Eglise Notre Dame


                                    

Soyez les bienvenus dans l'église NOTRE DAME de Pau qui a fêté ses 75 ans en 1988. A cette occasion M. Pierre Frouté nous a rappelé l'histoire de cette église et de sa communauté paroissiale, que nous allons vous conter.
Mais tout d'abord, le curé de l'époque, Frère Pascal Gaye, frère prémontré, tient à vous offrir un mot d'accueil, qui reste d'actualité aujourd'hui encore :

« C'est remplis de reconnaissance et de joie que nous avons entrepris la célébration des 75 ans de notre communauté paroissiale.

Action de grâce pour ceux qui, pendant plusieurs années, ont courageusement, opiniâtrement, travaillé, combattu pour élever les murs de notre église et de ses dépendances.
Action de grâce pour ceux qui ont ensemencé le terrain, prêtres et laïcs, pour qu'une véritable communauté naisse et grandisse dans la connaissance du Seigneur et devienne missionnaire.
Espérance pour tous ce que nous essayons de vivre aujourd'hui sous des formes différentes mais dans une même recherche et, souhaitons-le, avec le même courage.

J'aime Notre Dame : Marie m'y a donné bien des signes de sa présence maternelle ...
Vous qui y vivez, vous qui y passez, regardez-la dans cette statue qui veille sur nous :

elle nous donne Jésus pour que nous le portions aux autres.
Confiez-lui vos peines et vos joies, vos lassitudes et vos découragements. Elle est la Mère qui peut tout. »

                                   

Notre Dame dans la ville de Pau :

Tous les Palois connaissent l'église Notre Dame implantée au carrefour du boulevard Alsace Lorraine, des rues Emile Garet et Jean-Jacques de Monaix.
Elle a été construite au bord d'une propriété à usage agricole, terrain à bâtir idéal pour laisser toute liberté au maître d'oeuvre.
La statue de la Vierge Marie portant sur son épaule l'Enfant Jésus, les bras levés dans un geste de protection divine, qui couronne le clocher rappelle la proximité de Lourdes. Toute église est lieu de rassemblement pour la prière, mais toute paroisse est une communauté de catholiques, vivant sur un territoire bien délimité qui, sur le plan urbain, correspond souvent à un quartier.

A l'origine, la ville de PAU comprenait deux paroisses : SAINT MARTIN, la plus ancienne, et SAINT JACQUES correspondant respectivement au Nord et au Sud de la cité. Le quartier du Hameau avait sa petite chapelle et son cimetière, mais dépendait de la paroisse Saint Jacques, lorsqu'en 1903, l'évêché décida de l'ériger en paroisse SAINT JEAN-BAPTISTE, lui accordant ainsi une autonomie de droit.
A partir de 1906, la ville de Pau subit une augmentation sensible de sa population qui passe de 35 044 habitants à 37 149 habitants en 1911. Les autorités ecclésiales sont donc amenées à repenser l'organisation paroissiale de la ville et l'année 1913 voit la création de deux nouvelles paroisses : SAINT JOSEPH à l'Ouest et NOTRE DAME à l'Est, correspondant aux zones extérieures du tissu urbain.
Monseigneur GIEURE décida la création de la paroisse NOTRE DAME de PAU par l'ordonnance du 15 août 1913.
Le 14 septembre 1913, eut lieu la première réunion paroissiale dans l'ancienne chapelle des Franciscains, située à l'angle de la rue Michel Houneau et Saint François d'Assise. La première messe fut célébrée ce jour à 10 heures en présence du curé de Saint Jacques, le chanoine GALHARRET.

Actuellement, après la création des paroisses Ste Bernadette et Ste Thérèse en 1958, puis St Vincent de Paul et St Pierre, les limites de la paroisse sont avenue Baradat, rue Carnot, rue Palassou, rue Jean Réveil, rue Lespy, rue Carrérot, rue Bonado, avenue Edouard VII, avenue du général de Gaulle, avenue du général Leclerc, avenue Ridgway, impasse des Lilas, avenue de Buros, avenue du Loup.

Georges SALLABERRY, dans son étude parue dans "La Bonne Nouvelle" bulletin paroissial en 1976, a relevé ses limites et fait apparaître que le territoire paroissial ressemble à une truelle : quel plus beau symbole lorsqu'on connaît la somme d'efforts dépensés pour sa construction tant matérielle que spirituelle !


