Bourdon et flèche de Saint Jacques

Le 8 décembre 2011 restera un moment mémorable 

pour notre paroisse et pour la ville de Pau.

L'église, défigurée par la tempête de 1999, avait perdu ses flèches de pierre en 2000. Elle était aussi devenue silencieuse depuis plusieurs mois en raison d'une longue et délicate restauration financée par la municipalité paloise et la souscription faite auprès des habitants.
Des panneaux très ludiques avait sensibilisé la population, afin de faire découvrir ou redécouvrir ce monument important du patrimoine palois.



Dès 9h le matin, la foule était nombreuse à se rassembler pour assister à l'évènement :
la bénédiction du bourdon et sa montée jusqu'au clocher.

Des enfants s'étaient joints à elle : 5 classes de l'école Saint Maur, 2 de l'école Saint François d'Assise et 2 du collège Jean Monnet.
C'est avec beaucoup d'émotion que les personnes présentes ont vécu ce moment important. Voir la vidéo (2 mn) à la fin de la page.



Pour les artisans, comme pour la mairie, le moment était aussi important.
C'est l'abbé Jean-Jacques Dufau qui a eu l'honneur de bénir le bourdon de 6 tonnes.





« Comment l'appelez-vous ? - Cécile »









La foule ravie attendait patiemment le moment où Cécile allait offrir à nouveau son "si bémol", ce qui ne tarda pas.







C'était très interessant d'apprendre, avant de le voir monter, que sa restauration, faite à Ibos, n'avait pas modifié son mécanisme à couteaux, assez rare de nos jours, et qui demande une très grande précision. C'est l'occasion de dire un immense bravo à tous ces artisans compagnons qui font un travail remarquable, on le verra un peu plus bas avec la flèche. Bravo aussi aux grutiers et à tous ceux qui ont travaillé sur ce chantier et vont continuer.

Il est maintenant temps de le voir rejoindre son clocher.







Le sourire, à l'arrivée, de celui qui réceptionne le bourdon fait plaisir ! Et il est partagé...
même si chez les enfants, c'est l'étonnement qui est premier.



♦ Deuxième étape : la première flèche

(pour la deuxième et le carillon il faudra attendre juin 2012)







C'est un vrai travail d'artiste qui a permis de construire cette nouvelle flèche, où la couverture de zinc recouvre une charpente admirable sur 22 m de hauteur. Plus légères (20,50 tonnes) que les anciennes flèches en pierre, les nouvelles flèches s'adaptent mieux et résisteront mieux sur les tours fragilisées.





Chacun des corps de métier s'est exprimé sous les applaudissements des personnes rassemblées : grutier, tailleur de pierre (pour démonter les bases des flèches restantes), ébéniste, zingueur sans oublier les spécialistes des échaffaudages... Une reconnaissance bien méritée !



Après les dernières mises au point, la flèche peut décoller, lentement et parfaitement guidée.








Une montée très surveillée et parfaitement réussie, pendant laquelle tous les regards n'avaient qu'un objectif et où bien des cœurs ont vibré.









Désormais, la nouvelle flèche se dresse fièrement au-dessus de la ville.