Jubilé de la Miséricorde - Catéchèses du Pape

En cette année de la Miséricorde, retrouvez dans cette page
les messages et les catéchèses de notre pape François.

Voir aussi le texte du pape pour « les 24 heures du pardon »

(Tous sont imprimables - format PDF en cliquant sur la photo qui suit
à l'exception de ceux qui sont complets
)

Vous pouvez aussi voir de petites vidéos de « Retraite dans la ville » sur les
7 ŒUVRES DE MISÉRICORDE CORPORELLES au quotidien, à la lumière de l'Évangile
et lire, au même endroit, les textes illustrant les
7 ŒUVRES DE MISÉRICORDE SPIRITUELLES

 

34 - « Invitation à la conversion »

 
(Mercredi 7 septembre 2016)

« L’intention de l’évangéliste est de nous faire entrer plus profondément dans le mystère de Jésus, pour saisir sa bonté et sa miséricorde...
Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour punir les pécheurs ni pour éliminer les méchants. Il leur adresse au contraire l’invitation à la conversion afin que, voyant les signes de la bonté divine, ils puissent retrouver le chemin du retour. Comme le dit le Psaume : « Si tu retiens les fautes, Yahvé, Seigneur, qui subsistera ? / Mais le pardon est près de toi, pour que demeure ta crainte » (130, 3-4)...

Nous, chrétiens, croyons dans le Dieu de Jésus Christ, et notre désir est de croître dans l’expérience vivante de son mystère d’amour.
Engageons-nous donc à ne pas élever d’obstacle à l’action miséricordieuse du Père, mais demandons le don d’une grande foi pour devenir nous aussi des signes et des instruments de miséricorde... »

 

33 - « Miséricorde et Foi sauvent »

 
(Mercredi 31 août 2016)

« L’Évangile que nous avons écouté nous présente une figure qui ressort par sa foi et son courage. Il s’agit de la femme que Jésus a guérie de ses pertes de sang (cf. Mt 9, 20-22). En passant au milieu de la foule, elle s’approche derrière Jésus pour toucher un pan de son manteau.  « Car elle se disait en elle-même: “Si seulement je touche son manteau, je serai sauvée” » (v. 21). Quelle foi ! Quelle foi avait cette femme ! Elle raisonne ainsi parce qu’elle est animée d’une grande foi et d’une grande espérance et, avec une touche de malice, elle réalise ce qu’elle a dans le cœur. Le désir d’être sauvée par Jésus est tel qu’il lui fait ignorer les prescriptions établies par la loi de Moïse...

En somme, ce n’est pas le manteau que la femme a touché qui lui a donné le salut, mais la parole de Jésus, accueillie dans la foi, capable de la consoler, de la guérir et de la rétablir dans la relation avec Dieu et avec son peuple. Jésus est l’unique source de bénédiction dont jaillit le salut pour tous les hommes, et la foi est la disposition fondamentale pour l’accueillir. Jésus, une fois de plus, avec son comportement plein de miséricorde, indique à l’Église le chemin à parcourir pour aller à la rencontre de chaque personne, afin que chacun puisse être guéri dans le corps et dans l’esprit et retrouve sa dignité de fils de Dieu... »

 

32 - « Communion et Miséricorde.


La multiplication des pains »


(Mercredi 17 août 2016)

« ... Quand, avec sa compassion et son amour, Jésus nous donne une grâce, nous pardonne nos péchés, nous embrasse, nous aime, il ne fait pas les choses à moitié, mais complètement. Comme ce qui s’est passé ici : tous ont été rassasiés. Jésus remplit notre cœur et notre vie de son amour, de son pardon, de sa compassion. Jésus a donc permis à ses disciples d’exécuter son ordre. Ainsi, ils connaissent la voie à parcourir : rassasier le peuple et le garder uni, c’est-à-dire être au service de la vie et de la communion...

La compassion du Maître n’est pas un sentiment vague, mais il prend vraiment soin de ceux qui le suivent et il se préoccupe de donner à manger à ceux qui ont faim. Mais il fait participer ses disciples à sa compassion. Il doit en être de même pour nous. Les signes que Jésus utilise pour accomplir le miracle sont les mêmes que dans l’Eucharistie qui réalise l’unité de la communauté chrétienne et qui la soutient. Vivre dans cette communion signifie offrir aux autres le signe concret de la miséricorde et de l’attention du Christ qui demande à ses disciples de nourrir son peuple et de le garder dans l’unité.

Que Notre-Dame de l’Assomption intercède pour nous, et qu’elle nous aide à être des instruments de communion et des signes de la miséricorde de Dieu partout où nous vivons. »

 

31 - « Miséricorde et compassion.

 
La Porte Sainte »

 
(Mercredi 10 août 2016)

« Le passage de l’Évangile de Luc que nous avons écouté (7, 11-17) nous présente un miracle de Jésus véritablement grandiose : la résurrection d’un jeune homme. Pourtant, le cœur de ce récit n’est pas le miracle, mais la tendresse de Jésus envers la mère de ce garçon. La miséricorde prend ici le nom de grande compassion envers une femme qui avait perdu son mari et qui accompagne à présent au cimetière son fils unique. C’est cette grande douleur d’une mère qui émeut Jésus et le pousse au miracle de la résurrection.