Monseigneur Campo, fondateur de la paroisse :

Le premier curé de la paroisse Notre Dame fut l'abbé Raymond CAMPO, dont le portrait en mosaïque, oeuvre de M. ANGELLI, orne la façade du presbytère-prieuré.

Né à Lescar le 3 août 1866, ce béarnais de pure souche est ordonné prêtre le 12 juillet 1891. Nommé successivement vicaire à Sauveterre de Béarn en 1891, puis à Saint Jacques en 1895, il devient le chapelain du Hameau de Pau en 1903, assurant par la suite les fonctions de curé de la nouvelle paroisse Saint Jean Baptiste. Son action d'évangélisation, son dynamisme pour mener à bien le remplacement de la modeste chapelle par une véritable église sont reconnues par les autorités ecclésiastiques. C'est tout naturellement qu'en 1913, elles confient à l'abbé CAMPO la charge de curé de la paroisse Notre Dame. Nommé en 1929 chanoine honoraire, il reste à la tête de cette paroisse jusqu'à sa mort le 7 décembre 1956.

Pour le récompenser d'avoir consacré sa vie à cette paroisse et plus particulièrement à la construction de l'église, sa nomination, le 5 octobre 1955, en tant que "Prélat Domestique de Sa Sainteté", par le Pape PIE XII,  lui confère l'appellation honorifique de "Monseigneur".

"Le Prêtre qui fonde", "le Prêtre qui bâtit", voilà ce qu'a été Monseigneur CAMPO, pour reprendre une phrase de l'homélie prononcée par Monseigneur TERRIER lors de ses obsèques le lundi 10 décembre 1956. Sa forte personnalité a marqué la vie religieuse paloise. C'était un bâtisseur d'église mais également un homme de prière attentif aux besoins spirituels de ses paroissiens. Pendant 43 ans, Monseigneur CAMPO fut le pasteur de ce quartier qui lui doit plus spécialement la construction de l'Eglise Notre Dame.

Monseigneur CAMPO assuma pendant la Grande Guerre les fonctions, combien lourdes et délicates, d'aumônier de l'annexe de l'hôpital militaire installé dans la Villa Ridgway",allée de Morlaàs. Son dévouement à l'égard de ces jeunes gens blessés au front pour défendre leur patrie et la liberté, lui valut l'attribution de la Médaille de Guerre de la Croix Rouge Française et la Palme d'Or de la Reconnaissance Française.

La poursuite de son action a été ensuite assurée par l'abbé DUFOUR (1957-1972), l'abbé DEÜ (1972) et depuis 1973, par l'abbé GAYE, devenu en 1983, avec la Fondation d'une communauté de Prémontrés, frère Pascal GAYE.


La construction de l'église Notre Dame de Pau :


Jusqu'en 1920, les offices de la paroisse eurent lieu à la chapelle des Franciscains, puis à la chapelle du Bon Pasteur jusqu'en 1923, enfin dans un baraquement à l'emplacement de l'église actuelle. Cette situation était provisoire, et en 1921, la construction d'une église paroissiale s'est avérée nécessaire pour satisfaire aux besoins de la communauté.
Dans la publication "La Voix de Notre Dame", le projet comporte cinq grandes options :
- construction d'une église consacrée à Notre Dame, et plus spécialement à Notre Dame de Lourdes ;
- construire le plus rapidement possible un espace où pourraient se dérouler les cérémonies religieuses ;
- construire un édifice dont la décoration intérieure serait confié à des artistes et artisans locaux ;
- construire un clocher digne des autres églises paloises ;
- construire un presbytère pour le logement des curés et des vicaires.
Programme ambitieux dont la réalisation demandera plusieurs années car son financement sera assuré entièrement par des dons individuels. A cet effet, le premier appel de fonds est publié dans le numéro de janvier 1921 de la "Voix de Notre Dame" et M. le curé est le premier souscripteur. Un livre d'or est ouvert pour l'inscription des dons les plus importants. 


