Eglise Saint Joseph

 

Bienvenue à vous, qui venez de pénétrer dans l'église Saint Joseph de Pau.

Que vous soyez entré pour vous recueillir ou simplement par curiosité, nous vous proposons d'arrêter quelques instants vos pas sur l'un des témoins de l'art des années 1930 à Pau. Saint Joseph est un exemple parmi d'autres de cet art souvent décrié car en général mal connu.

Nous vous invitons donc, à la rencontre d'un édifice atypique, qui fait partie depuis le 15 décembre 2000 de l'inventaire des Monuments historiques, et auquel ses paroissiens sont profondément attachés .

Quelques traits d'histoire

Tout commence au début du siècle dernier, alors que la ville de Pau connaît une croissance de population importante et que son territoire s'étend rapidement vers le nord. L'évêque de Bayonne, Monseigneur GIEURE (1906-1933) décide alors de créer de nouveaux centres religieux.

Parmi ces nouvelles paroisses, on compte celle de Saint Joseph dont il donne la charge à l'abbé HARISTOY, qui décide de faire construire tout d'abord un édifice très simple, provisoire et qui pourra être transformé selon les besoins de la paroisse.

Deux ans de travaux (1913-1915) donnent naissance à un bâtiment rectangulaire de 30 x 10 m et qui est aujourd'hui l'actuel presbytère.


Puis en 1926, on inaugure la salle patronale et le presbytère. 





Malheureusement, en 1932, l'abbé Haristoy fatigué par le manque de moyens et une longue maladie donne sa démission et est remplacé par l'abbé SURCE.

Ce nouvel abbé, au caractère bien trempé va profondément marquer l'histoire de cette petite paroisse. Malgré la crise qui frappe l'économie mondiale, l'abbé Surce décide de construire un édifice définitif, il ouvre donc une souscription pour la future église. Petit à petit, et grâce à de généreux donateurs, un comité de construction de l'église Saint Joseph se constitue.

En 1933, l'argent réuni permet d'acheter le terrain. En 14 mois, l'église est construite ( 21 août 1934 - 27 octobre 1935 ). Les plans de l'église sont réalisés par le gendre du maréchal Joffre, l'architecte Jacques LAFFILEE, qui est spécialisé dans la construction d'églises.

On retrouvera d'ailleurs, une autre église de Laffilée, semblable en bien des points à Saint Joseph, à Ribérac, en Dordogne.

L'église de Ribérac

Le style romano byzantin de Saint Joseph allie à la fois tradition, de part son architecture qui rappelle les églises byzantines comme Sainte Sophie de Constantinople, ainsi que des églises romanes comme Saint Front de Périgueux, et la modernité par les matériaux qui la composent ( béton, ciment armé ).

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Les curiosités de Saint Joseph


L'autel
: taillé dans le beau marbre de la carrière du plateau du Benou, il est disposé face au peuple. Or, lors de la construction de l'édifice, c'est-à-dire 30 ans avant le Concile Vatican II, les prêtres célébraient le dos tourné au peuple. Cette véritable innovation liturgique nous révèle, une fois de plus, le caractère plus que déterminé de l'abbé Surce ...


La colombe
: l'église Saint Joseph était dotée d'un mécanisme tout à fait rare et étonnant. Au dessus de l'autel, vous pouvez apercevoir une colombe qui est en fait une "colombe eucharistique". Au moment de l'Eucharistie, cette colombe, actionnée par un mécanisme caché dans la voûte, descendait comme du ciel pour se poser au centre de l'autel. Le prêtre n'avait plus qu'à ouvrir la colombe car c'est en elle qu'étaient conservées les hosties.


La mosaïque
: la mosaïque située au fond du choeur, représentant la Sainte Famille au retour d'Egypte, a été réalisée par les frères MAUMEJAN, spécialisés dans les vitraux et la céramique.
 





Régionalisme
: si vous observez avec attention les chapiteaux des quatre colonnes qui supportent la coupole, vous y découvrirez de drôles d'animaux qu'il n'est pas rare de rencontrer en Béarn : le mouton, l'isard, le renard et le sanglier.



  


Les statues
: les statues qui se situent dans la chapelle de la Vierge ont été réalisées par Ernest GABAR, célèbre sculpteur béarnais ( La femme au puits ).



 


Dans la chapelle Saint Joseph, faisant le pendant de ces deux statues, se trouvent deux oeuvres réalisées par Anne-Marie ROUX-COLAS.
 





 

 

Quelques autres détails






 










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L'inauguration


Le 27 octobre 1935, Monseigneur Houbaut inaugure l'église Saint Joseph













En 1945, Monseigneur Terrier bénit la cloche
 




et en 1951, il bénit les deux premières cloches électroniques




Prêtres et célébrations





Procession de communion






 

Avec l'abbé SURCE, curé de 1932 à 1956, à qui l'on doit l'église actuelle et qui est enterré à l'extérieur derrière le choeur, d'autres curés ou vicaires ont animé la communauté paroissiale :

l'abbé Gramont, prêtre âgé qui habitait av. J. Sarrailh

l'abbé Salomon, vicaire qui est ensuite parti à Beau Frêne

l'abbé Georges Saubat, vicaire jusqu'en 1956

l'abbé Dumarchand, vicaire (il a assuré jusqu'en 1963 : arrivée du nouveau curé)

l'abbé Bourdet, vicaire

l'abbé Durruty, curé en 1963

l'abbé Desbois, vicaire en 1963

l'abbé Berrotte, curé en 1969

l'abbé Mimiague, vicaire

l'abbé Bégué, prêtre coopérateur

l'abbé Dufourcq, curé en 1976

l'abbé Lahon, vicaire

l'abbé Aguerre, prêtre coopérateur

l'abbé Monsempès, curé en 1987

l'abbé Harriet, vicaire en 1988

l'abbé De Laforcade, vicaire en 1995

l'abbé Pucheu, curé en 1998

l'abbé Campagnes, vicaire en 2001

Les abbés Possompès et Bonin ont aussi été actifs à l'aumônerie qui a son local à droite dans le presbytère actuel.



La nouvelle paroisse

du Christ Sauveur

 

Le 24 novembre 2002, les paroisses ont été regroupées et désormais, la paroisse du Christ Sauveur regroupe les Eglises Notre Dame, Saint Charles, Saint Joseph, Saint Jacques et Saint Martin.

Les premiers curés , in solidum, de la paroisse ont été les abbés Dufourcq, Harrambillet (modérateur) et Pucheu.

 




En janvier 2003, Monseigneur Pierre MOLERES érige, en l'église Saint Martin,
la nouvelle paroisse avec la triple mission de


ANNONCER
 



CELEBRER
 



et SERVIR
 




 

 


Désormais, on parle du Relais Saint Charles-Saint Joseph,

du Relais Notre Dame et du Relais Saint Jacques-Saint Martin.


Mais à partir du 26 septembre 2010,
la paroisse n'a plus qu'un seul curé, l'abbé Jean-Jacques Dufau.
 

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