Au cours de ce Jubilé, ce serait une bonne chose que, en franchissant la porte sainte, la Porte de la Miséricorde, les pèlerins se souviennent de cet épisode de l’Évangile, survenu près de la porte de Naïm. Lorsque Jésus vit cette mère en larmes, elle entra dans son cœur ! Chacun arrive à la porte sainte en apportant sa vie, avec ses joies et ses souffrances, les projets et les échecs, les doutes et les craintes, pour la présenter à la miséricorde du Seigneur. Nous sommes certains que, auprès de la porte sainte, le Seigneur se fait proche pour rencontrer chacun de nous, pour apporter et offrir sa puissante parole consolatrice : « Ne pleure pas! » (v. 13). C’est la porte de la rencontre entre la douleur de l’humanité et la compassion de Dieu. En franchissant le seuil, nous accomplissons notre pèlerinage dans la miséricorde de Dieu qui, comme au jeune mort, répète à tous : « Je te le dis, lève-toi ! » (v. 14)...

La miséricorde est un chemin qui va du cœur aux mains. »

 

30 - « La Miséricorde sans les œuvres


est morte en elle-même »


(Audience jubilaire : jeudi 30 juin 2016)

« ... A cause des mutations de notre univers mondialisé, certaines pauvretés matérielles et spirituelles se sont multipliées : laissons donc place à l’imagination de la charité pour distinguer de nouvelles modalités d’action. De cette façon, la voie de la miséricorde deviendra toujours plus concrète. Il nous est donc demandé de rester vigilants comme des sentinelles pour qu’il n’arrive pas que, devant les pauvretés produites par la culture du bien-être, le regard des chrétiens s’affaiblisse et devienne incapable de tendre vers l’essentiel. Tendre vers l’essentiel. Qu’est-ce que cela signifie ? Tendre vers Jésus, voir Jésus dans celui qui a faim, le détenu, le malade, celui qui est nu, celui qui n’a pas de travail et qui a charge de famille. Voir Jésus dans nos frères et sœurs ; voir Jésus dans celui qui est seul, triste, dans celui qui se trompe et qui a besoin de conseil, dans celui qui a besoin de marcher avec Lui en silence pour se sentir en compagnie. Voilà les œuvres que Jésus nous demande ! Voir Jésus en eux, dans ces personnes. Pourquoi ? Parce que c’est ainsi que Jésus me voit, qu’il nous voit tous. »

 

29 - « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier »


(Mercredi 22 juin 2016)

« ... Combien de fois rencontrons-nous un homme pauvre qui vient à notre rencontre ! Nous pouvons être généreux, nous pouvons éprouver de la compassion, mais généralement, nous ne le touchons pas. Nous lui offrons une pièce de monnaie, nous la jetons là, mais nous évitons de toucher sa main. Et nous oublions que c’est le corps du Christ ! Jésus nous enseigne à ne pas craindre de toucher le pauvre et l’exclu, car Il est en eux. Toucher le pauvre peut nous purifier de l’hypocrisie et nous préoccuper de sa condition. Toucher les exclus. Aujourd’hui, ces jeunes m’accompagnent ici. Beaucoup de personnes pensent que cela aurait été mieux s’ils étaient restés dans leur terre, mais là-bas ils souffraient tant. Ce sont nos réfugiés, mais beaucoup de personnes les considèrent comme des exclus. S’il vous plaît, ce sont nos frères ! Le chrétien n’exclut personne, il fait place à tous, il laisse venir tout le monde...

Pensons à nous, à nos misères... Chacun a les siennes. Réfléchissons avec sincérité. Combien de fois les cachons-nous sous l’hypocrisie des « bonnes manières ». C’est précisément alors qu’il est nécessaire de rester seuls, de s’agenouiller devant Dieu et de prier: « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier ! ». Et faites-le, faites-le avant d’aller vous coucher, tous les soirs. »

 

28 - « Conversion » et « Pardon des péchés » - 1


(Audience jubilaire : samedi 18 juin 2016)

« Ce sont deux aspects qui caractérisent la miséricorde de Dieu qui, avec amour, prend soin de nous. Aujourd’hui, nous nous pencherons sur la conversion.

Qu’est-ce que la conversion ? Elle est présente dans toute la Bible, et de façon particulière dans la prédication des prophètes, qui invitent constamment le peuple à « revenir au Seigneur », en lui demandant pardon et en changeant de style de vie. Se convertir, selon les prophètes, signifie changer de direction et s’adresser à nouveau au Seigneur, en se fondant sur la certitude qu’Il nous aime et que son amour est toujours fidèle. Revenir au Seigneur...
Il fait tout, mais c’est à nous d’ouvrir notre cœur afin qu’il puisse nous guérir et nous faire aller de l’avant. Je vous assure que nous serons plus heureux. »

 

27 - Quand le Seigneur passe...

 
(Mercredi 15 juin 2016)

« ... Frères et sœurs, le passage du Seigneur est une rencontre de miséricorde qui unit tout le monde autour de Lui pour permettre de reconnaître celui qui a besoin d’aide et de consolation. Jésus passe aussi dans votre vie ; et lorsque Jésus passe, et que je m’en aperçois, c’est une invitation à m’approcher de Lui, à être meilleur, à être un meilleur chrétien, à suivre Jésus.