                                                         Listes des donateurs



Le terrain d'implantation, d'une superficie totale de 3 188 m2, appartenait à l'origine à l'abbé CAMPO, qui l'avait acquis à titre personnel. L'abbé CAMPO a ensuite attribué à titre gratuit ces terrains avec les constructions qui y étaient édifiées (église et presbytère) à l'Association Diocésaine de Bayonne.

Le projet architectural établi par M. POEYLAU (1861-1936), architecte à Pau est affiché à la porte de la chapelle des Franciscains. Ce projet comptait une nef avec transept, un choeur comportant une abside et deux absidioles, un clocher imposant. Les photographies de la maquette laissent supposer que l'architecte s'était inspiré de l'ensemble de la cathédrale de Lescar, toute proportion et modestie gardées.
La seconde guerre mondiale et ses conséquences économiques ne permirent pas de construire le choeur initialement prévu.

La longueur totale de l'édifice actuel, y compris le porche, est de 45 m, la hauteur de la nef est de 16 m, celle des bas côtés de 11,50 m. La largeur totale du transept est de 28 m, celle du nouveau choeur est de 12,50 m, et celle de la nef, avec les bas côtés, de 21 m.




Construction de la nef :

Cette construction durera huit ans (mars 1921-avril 1929). Les travaux commencent le 1er mars 1921. C'est dans l'après midi du 24 juillet 1921, que Monseigneur GIEURE, évêque de Bayonne, bénit la première pierre de l'église en présence des autorités religieuses et civiles, dont le maire de Pau, M. Gaston Lacoste.
Le 15 août 1922, la première messe est célébrée "dans les murs" de la nouvelle église sous un ciel bleu.
L'ossature métallique de l'édifice est construite dans les ateliers de la Société d'Entreprises Industrielles à Pau. La toiture est pratiquement terminée en janvier 1923, cependant que se poursuit la construction du gros oeuvre successivement par les entreprises GAMGRAND et GANCHOU. Le transept est fermé en attendant la future construction du choeur, mais un socle est prévu pour l'installation d'une statue de la Vierge au dessus de l'autel principal. Pendant plusieur années, le tableau de Notre Dame de Pau par Joseph CASTAING fut placé à cet endroit, présidant toutes les cérémonies.

                                        

Parallèlement, est engagée l'acquisition d'une cloche. En avril 1922, est agréée une demande présentée auprès de l'armée pour obtenir 600 Kg de bronze, constitués par des débris d'obus de la fin de la première guerre mondiale, en dépôt à l'arsenal de Tarbes. Le fondeur sera M. DENCAUSSE à Tarbes, qui la livrera en janvier 1923. Cette cloche haute de plus d'un mètre pèse 530 Kg sans le joug ni le contrepoids et donnera le "sol" de la gamme actuelle. Son nom est "Victoire", ses parrains MM. René et Charles SAINT GUILHEM dont le père a été tué durant la Grande Guerre et la marraine, Mme E. MUNROE-RIDGWAY qui a perdu son fils unique dans le conflit.
Monseigneur l'évêque l'a bénie le 7 janvier 1923 et la cloche est placée le jour même dans un abri provisoire construit au sommet Est de l'église. Six mois après, le dimanche 28 mai 1923, a lieu la bénédiction solennelle de la nouvelle Eglise paroissiale par M. le chanoine GAILHARRET, curé de Saint Jacques, délégué de Monseigneur GIEURE, évêque de Bayonne. D'après un article du "Patriote des Pyrénées" les 29-30 mai 1923 relatant cette cérémonie, la nouvelle église est "grande, haute, égayée par sa voûte bois, claire et aérée, en quelque sorte, par ses piliers à jour".

En février 1927, les travaux de la voûte sous les tribunes sont achevés et ceux de la tribune avec sa balustrade de pierres d'Angoulême en mai de la même année. Restent le revêtement des piliers et la mise en place de la voûte, sous la direction de M. FABRE, spécialiste parisien. En 1929, pour la fête des Rameaux, les piliers sont recouverts et la voûte est terminée. En 1930, les murs extérieurs sont crépis par l'entreprise GANCHOU.

La nef et le transept n'ont plus qu'à recevoir les décorations intérieures.

