Index de l'article

Un temps privilégié pour se ressourcer et revenir ainsi à l'essentiel avec

la prière, le jeûne et le partage

Dans cette page évolutive, vous trouverez ce qui se vit dans la paroisse mais aussi des témoignages et des propositions grâce à quatre sites :

- « Carême dans la ville » avec les Dominicains de la Province de France, (comme Avent dans la ville qui avait été très suivi) qui propose entre autres une méditation à lire ou écouter chaque jour : www.retraitedanslaville.org 

et « Mon chemin de Carême »,  une version pour les plus jeunes qui s'appelle Théobule : www.theobule.org

- « Vivre le Carême avec Édith Stein », avec les Carmes de Paris, un thème par semaine, envoyé le vendredi et avec des propositions pour la semaine : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

- « 40 jours pour (re)découvrir la joie de prier » avec YouPRAY, écouter, méditer, prier. Un mail avec un petit programme audio court d'environ 10 minutes par jour, "starter de prière" qui vous aide à démarrer votre prière : https://blog.youpray.fr/

- « 40 jours avec les chrétiens qui souffrent », avec l'AED (Aide à l'Eglise en Détresse). Chaque semaine, une vidéo et le témoignage d'une religieuse de l'un des pays concernés : www.careme.aed-france.org/

Mais aussi des textes de notre Pape François : « Que le désert de la création redevienne le jardin de la communion avec Dieu, qui existait avant le Péché originel »


 

♦ Introduction par le Père Jean-Jacques Dufau

Le carême  est un temps de pèlerinage. Le carême est un temps qui dure 40 jours. Quarante jours de pèlerinage qui nous conduisent vers Jérusalem, là où Jésus est entré comme un roi. C’est le dimanche des Rameaux. Jérusalem, où Jésus a été jugé injustement, a été crucifié, est mort. C’est le Vendredi Saint. Jérusalem, là où, à la clarté du matin du Dimanche de Pâques, il est ressuscité. Seul Dieu pouvait le faire. Dieu l’a fait.

Le carême est un pèlerinage vers Pâques. Nous marchons avec le cœur, dans le creux de l’âme, vers le dimanche de Pâques. « Puissions-nous revivre l’expérience des disciples d’Emmaüs. Ecouter la Parole du Seigneur et nous nourrir du pain eucharistique qui permettront à notre cœur de redevenir brulant de foi, d’espérance et de charité » (Pape Francois)

Oui nous partons en randonnée en famille, en paroisse, avec des amis, avec des compagnons. Certains ont du mal à marcher, ils ont mal au pied, ils ont chaud ou froid. Il y en a qui craquent. Il faut les aider, leur redonner courage, porter leur sac, leur dire un mot aimable, oublier la mauvaise humeur. On a tous quelqu’un à servir avec une vraie intelligence. C’est le partage. Certains ont peut-être envie qu’on les aide, ils n’aiment pas se laisser servir. Ils souffrent, ils sont seuls, ils ne sont pas aimés. Avec l’amour on arrive à tout. « La pratique de l’aumône aide à découvrir que l’autre est mon frère : ce que je possède n’est jamais seulement mien » ( Pape François)

♦ Un vendredi avec les jeunes à 12h13

Des jeunes de l'Immaculée Conception et de Saint Maur ont choisi de se nourrir de l'Eucharistie, à la place du repas habituel, chaque vendredi de Carême. Sandrine et la talentueuse chorale de l'Immaculée Conception sont là pour aider chacun dans sa prière.

Liturgie de la Parole

Abbé Louis-Marie : « ... Et si nous disions : pendant ce Carême, pour toi, mon Dieu, je vais prendre du temps pour toi, je veux te mettre en premier... »

Offertoire

Communion

Vers l’Hostie Sainte, où Jésus m’attend, humblement, je relève les yeux, je Le contemple.
Dans le silence, où Jésus m’attend, mon âme assoiffée se déploie, cherchant Sa fraicheur.
Il me regarde si mystérieusement. Invisible dans l’Hostie, Il me regarde.
De son Amour brûlant, Il vient transfigurer mon cœur. Des ténèbres à la lumière, Il me relève.
Feu jaillissant du Cœur Sacré qui sans cesse guérit. Invisible dans l’Hostie, Il me regarde.