Jésus s’adresse à l’aveugle (de Jéricho) et lui demande: « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » (v. 41). Ces mots de Jésus sont impressionnants : le Fils de Dieu est à présent devant l’aveugle comme un humble serviteur. Lui, Jésus, Dieu, dit : « Mais que veux-tu que je fasse ? Comment veux-tu que je te serve ? ». Dieu se fait serviteur de l’homme pécheur...
Le récit se termine en rapportant que l’aveugle « commença à le suivre en glorifiant Dieu » (v. 43) : il se fait disciple. De mendiant à disciple, c’est aussi notre route : nous sommes tous des mendiants, tous. Nous avons toujours besoin de salut... »

 

26 - Cana, le premier « signe »


(Mercredi 8 juin 2016)

« ... En entamant son ministère public durant les noces de Cana, Jésus se manifeste comme l’époux du peuple de Dieu, annoncé par les prophètes, et nous révèle la profondeur de la relation qui nous unit à Lui : c’est une nouvelle Alliance d’amour. Qu’y-a-t-il au fondement de notre foi ? Un acte de miséricorde par lequel Jésus nous a liés à lui. Et la vie chrétienne est la réponse à cet amour, c’est comme l’histoire de deux amoureux. Dieu et l’homme se rencontrent, se cherchent, se trouvent, se célèbrent et s’aiment : précisément comme le bien-aimé et la bien-aimée dans le Cantique des Cantiques. Tout le reste se pose comme conséquence de cette relation. L’Église est la famille de Jésus dans laquelle se reverse son amour ; c’est cet amour que l’Église protège et veut donner à tous... »


25 - Comment prier et invoquer


la miséricorde du Père ?


(Mercredi 1er juin 2016)

« ... Comment on doit prier ; l’attitude juste pour prier. C’est la parabole du pharisien et du publicain (cf. Lc 18, 9-14)...

Il ne suffit donc pas de nous demander combien nous prions, nous devons aussi nous demander comment nous prions, ou mieux, comment est notre cœur : il est important de l’examiner pour juger les pensées, les sentiments et extirper l’arrogance et l’hypocrisie. Mais moi, je me demande : peut-on prier avec arrogance ? Non. Peut-on prier avec hypocrisie ? Non. Nous devons uniquement prier en nous plaçant devant Dieu tels que nous sommes. Non pas comme le pharisien qui priait avec arrogance et hypocrisie. Nous sommes tous pris par la frénésie du rythme quotidien, souvent à la merci de sensations, étourdis, confus. ll est nécessaire d’apprendre à retrouver le chemin vers notre cœur, retrouver la valeur de l’intimité et du silence, parce que c’est là que Dieu nous rencontre et nous parle...
Dieu a une faiblesse : la faiblesse des humbles. Devant un cœur humble, Dieu ouvre entièrement son cœur. C’est cette humilité que la Vierge Marie exprime dans le cantique du Magnificat  »

 

24 - N'abandonnons jamais la prière,


Dieu nous exhausse toujours avec miséricorde


(Mercredi 25 mai 2016)

« Jésus dit qu’il faut "prier sans cesse et ne pas se décourager"...

Nous éprouvons tous des moments de lassitude ou de découragement, en particulier quand notre prière semble inefficace. Mais Jésus nous l’assure : à la différence du juge malhonnête, Dieu exauce rapidement ses enfants, même si cela ne signifie pas qu’il le fasse selon les temps et les modes que nous souhaiterions. La prière n’est pas une baguette magique !  Celle-ci aide à conserver la foi en Dieu, à nous en remettre à Lui également quand nous n’en comprenons pas la volonté. En cela, Jésus lui- même — qui priait tant ! — est un exemple pour nous...
Frères et sœurs, n’abandonnons jamais la prière, même si, parfois, elle semble vaine. Dieu nous exauce toujours avec miséricorde d’une manière que nous n’attendons pas. »

 

23 - La miséricorde de Dieu envers nous est liée


à notre miséricorde envers notre prochain


(Mercredi 18 mai 2016)

« Je désire m’arrêter aujourd’hui avec vous sur la parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare...
Pour nous convertir, nous ne devons pas attendre des événements prodigieux ; mais ouvrir notre cœur à la parole de Dieu, qui nous appelle à aimer Dieu et notre prochain. La Parole de Dieu peut faire revivre un cœur desséché et le guérir de sa cécité. Le riche connaissait la Parole de Dieu, mais il ne l’a pas laissée entrer dans son cœur, il ne l’a pas écoutée, il a donc été incapable d’ouvrir les yeux et d’avoir de la compassion pour le pauvre. Aucun messager et aucun message ne pourront remplacer les pauvres que nous rencontrons sur notre chemin, car en eux, c’est Jésus lui-même qui vient à notre rencontre : « Dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25, 40), dit Jésus. »

 

22 - Miséricorde et Pitié


(Audience jubilaire : samedi 14 mai 2016)

Speaker :

« Frères et sœurs, un aspect de la miséricorde consiste à éprouver de la pitié envers ceux qui ont besoin d’être aimés. La pitié n’est pas un piétisme ou une émotion superficielle, qui pourrait offenser la dignité de l’autre. Elle est un don du Saint Esprit que le Seigneur fait à ses disciples pour les rendre dociles à obéir aux inspirations divines. Souvent dans l’Evangile les personnes demandent à Jésus d’avoir pitié d’elles, pressentant qu’il a le pouvoir de les secourir, et qu’en lui se trouve l’amour même de Dieu. Portant sur eux un regard de miséricorde, il leur répond toujours d’avoir confiance en lui et en sa Parole. Pour Jésus éprouver de la pitié c’est partager la tristesse des malheureux, et la transformer en joie. » (Texte complet)