Construction du clocher et ornementation extérieure :

Haut d'une cinquantaine de mètres, il fut érigé en 1936 par l'entreprise paloise LEGRAND sous la direction des architectes Julien BARBIER et Henri-Hector WIART, selon une inspiration romane revue et corrigée à la mode géométrique des années 1930.
Le clocher abrite actuellement un carillon de dix cloches, commandé électroniquement.

La Vierge à l'Enfant, en haut du clocher, est d'Ernest GABARD, elle mesure 7m50 et pèse 17 tonnes. Elle présente l'originalité de porter l'Enfant Jésus à droite. On retrouve un modèle réduit de cette statue dans le choeur.

                            

Ernest GABARD a aussi sculpté les deux tympans des portes d'entrée : "L'Assomption " et "L'Annonciation ", ainsi que les deux statues de "St Michel " et "St Louis IX ", de part et d'autre du clocher.
Quant à la statue de "Jeanne d'Arc Pacificatrice ", qui se trouve sur le parvis, elle est l'oeuvre de Maxime REAL DEL SARTE.

L'ornementation intérieure :

L'abbé CAMPO tint à ce que ce soit l'oeuvre d'artistes locaux : le sculpteur palois Ernest GABARD, les maîtres-verriers Pierre ARCENCAM et ceux de la société MAUMEJEAN, le peintre Joseph CASTAING, l'ébéniste Eugène SOUVERBIE et le Toulousain Pierre PUGET pour le grand orgue.
Par contre, malgré les recherches, il n'y a aucune précision sur l'origine du Crucifix du XVIIe siècle, le ou les donnateurs ayant souhaité conserver l'anonymat.

 


C'est encore au sculpteur Ernest GABARD que l'on doit
les deux béniters

 
Cet ange au visage serein tient dans ses deux mains une coquille St Jacques rappelant les pélerinages de St Jacques de Compostelle, cher à notre Béarn.

                      
St Michel terrassant le démon et montrant du doigt la vasque placée sur ses deux ailes pour dire aux fidèles les vertus de l'eau sainte et purificatrice.


le bas-relief de "L'Eucharistie ", issu d'un autel disparu




et le "Chemin de Croix ", joyau de cet ensemble où seuls les visages, les regards et les mains expriment le drame de la Passion du Christ. M. Philippe COMTE, conservateur du Musée des Beaux Arts de Pau, avait dit que dans cette œuvre « l'attention se concentre sur la figure du Christ, sans qu'aucun détail encombrant n'en vienne distraire le regard... »
Il fut béni le 11 novembre 1934 par le R.P. BASILE. Mais sa complète réalisation s'est échelonnée sur sept ans, de 1932 à 1938. 

       

       

       

       

       

       

       


Les vitraux visibles actuellement ont été réalisés à Hendaye par l'atelier MAUMEJEAN de 1924 à 1933. Ils sont consacrés pour l'essentiel aux mystères du Rosaire qui évoquent les évènements marquants de la vie de la Vierge Marie avec :

♦  Les mystères joyeux ( à gauche en entrant) :

 

 

                                        

♦ Les mystères douloureux (en face) :

 

 

                                        


♦ Les mystères glorieux :
Dans la rosace du chœur, on peut voir le Couronnement de la Vierge Marie au Ciel.
Les autres (L'Ascension et la Résurrection) n'ont pas été réalisés du fait de l'absence de l'abside initialement prévue.

 



La finesse du graphisme et des détails donne à ces vitraux toute leur beauté.
Voici trois détails :

 

                                    

Les vitraux du transept sont d'une facture contemporaine :

 

Inscriptions :
« La France laborieuse de la Paix » : Travaillez et peinez, venez à moi, je vous soulagerai.
« La France douloureuse de la guerre 1914-1918 » : Le meilleur moyen de pratiquer la charité, c'est de donner sa vie pour ceux que l'on aime.


Les autres vitraux, y compris ceux des fonts baptismaux, trahissent l'influence des XIIIe et XVIe siècles.

                                        

Les oculi de la nef sont occupés par des anges musiciens ou à phylactères glorifiant Dieu dans le ciel.

                   

Les vitraux de Pierre ARCENCAM sont actuellement masqués par le mur du clocher et par l'orgue.

