Bénédiction de l'orgue de Saint Joseph (Vidéo)



Fête de l'Epiphanie, mais aussi fête pour les paroissiens de Saint Joseph
et pour tous ceux qui aiment la musique et les nombreuses nuances des grandes orgues.



La restauration, commandée par l'ancien curé, M. l'abbé Pucheu,
et financée grâce à la générosité des paroissiens, a été effectuée
grâce au talent de facteur d'orgue des frères Pesce et de leurs artisans.
Une longue et minutieuse restauration qui a eu son lot de surprise
avec, en particulier, la nécessité de changer le sommier
et de le monter à la tribune !

 

 

L'abbé Louis Pucheu a donc été invité à venir bénir ces grandes orgues de Saint Joseph.
Une grande joie pour lui, car il n'avait pas eu l'occasion de les entendre
depuis la fin des travaux, et pour les paroissiens heureux de cette rencontre.

Célébration



Même si au début, l'orgue était muet,
avec l'aide de Jacques, l'un de nos organistes, de la chorale paroissiale,
et de l'assemblée, la célébration a été très belle du début à la fin.
Le rituel de la bénédiction des orgues est très émouvant,
avec ses invocations suivies d'improvisations dans le sens des intentions,
qui font redécouvrir toutes les possibilités de cet instrument,
mais aussi, son rôle d'accompagnement de tous les grands moments de la vie,
moments heureux ou malheureux, fêtes liturgiques...

 

Dieu, qui a rendu l'homme capable d'exprimer par la musique sa joie et sa peine,
nous te prions : daigne bénir cet orgue grâce auquel nos cœurs et nos voix
seront davantage unis pour te célébrer.
Daigner aussi bénir tous les musiciens qui le feront sonner :
que ton Esprit les inspire afin qu'ils rendent gloire à ton nom
et soutiennent le chant de l'assemblée.
Et comme cet instrument ne fournit qu'une seule musique
à partir de la multitude de ses tuyaux et de la richesse de ses timbres,
fais de tous les membres de l'Eglise un seul peuple,
le Corps de ton Fils, lui qui règne pour les siècles des siécles. Amen

 



Eveille-toi, orgue, instrument sacré,
entonne la louange de Dieu, notre créateur et notre Père.

 

Orgue, instrument sacré,
célèbre Jésus notre Seigneur, mort et ressuscité pour nous.

Orgue, instrument sacré,
chante l'Esprit Saint qui anime nos vies du souffle de Dieu.

Orgue, instrument sacré,
élève nos chants et nos supplications vers Marie, la mère de Jésus.

Orgue, instrument sacré,
fais entrer l'assemblée des fidèles dans l'action de grâce du Christ.



Orgue, instrument sacré,
apporte le réconfort de la foi à ceux qui sont dans la peine.

Orgue, instrument sacré,
soutiens la prière des Chrétiens.

Orgue, instrument sacré,
proclame Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.



Que le Seigneur, qui est digne de toute louange, vous accorde de le chanter sur terre,
de bouche, de cœur, et par toute votre vie, et qu'il vous donne
de chanter au ciel le cantique nouveau, éternellement.

On peut alors chanter la Gloire de Dieu.





Les textes nous ramènent à la fête de l'Epiphanie.
Livre d'Isaïe (60, 1-6)
« Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue ta lumière et la gloire du Seigneur »
Psaume 71

 

Lettre de Saint Paul Apôtre aux Ephésiens (3, 2-6)
« Le mystère du Christ, Dieu l'a révélé maintenant par l'Esprit, c'est que, grâce à l'Evangile,
les païens sont associés au même héritage , au même corps, dans le Christ Jésus
»



Evangile selon Saint Matthieu (2, 1-12)
« Où est le roi des juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile ... »





Abbé Louis Pucheu (petit extrait)
Le décor est planté : d'un côté le roi Hérode et de l'autre les mages venus de l'Orient...
Mais avec le roi Hérode, nous ne sommes pas simplement en face d'une figure historique,
mais en face d'une représentation de la vie, de l'importance des premières places
et du pouvoir que nous retrouvons encore aujourd'hui autour de nous...
Nous pourrions dire, ce matin, Hérode est autour de nous, Hérode est en nous.
Hérode montra le chemin aux mages mais ne l'emprunta pas. Indiquer un chemin...
sans l'emprunter soi-même a généralement des conséquences fatales. Hérode est en nous.
Hérode interrogea les sages... mais il ne prit pas au sérieux leurs réponses.
Il y a 50 ans, le Concile Vatican II a attiré l'attention de l'Eglise sur la nécessité impérative
d'écouter les hommes, les femmes : leurs questions, leurs suggestions, leurs demandes...
Hérode est en nous si nous ne prenons pas au sérieux les questions qui nous sont adressées.