21 - Le Père miséricordieux : parabole du fils prodigue


(Mercredi 11 mai 2016)

« Cet enseignement de Jésus est important : notre condition de fils de Dieu est le fruit de l’amour du cœur du Père ; cela ne dépend pas de nos mérites ou de nos actions, et donc personne ne peut nous l’enlever, pas même le diable ! Personne ne peut nous enlever cette dignité. Cette parole de Jésus nous encourage à ne jamais désespérer. Je pense aux pères et aux mères préoccupés lorsqu’ils voient leurs enfants s’éloigner en prenant des chemins dangereux. Je pense aux curés et aux catéchistes qui se demandent parfois si leur travail a été vain. Mais je pense aussi à ceux qui sont en prison, qui ont l’impression que leur vie est finie ; à ceux qui ont fait des mauvais choix et qui ne réussissent pas à se tourner vers l’avenir ; à tous ceux qui ont soif de miséricorde et de pardon et qui croient ne pas l’avoir mérité... Dans chaque situation de vie, je ne dois pas oublier que je ne cesserai jamais d’être fils de Dieu, d’être fils d’un Père qui m’aime et qui attend mon retour. Même dans les situations les plus difficiles de la vie, Dieu m’attend, Dieu veut m’embrasser, Dieu m’attend... »

 

20 - Le Bon Pasteur


(Mercredi 4 mai 2016)

« Le troupeau du Seigneur est toujours en marche : il ne possède pas le Seigneur, il ne peut avoir l’illusion de l’emprisonner dans nos schémas et dans nos stratégies. Le pasteur sera trouvé là où est la brebis égarée. Il faut donc chercher le Seigneur là où Il veut nous rencontrer, pas où nous prétendons le trouver ! En aucune autre façon, on ne pourra recomposer le troupeau, si ce n’est en suivant la voie tracée par la miséricorde du pasteur. Pendant qu’il recherche la brebis égarée, il invite les quatre-vingt-dix-neuf autres à participer à la réunification du troupeau. Alors non seulement la brebis portée sur ses épaules, mais tout le troupeau, suivra le pasteur chez lui pour faire la fête avec les « amis et les voisins ».

Nous ne devons pas être fermés, car nous sentirons la mauvaise odeur du renfermé. Jamais ! Il faut sortir et ne pas se refermer sur soi-même, dans les petites communautés, dans les paroisses, en se considérant comme « les justes ». Cela arrive quand manque l’élan missionnaire qui nous conduit à rencontrer les autres. Dans la vision de Jésus, il n’y a pas de brebis définitivement perdues, mais seulement des brebis qui doivent être retrouvées. Nous devons bien comprendre cela : pour Dieu, personne n’est définitivement perdu. Jamais ! Jusqu’au dernier moment, Dieu nous cherche... »

19 - Miséricorde et Réconciliation


(Audience jubilaire : samedi 30 avril 2016)

« Aujourd’hui, je désire réfléchir avec vous sur un aspect important de la miséricorde: la réconciliation. Dieu n’a jamais manqué d’offrir son pardon aux hommes: sa miséricorde se fait sentir de génération en génération. Souvent, nous pensons que nos péchés éloignent de nous le Seigneur : en réalité, en péchant, nous nous éloignons de Lui, mais Lui, nous voyant en danger, vient encore plus à notre recherche. Dieu ne se résigne jamais à la possibilité qu’une personne demeure étrangère à son amour, à condition toutefois de trouver en elle un signe de repentir pour le mal accompli...

« Laissez-vous réconcilier avec Dieu ! » (2 Co 5, 20) : le cri que l’apôtre Paul adressa aux premiers chrétiens de Corinthe, vaut aujourd’hui avec la même force et conviction pour tous. Laissons-nous réconcilier avec Dieu ! Ce jubilé de la miséricorde est un temps de réconciliation pour tous. Tant de personnes voudraient se réconcilier avec Dieu, mais ne savent pas comment faire, ou ne se sentent pas dignes, ou ne veulent pas l’admettre, pas même à elles-mêmes. La communauté chrétienne peut et doit favoriser le retour sincère à Dieu de ceux qui sentent sa nostalgie... »

18 - Le Bon Samaritain


(Mercredi 27 avril 2016)

« Le samaritain se comporte avec une véritable miséricorde : il panse les blessures de cet homme, le porte jusqu’à une auberge, en prend soin personnellement et se charge de son assistance. Tout cela nous enseigne que la compassion, l’amour, n’est pas un vague sentiment, mais signifie prendre soin de l’autre jusqu’à payer de sa personne. Cela signifie se compromettre en accomplissant tous les pas nécessaires pour « s’approcher » de l’autre jusqu’à s’identifier à lui : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Voilà le Commandement du Seigneur...