 


Dans tous ces vitraux très colorés de l'église, on peut remarquer les dominantes rouges et bleues.
« La Clarté est le Christ », Dieu est « la Lumière des lumières ». Ainsi s'expriment les Evangiles. Les vitraux ont été au Moyen Âge « la Bible des humbles ». Ceux de cette église déroulent en couleurs le film des évènements marquants de la vie de la Vierge Marie. Monseigneur CAMPO avait voulu matérialiser sa dévotion particulière à la Mère du Christ.


Le mobilier

Les confessionnaux dont les sculptures ont servi de modèle pour les autres meubles, les stalles, les lutrins, les pupitres, les sièges ont été fabriqués par l'artisan local SOUVERBIE de la rue Castetnau à Pau.
La qualité des bois, la finesse des sculptures, la variété des thèmes, leur intégration dans chaque meuble et l'unité de l'ensemble montrent le soin apporté pour offrir à la paroisse des pièces uniques.
Lors de la rénovation de l'église en 1982, confiée à l'architecte palois Jean-Paul FELIX, tout le chœur fut donc adapté à la nouvelle liturgie, et l'harmonie de l'église n'est que plus propice à la prière.

 

            



 

 

                         

 


Le Grand Orgue

Il a été inauguré le jour de la fête de Jeanne d'Arc le 13 mai 1932, par le chanoine LASSERRE, vicaire général et représentant de Mgr GIEURE, Evêque de Bayonne.
Les premiers à se succéder au clavier sont M. l'abbé LACOUMETTE et M. CAPDEVILLE.
Construit par M. PUGET, facteur d'orgues à Toulouse, il n'était pas mécanique mais pneumatique, le système étant basé sur le principe de l'air comprimé (d'où retard et lourdeur...)
Il comportait 3 claviers mais, inachevé, il ne pouvait donner toute la richesse des 40 jeux initialement prévus.
Néanmoins, le 23 mai 1943, un grand concert réunit 800 à 900 personnes. Il fut donné, en présence de Mgr VANSTEENBERGHE, évêque de Bayonne, par le Maître Marcel DUPRE, Grand Prix de Rome, Directeur de la chaire d'orgue au Conservatoire de Paris et organiste titulaire de St Sulpice à Paris.

M. PESCE, facteur d'orgues à Pau, commence à le rénover en 1970, mais ce n'est qu'en 1979 qu'une opération de reconstruction complète put être engagée et réalisée par les frères PESCE, sous la direction de Pierre De Gelas, organiste titulaire. Et tout ceci, grâce aux dons des paroissiens, à des crédits accordés par la ville de Pau (dont l'aide continue et contribue à la rénovation des vitraux) le Ministère de la Culture et le Conseil Général.
Le concert inaugural eut lieu le 24 octobre 1981, sous la présidence de M. le Député-Maire de Pau André LABARRERE, avec le concours de M. Jean GUILLOU, titulaire du Grand Orgue de l'église Ste Eustache à Paris.
Depuis, d'autres grands concerts ont été particulièrement appréciés des mélomanes palois.

          



Après cette visite, et peut-être cette découverte grâce, en grande partie, aux écrits de M. Pierre FROUTE, il ne reste plus qu'à venir s'imprégner de cette chaleur des couleurs, de cette lumière et de ce climat de paix qui s'en dégage et... se laisser aller à la contemplation ou... à la prière. 
Alors, avec tous ces anges musiciens ou ces autres personnages qui "habitent" l'église et qui veillent, une louange, une action de grâce montera vers Dieu... 

                         

 

 

                                   

                                    

 Mon âme exalte le Seigneur,
 Exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
 Il s’est penché sur son humble servante ;
 désormais tous les âges me diront bienheureuse.
 Le Puissant fit pour moi des merveilles :
 Saint est son nom !
 Son amour s’étend d’âge en âge
 sur ceux qui le craignent.
 Déployant la force de son bras,
 il disperse les superbes.
 Il renverse les puissants de leurs trônes,
 il élève les humbles.
 Il comble de biens les affamés,
 renvoie les riches les mains vides.
 Il relève Israël, son serviteur ;
 il se souvient de son amour,
 De la promesse faite à nos pères,
 en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais.
 Gloire au Père, et au Fils,
 et au Saint-Esprit,
 Maintenant et à jamais,
 dans les siècles des siècles. Amen.


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