Les mages... Ils sont avant tout les symboles de l'ouverture aux autres et au monde.
Ce sont des gens qui cherchent, qui écoutent, qui regardent, qui se mettent en route...
C'est le devoir de notre vie que de chercher Dieu,
d'interroger tous ceux que nous rencontrons sur le chemin à suivre...



Dieu est parmi nous. Il est notre guide le plus précieux.
Il allume une lumière dans nos nuits d'angoisse pour éclairer nos routes et nous réconforter.
Alors n'est-il pas temps de se lever ? N'est-il pas urgent de reprendre la route ?
Ne me dites pas que vous n'avez rien à offrir à Dieu, que vous êtes pauvre et sans pouvoir.
Vous avez un cadeau précieux, inégalable et que personne ne pourra vous prendre :
vous-même...
Si vous voulez continuer à être des chercheurs de Dieu, levez-vous et venez à sa rencontre.



De leur côté, les plus petits découvrent, chaque dimanche un peu plus,
la vie de Jésus grâce à une équipe de jeunes parents dynamiques et attentionnés.

 

 

 

Les enfants suivent aussi l'étoile, à leur mamière,
grâce à cette petite flamme que leurs parents, leur famille, ont aussi allumé en eux.

 





A la fin de la célébration, c'est avec beaucoup de chaleur et de délicatesse,
que l'abbé Dominique Nalis a présenté, accueilli et remercié tous ceux qui ont œuvré
à la restauration de l'orgue, ceux qui l'ont animé et continue de le faire : tous les organistes
sans oublier la jeune génération, tous ceux qui ont participé à cette très belle célébration
et tous les paroissiens pour leur générosité.





Monsieur Pesce, au nom de tous ses collaborateurs.

 

Geneviève Paybou, 42 ans au clavier de l'orgue !







L'Abbé Louis Pucheu en a rappelé quelques péripéties...



La joie et les mercis de l'assemblée ont alors répondu à ceux de Dominique.

 


Le verre de l'amitié

Autour de la galette des rois, après la messe ou après le concert de l'après-midi,
la fête s'est prolongée avec le plaisir de certaines retrouvailles
et celui de partager avec les organistes et tous ceux qui ont contribué à cette fête.

 

 

 

 

 


Le concert

Eric Saint Marc et Bruno Saba aux grandes orgues
Eric, Bruno et Jacques Foueillassar dans le chœur
avec Isabelle Pagnoux et Laetitia Saba, les deux sopranes,
de l'orgue, du chant accompagné à l'orgue et du chant a capella,
quel bonheur !

Une petite vidéo, à la fin (17mn), vous fera partager un peu de ce bonheur.



 

Après une présentation de l'orgue, Eric a introduit chaque morceau
en faisant découvrir, pour les non-initiés, les auteurs et les particularités,
voire même les anecdotes, comme celle de l'étoile...



... Théodore Dubois a voulu montrer l'étoile, dans sa « Marche des Rois ».
Un simple crayon qui coince une touche a suffi, ce qui, a l'époque, avait sucité la critique !

 

Des solos, des duos, quatuors et même un quintet a capella, un bien beau programme !

 







C'est une vraie ovation qui a ensuite salué ces artistes de talent qui nous ont régalés.



Vidéo
avec de courts extraits de :

Gesu Bambino de Pietro Yon (1885-1943)
Ô come, ô come, Emmanuel de David Willcoks (1919)
et de Nicholas Jacksons (1986) pour son prélude
Fugue de Jean-Sébastien Bach (1685-1750)
Noël Nouvelet de Jehan Alain (1911-1940)
et de William Lloyd Webber (1914-1982) pour son prélude
Lully, Lulla, Lullay de Philippe Stopford (1977)
Marche des Rois de Théodore Dubois (1837-1924)
De matin ai rescuntra lou trin de Georges Bizet (1838-1875)
Seigneur, tu fais merveille de Georges Bessonet (1953)
Suite in stile antico d'Enrico Pasini (1935) (qui montre différentes sonorités)
Fantaisie de Camille Saint-Saëns (1835-1921)


Orgue St Joseph 08-01-2012 par SF-pau-64

Pour les orgues de Saint Michel, le 5 février est aussi une date importante
avec sa bénédiction accompagnée du Petit Choeur de Saint Michel.



Retour en haut de page