Cette parabole est un merveilleux cadeau pour nous tous, mais elle est aussi exigeante ! À chacun de nous, Jésus répète ce qu’il dit au docteur de la Loi : « Va, et toi aussi, fais de même » (v. 37). Nous sommes tous appelés à parcourir le même chemin que le bon samaritain, qui est la figure du Christ : Jésus s’est penché sur nous, il est devenu notre serviteur, et ainsi, il nous a sauvés, afin que nous aussi, nous puissions nous aimer comme Il nous a aimés, de la même façon... »

17 - Jésus et la pécheresse


(Mercredi 20 avril 2016)

« Frères et sœurs, le passage de l’Evangile de saint Luc que nous avons entendu nous présente deux figures : celle de Simon, un zélé serviteur de la loi et celle d’une femme pécheresse. Alors que le premier juge les autres sur les apparences, et n’engage pas sa vie à la suite du Maître, la seconde, par ses gestes, exprime son cœur avec sincérité, se confiant pleinement à Jésus, avec amour et vénération. Jésus se met du côté de la pécheresse et met fin à l’isolement auquel le jugement impitoyable du pharisien et de ses compatriotes la condamnait. Voyant la sincérité de sa foi et de sa conversion, Jésus peut donc lui dire : « ta foi t’a sauvée ». Elle nous enseigne ainsi le lien entre foi, amour et reconnaissance. Celui auquel on a beaucoup pardonné aime plus. Dieu nous a tous enfermés dans le mystère de sa miséricorde, et de cet amour, qui nous précède tous, nous apprenons tous à aimer. La miséricorde de Dieu va au-delà de toutes nos attentes, car elle réalise le projet de salut de Dieu pour chacun de nous. » (Texte complet)

 

16 - « C'est la Miséricorde que je veux, et non les sacrifices »


(Mercredi 13 avril 2016)

« Nous avons écouté l’Évangile de l’appel de Matthieu. Matthieu était un « publicain », c’est-à-dire un percepteur d’impôts pour le compte de l’empire romain, et était considéré pour cela comme un pécheur public. Mais Jésus l’appelle à le suivre et à devenir son disciple. Matthieu accepte et il l’invite à dîner chez lui avec ses disciples. C’est alors que naît une discussion entre les pharisiens et les disciples de Jésus pour le fait que ces derniers partagent leur repas avec les publicains et les pécheurs. « Mais tu ne peux pas aller chez ces gens ! », disaient les pharisiens. Jésus, en effet, ne les éloigne pas, il fréquente même leurs maisons et s’assied à côté d’eux ; cela signifie qu’eux aussi peuvent devenir ses disciples. Et il est tout aussi vrai qu’être chrétiens ne nous rend pas sans péchés. Comme le publicain Matthieu, chacun d’entre nous s’en remet à la grâce du Seigneur en dépit de ses péchés. Nous sommes tous pécheurs, nous avons tous des péchés. En appelant Matthieu, Jésus montre aux pécheurs qu’il ne regarde pas leur passé, leur condition sociale, les conventions extérieures, mais ouvre plutôt les portes à un avenir nouveau. Un jour, j’ai entendu un beau dicton : « Il n’y a pas de saint sans passé et il n’y a pas de pécheur sans avenir »...
En concluant ce dialogue avec les pharisiens, Jésus leur rappelle une parole du prophète Osée (6, 6) : « Allez donc apprendre ce que signifie : C’est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice » (Mt 9, 13)... »

15 - Un aspect essentiel de la Miséricorde : l'aumône


(Audience jubilaire : samedi 9 avril 2016)

« Un aspect essentiel de la miséricorde : l’aumône. Faire l’aumône peut sembler quelque chose de simple, mais nous devons faire attention à ne pas vider ce geste du grand contenu qu’il possède. En effet, le terme « aumône » dérive du grec et signifie précisément « miséricorde ». L’aumône devrait donc apporter avec elle toute la richesse de la miséricorde. Et de même que la miséricorde, elle possède mille voies, mille modalités, l’aumône s’exprime de nombreuses manières, pour soulager les difficultés de ceux qui sont dans le besoin...« Quand tu lui donnes, tu dois lui donner de bon cœur » (Dt 15, 10). Cela signifie que la charité requiert, avant tout, une attitude de joie intérieure. Offrir la miséricorde ne peut pas être un poids ou quelque chose d’ennuyeux dont se libérer rapidement...
Faisons alors nôtres les paroles de l’apôtre Paul : « De toutes manières je vous l’ai montré : c’est en peinant ainsi qu’il faut venir en aide aux faibles et se souvenir des paroles du Seigneur Jésus, qui a dit lui-même : Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Ac 20, 35 ; cf. 2 Co 9, 7). »

 

14 - Début de la méditation sur la façon dont Jésus


a mené la Miséricorde à son accomplissement


(Mercredi 6 avril 2016)

