreux donateurs que le Secours Catholique peut financer ses actions au profit des plus démunis : notre budget se fait à 50% de dons, et à 50% d'aides par la Mairie, les Conseils Régionaux, etc.

Ce bâtiment dont nous disposons est un don d'un prêtre qui avait créé ce bâtiment et qui voulait le léguer à une association d'aide catholique ; c'est donc le Secours Catholique qui en a hérité, même s'il y avait beaucoup de rénovations à effectuer, nous avons tout ce qu'il nous faut ici : Rue Montpensier, le Secours catholique a modernisé en 2011 son centre d'hébergement d'urgence (le « Home Montpensier » de 14 lits)

Et oui, nous organisons des événements et autres pour obtenir du bénéfice, notamment une braderie pour Noël par exemple.

Nous faisons aussi des événements pour aider les Secours Catholiques d'autres pays pour qu'ils montent leur projet.

Vous investissez beaucoup de temps pour l'organisation ?

Personnellement oui, j’investis 3 journées entières par semaine dans l'organisme ; mais selon le bénévole, il investira plus ou moins de temps : on veut que le bénévole soit content de venir, pas qu'il se dise ''je suis bénévole aujourd'hui'' ; donc certains viennent une demi journée, d'autres plus, et les bénévoles se relaient selon ce qu'ils ont à faire à côté.

Il y a beaucoup de membres dans cette organisation de Pau ?

Il y a 5 salariés, et des bénévoles au Secours Catholique de Pau :

près de 600 bénévoles sont engagés dans les 14 équipes paloises pour accompagner celles et ceux qui en ont besoin.  Ainsi, l’Accueil Jean Rodhain à Pau, avec près de 70 bénévoles se relayant 365 jours par an, a pu servir 18.000 petits-déjeuners et 10. 000 repas du soir aux personnes les plus démunies, souvent sans domicile fixe.

 

♦ Témoignage de Nicole :

Nicole, malvoyante, a été accueillie par le Secours catholique, puis elle y est devenue bénévole.

• Plutôt que le mot "pauvreté", personnes que l'on accueille dans le besoin : besoin alimentaire, solitude, rupture sociale, sans domicile fixe... etc...

Exemples d'accueil :
- Centres d'hébergement
- Cours de Français : importance de pouvoir écouter et s'exprimer
- Vacances (10 familles ensemble). Au début, les personnes sont très angoissée et remplis de peurs
: budget, comment faire la valise ?...
Au retour, « Mais, on n'est pas tout seul », des liens se sont créés, la confiance est retrouvée « Je peux faire ça ! »
Notre but, plutôt que de donner, c'est accompagner, redonner confiance.
- Visites à la maison d'arrêt : la première chose à faire, c'est écouter.

• Parmi nos partenaires : tous les bénévoles... Un petit nombre d'entre eux avaient été accueillis et sont devenus accueillants...