« Après avoir réfléchi à la miséricorde de Dieu dans l’Ancien Testament, nous commençons aujourd’hui à méditer sur la façon dont Jésus lui- même l’a menée à son plein accomplissement. Une miséricorde qu’Il a toujours exprimée, mise en pratique et communiquée, à chaque moment de sa vie terrestre. En rencontrant les foules, en annonçant l’Évangile, en guérissant les malades, en s’approchant des derniers, en pardonnant les pécheurs, Jésus rend visible un amour ouvert à tous : personne n’est exclu ! Il est ouvert à tous sans limites. Un amour pur, gratuit, absolu. Un amour qui atteint son sommet dans le Sacrifice de la croix. Oui, l’Évangile est vraiment l’« Évangile de la miséricorde », car Jésus est la Miséricorde !
Les quatre Évangiles attestent du fait que Jésus, avant d’entreprendre son ministère, voulut recevoir le baptême de Jean-Baptiste (Mt 3, 13-17 ; Mc 1, 9-11; Lc 3, 21-22 ; Jn 1, 29-34). Cet événement donne une orientation décisive à toute la mission du Christ. En effet, Il ne s’est pas présenté au monde dans la splendeur du temple: il pouvait le faire. Il ne s’est pas fait annoncer en fanfare: il pouvait le faire. Et il n’est pas non plus venu dans les habits d’un juge : il pouvait le faire. Au contraire, après trente ans de vie cachée à Nazareth, Jésus s’est rendu au fleuve du Jourdain, avec de nombreuses personnes de son peuple et s’est mis dans la queue avec les pécheurs. Il n’a pas eu honte : il était là avec tout le monde, avec les pécheurs, pour se faire baptiser...
Le sacrement de la réconciliation rend actuel pour chacun la force du pardon qui jaillit de la Croix et renouvelle dans notre vie la grâce de la miséricorde que Jésus a acquise pour nous ! Nous ne devons pas craindre nos pauvretés: chacun de nous a les siennes. La puissance d’amour du Crucifié ne connaît pas d’obstacles et ne s’épuise jamais. Et cette miséricorde efface nos pauvretés... »

 

13 - Dernière catéchèse sur la Miséricorde


dans l'Ancien Testament


(Mercredi 30 mars 2016)

« Nous terminons aujourd’hui les catéchèses sur la miséricorde dans l’Ancien Testament, et nous le faisons en méditant sur le psaume 51, appelé Miserere. Il s’agit d’une prière pénitentielle dans laquelle la demande de pardon est précédée par la confession de la faute et dans laquelle la personne qui prie, se laissant purifier par l’amour du Seigneur, devient une nouvelle créature, capable d’obéissance, de fermeté d’esprit, et de louange sincère... Le psaume commence par ces paroles de supplication: «Pitié pour moi, Dieu, en ta bonté; en ta grande tendresse efface mon péché. Lave-moi tout entier de mon mal et de ma faute purifie-moi» (vv 1-2)...
Chers frères et sœurs, le pardon de Dieu est celui dont nous avons tous besoin, il est le signe le plus grand de sa miséricorde. Un don que tout pécheur pardonné est appelé à partager avec chaque frère et sœur qu’il rencontre. Tous ceux que le Seigneur a placés à nos côtés, notre famille, les amis, les collègues, les paroissiens... Tous ont, comme nous, besoin de la miséricorde de Dieu. Il est beau d’être pardonné, mais toi aussi, si tu veux être pardonné, pardonne à ton tour. Pardonne! Que le Seigneur nous concède, par l’intercession de Marie, Mère de miséricorde, d’être les témoins de son pardon, qui purifie le cœur et transforme la vie... »

 

12 - Introduction au Triduum pascal


(Mercredi 23 mars 2016)

« Frères et sœurs, notre réflexion sur la miséricorde de Dieu nous introduit aujourd’hui au Triduum pascal. En ces trois jours, tout nous parle de miséricorde et nous montre que l’amour de Dieu n’a pas de limites. Le Jeudi-Saint, Jésus institue l’Eucharistie ; c’est l’amour qui se fait service. Jésus se donne à nous et nous demande de demeurer en lui pour faire la même chose. Le Vendredi-Saint est le sommet de l’amour. La mort de Jésus sur la croix exprime l’amour donné jusqu’au bout, sans fin, un amour qui n’exclut personne.  Si Dieu nous a aimés jusque-là, nous pouvons et nous devons nous aussi nous aimer les uns les autres. Enfin, le Samedi-Saint est le jour du silence de Dieu, un silence qui exprime l’amour comme solidarité avec les abandonnés de toujours. Dieu se tait par amour dans l’attente de la résurrection. Tout cela est un grand mystère d’amour et de miséricorde. Et nos paroles sont bien pauvres pour l’exprimer. Laissons-nous envelopper par la miséricorde de Dieu qui vient à notre rencontre et accueillons dans notre cœur la grandeur de cet amour dans l’attente de la Résurrection. » (le texte est complet)

« La croix de Jésus est la Parole par laquelle Dieu a répondu au mal du monde. »

 

11 - Le Seigneur n'abandonne personne


(Mercredi 16 mars 2016)

« Frères et sœurs, la miséricorde de Dieu est capable d’ouvrir le cœur des affligés à l’espérance. Devant des situations de souffrance et de détresse que nous traversons nous-mêmes ou que connaissent beaucoup de nos frères, il peut arriver de nous sentir abandonnés de Dieu. Comment-peut-il permettre cela ? Cependant le prophète Jérémie annonçait au peuple en exil que Dieu n’est pas absent de cette épreuve, il apporte le salut à qui se confie à lui. Le Seigneur est fidèle, il n’abandonne personne dans la détresse, et puisqu’il aime d’un amour sans fin, il remplira de joie et de consolation le cœur de l’homme. La vie triomphera de la mort. Jésus-Christ porte à son accomplissement ce message d’espérance du prophète. Le Seigneur veut accomplir cette promesse de retour d’exil en chacun de nous, par son pardon qui nous convertit et nous réconcilie avec lui. » (le texte est complet)

 

10 - Le Pardon de Dieu en tant que Père


(Mercredi 2 mars 2016)

« En parlant de la miséricorde divine, nous avons évoqué à plusieurs reprises la figure du père de famille, qui aime ses enfants, en prend soin, les pardonne. Et en tant que père, il les éduque et les corrige lorsqu’ils se trompent, favorisant leur croissance dans le bien...
Voilà alors que Dieu rappelle son peuple : « Vous vous êtes trompés de chemin ». Affectueusement et amèrement, il dit « mon » peuple. Dieu ne nous renie jamais ; nous sommes son peuple, le plus méchant des hommes, la plus méchante des femmes, les plus méchants des peuples sont ses fils. Et Dieu est comme cela: il ne nous renie jamais, jamais ! Il dit toujours : « Mon Fils, viens ». Et cela est l’amour de notre Père ; cela est la miséricorde de Dieu. Avoir un tel père nous donne espérance, nous donne confiance. Cette appartenance devrait être vécue dans la confiance et dans l’obéissance, dans la conscience que tout est un don qui vient de l’amour du Père. Et en revanche, apparaissent la vanité, la folie et l’idolâtrie...
Dieu pardonne son peuple, fait grâce et ne détruit pas tout, mais laisse toujours ouverte la porte à l’espérance. Le salut implique la décision d’écouter et de se laisser convertir, mais il reste toujours un don gratuit... C’est le miracle du pardon que Dieu, le pardon que Dieu, en tant que Père, veut donner à son peuple. La miséricorde de Dieu est offerte à tous, et ces paroles du prophète valent également aujourd’hui pour nous tous, appelés à vivre comme des enfants de Dieu... »

 

 

9 - Pouvoir, autorité et Miséricorde


(Mercredi 24 février 2016)

« Nous poursuivons les catéchèses sur la miséricorde dans l’Écriture Sainte. Dans différents passages, l’on parle des puissants, des rois, des hommes qui se trouvent « en haut », et aussi de leur arrogance et de leurs abus. La richesse et le pouvoir sont des réalités qui peuvent être bonnes et utiles au bien commun, si elles sont mises au service des pauvres et de tous, avec justice et charité. Mais quand, comme cela se produit souvent, elles sont vécues comme un privilège, avec égoïsme et arrogance, elles se transforment en instruments de corruption et de mort...
La miséricorde peut guérir les blessures et peut changer l’histoire. Ouvre ton cœur à la miséricorde ! La miséricorde divine est plus forte que le péché des hommes... Jésus Christ est le vrai roi, mais son pouvoir est complètement différent. Son trône est la croix. »

 

8 - Notre réponse à l'engagement de Dieu pour nous


(Samedi 20 février 2016 : audience jubilaire)

« Le jubilé de la miséricorde est une véritable opportunité pour entrer en profondeur à l’intérieur du mystère de la bonté et de l’amour de Dieu. En ce temps de Carême, l’Église nous invite à connaître toujours davantage le Seigneur Jésus, et à vivre de manière cohérente la foi à travers un style de vie qui exprime la miséricorde du Père. C’est un engagement que nous sommes appelés à assumer pour offrir à ceux que nous rencontrons le signe concret de la proximité de Dieu. Ma vie, mon attitude, la manière de me comporter dans la vie doit être précisément un signe concret du fait que Dieu est proche de nous. Des petits gestes d’amour, de tendresse, de soin, qui font penser que le Seigneur est avec nous, est proche de nous. Et ainsi s’ouvre la porte de la miséricorde... »

 

7 - Entrée en Carême

 
(Mercredi 10 février 2016 : mercredi des Cendres)

« "Retournez à moi, dit le Seigneur, retournez avec tout votre cœur" : non seulement avec quelques actes extérieurs, mais du plus profond de nous-mêmes. En effet Jésus nous appelle à vivre la prière, la charité et la pénitence avec cohérence et authenticité, en vainquant l'hypocrisie. Que le Carême soit un temps bénéfique pour nous couper de la fausseté, de la mondanité, de l’indifférence ; pour ne pas penser que tout va bien si je vais bien ; pour comprendre que ce qui compte vraiment n’est pas l’approbation, la recherche du succès ou du consensus, mais le nettoyage du cœur et de la vie pour retrouver l’identité chrétienne, c’est-à-dire l’amour qui sert et non l’égoïsme qui nous sert. »

Les œuvres de Miséricorde et le Carême

dans le parcours jubilaire


« La miséricorde de Dieu transforme le cœur de l’homme et lui fait expérimenter un amour fidèle qui le rend capable d’être, à son tour, miséricordieux. C’est à chaque fois un miracle que la miséricorde divine puisse se répandre dans la vie de chacun de nous, en nous incitant à l’amour du prochain et en suscitant ce que la tradition de l’Église nomme les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Elles nous rappellent que notre foi se traduit par des actes concrets et quotidiens, destinés à aider notre prochain corporellement et spirituellement, et sur lesquels nous serons jugés : le nourrir, le visiter, le réconforter, l’éduquer...

Pour tous, le Carême de cette Année jubilaire est donc un temps favorable qui permet finalement de sortir de notre aliénation existentielle grâce à l’écoute de la Parole et aux œuvres de miséricorde. Si à travers les œuvres corporelles nous touchons la chair du Christ dans nos frères et nos sœurs qui ont besoin d’être nourris, vêtus, hébergés, visités, les œuvres spirituelles, quant à elles, - conseiller, enseigner, pardonner, avertir, prier - touchent plus directement notre condition de pécheurs. C’est pourquoi les œuvres corporelles et les œuvres spirituelles ne doivent jamais être séparées... »

 L'institution antique du Jubilé

S'ouvrir avec courage au partage, cela est la miséricorde !


« Nous commençons le chemin de Carême et aujourd’hui, nous évoquerons l’institution antique du « jubilé » ; c’est une chose antique, attestée dans l’Écriture Sainte. Nous la trouvons en particulier dans le Livre du Lévitique, qui la présente comme un moment culminant de la vie religieuse et sociale du peuple d’Israël...
Avec le jubilé, ceux qui étaient devenus pauvres récupéraient le nécessaire pour vivre, et ceux qui étaient riches restituaient au pauvre ce qu’ils lui avaient pris. L’objectif était une société basée sur l’égalité et la solidarité, où la liberté, la terre et l’argent redevenaient un bien pour tous et non seulement pour quelques uns, comme c’est le cas aujourd’hui, si je ne me trompe pas... Plus ou moins, les chiffres ne sont pas sûrs, mais quatre-vingts pour cent des richesses de l’humanité sont entre les mains de moins de vingt pour cent de la population... »

 

6 - La justice de Dieu, c'est son Pardon.


(Mercredi 3 février 2016) 

« l’Écriture nous présente Dieu comme miséricorde infinie, mais aussi comme justice parfaite. Ces deux réalités ne sont pas contradictoires... La justice de Dieu, c’est son pardon. Et nous sommes appelés à accueillir ce pardon et à pardonner à nos frères. »


 

 5 - La Miséricorde dans l’histoire du peuple d’Israël


  (Mercredi 27 janvier 2016)

« La miséricorde de Dieu agit toujours pour sauver. C’est tout le contraire de l’œuvre de ceux qui agissent toujours pour tuer : par exemple ceux qui font les guerres. Le Seigneur, à travers son serviteur Moïse, guide Israël dans le désert comme si c’était un enfant, il l’éduque à la foi et passe une alliance avec lui, créant un lien d’amour très fort, comme celui d’un père avec son fils et de l’époux avec son épouse.
La miséricorde divine arrive jusque là. Dieu propose un rapport d’amour particulier, exclusif, privilégié...
La miséricorde du Seigneur rend l’homme précieux, comme une richesse personnelle qui lui appartient, qu’il protège et dans laquelle il se complaît. »

 

 

4 - La Miséricorde de Dieu, qui œuvre dans le baptême,

 

est plus forte que nos divisions

 

(20 janvier 2016, lors de la Semaine pour l'Unité des chrétiens)

« Lorsque nous, chrétiens, affirmons partager un seul baptême, nous affirmons que nous tous — catholiques, protestants et orthodoxes — partageons l’expérience d’être appelés des ténèbres impitoyables et aliénantes à la rencontre avec le Dieu vivant, plein de miséricorde. Malheureusement, nous faisons tous, en effet, l’expérience de l’égoïsme, qui engendre la division, la fermeture, le mépris. Repartir du baptême veut dire retrouver la source de la miséricorde, source d’espérance pour tous, parce que personne n’est exclu de la miséricorde de Dieu. »

 

3 - La Miséricorde selon la perspective biblique

 

(13 janvier 2016)

« Nous commençons aujourd’hui les catéchèses sur la miséricorde selon la perspective biblique, de manière à apprendre la miséricorde en écoutant ce que Dieu lui-même nous enseigne à travers sa Parole. Nous commençons par l’Ancien Testament, qui nous prépare et nous conduit à la pleine révélation de Jésus Christ, en qui se révèle la miséricorde du Père de manière accomplie.
Dans l’Écriture Sainte, le Seigneur et présenté comme « Dieu miséricordieux ». Tel est son nom, à travers lequel Il nous révèle, pour ainsi dire, son visage et son cœur. Lui-même, comme le rapporte le Livre de l’Exode, en se révélant à Moïse s’autodéfinit ainsi : « Yahvé, Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère, riche en grâce et en fidélité » (34, 6). »

 

2 - Pourquoi un Jubilé de la Miséricorde ?

 

(9 décembre 2015)

« ... L’Église a besoin de ce moment extraordinaire. A notre époque de profonds changements, l’Église est appelée à offrir sa contribution particulière, en rendant visibles les signes de la présence et de la proximité de Dieu... Célébrer un jubilé de la miséricorde équivaut à mettre à nouveau au centre de notre vie personnelle et de nos communautés, le caractère spécifique de la foi chrétienne, c’est-à-dire Jésus Christ, le Dieu miséricordieux. »

 

1- Ouvrir la porte de la Miséricorde de Dieu

 

(18 novembre 2015)

« Nous sommes arrivés au seuil du jubilé, il est proche. Devant nous se trouve la porte, mais pas uniquement la porte sainte, l’autre: la grande porte de la Miséricorde de Dieu — et il s’agit d’une belle porte ! — qui accueille notre repentir en offrant la grâce de son pardon. La porte est généreusement ouverte, il faut un peu de courage de notre part pour franchir le seuil. Chacun de nous a en lui des choses lourdes. Nous sommes tous pécheurs ! Profitons de ce moment qui vient et franchissons le seuil de cette miséricorde de Dieu qui ne se lasse jamais de pardonner, qui ne se lasse jamais de nous attendre ! Il nous regarde, il est toujours à nos côtés. Courage! Entrons par cette porte ! »