Hostia Santa.

Envoi

Ouvre mes yeux, Seigneur, fais que je voie ! Jésus Sauveur, je crois en toi !
Ouvre mes yeux, Seigneur, fais que je voie, Ton amour me conduira.

J'étais dans la nuit, dans la détresse et dans la mort.
Du fond de l'abîme j'ai crié vers toi Seigneur.
Tu m'as délivré, tu m'as guéri, tu m'as sauvé,
Mon âme est en paix car tu m'aimes.

 Un grand merci à tous ceux qui ont préparé et animé cette belle célébration,
et à chacun pour ces magnifiques silences porteurs d'une prière profonde
ainsi qu'à la chorale dont les chants ont aussi porté nos prières.

Bonne suite de Carême à chacun, bon chemin vers Pâques.


 

Votre foi est précieuse : réveillez-là !

Savez-vous que vous avez en vous une force que vous n'imaginez pas ? Votre foi ! Ravivez votre foi avec les méditations quotidiennes des Dominicains. Inscrivez-vous gratuitement : http://bit.ly/2GEy4P6

Aujourd'hui, pour nous préparer ensemble à Pâques, nous sommes heureux de vous retrouver pour méditer une phrase de Jésus : «Ta foi t'a sauvée». Cette phrase revient six fois dans les évangiles. C'est dire son importance. Notre foi nous sauve répète Jésus. Cela vaut donc la peine d'en prendre soin. 

Le carême nous offre un moment propice pour nourrir, éclairer, initier peut-être notre foi, fragile et précieuse. Cette année encore, saisissons-le !

Présentation par Frère Benoît Ente : entré en 2003 chez les Dominicains, le frère Benoît rejoint Lille en 2015 pour vivre en quartier populaire et travailler avec l'équipe de Retraite dans la Ville.

Pour bien accueillir ce temps de Carême, voici

5 témoignages du Carême 2018 sur le thème « Tu m’as relevé »

♦ Père René Luc : aujourd'hui encore, le Seigneur appelle des hommes à devenir les pasteurs de son peuple. Une folie ? Oui. Un signe pour le monde ? Également. Mais aussi une aventure vertigineuse, féconde, pour ceux qui consacrent leur vie à l'Evangile. Le Père René-Luc témoigne.

Relevés par le baptême : lorsqu'ils étaient baptisés, les premiers chrétiens étaient entièrement plongés dans l'eau. Cette tradition continue dans la cathédrale d'Evry où Louise et Hélène ont reçu le baptême, elles témoignent avec Laurence.

Florian Boucansaud : ancien footballeur professionnel, était au sommet de la gloire quand l'Esprit Saint a frappé à sa porte. Et quand l'Esprit de Dieu nous saisit, notre vie en est bouleversée. C'est ce qui est arrivé à Florian. Il témoigne pour nous dans ce film sur la confirmation.

Le sacrement de la réconciliation, guérisseur d'humanité : Il y a des hommes et des femmes qui aiment comme Jésus aime, qui pardonnent comme Jésus a pardonné. Guy Lescanne est de ceux là. Avec Zacharie, il a pris la route du pardon. Son histoire nous fait entrevoir la force immense du sacrement de la réconciliation.

S'engager avec un autre pour toute sa vie, sans savoir ce qui arrivera, sans savoir ce qu'il deviendra dans 20 ou 30 ans ? Voie sans issue ou au contraire chemin de vie où un amour humain et divin se construit jour après jour ? Anne-Charlotte et Guillaume nous partagent leur expérience.


 

« Ta foi t'a sauvée » : thème 2019

Sélection de quelques beaux textes ou témoignages
(Pour avoir tout, inscrivez-vous à Retraite dans la ville, c'est gratuit)

(Pour avoir les textes complets en PDF, cliquez sur la photo corespondante)

Savez-vous que vous avez en vous une force que vous n'imaginez pas ? Votre foi ! Ravivez votre foi avec les méditations quotidiennes des Dominicains.

♦ Dimanche 24 et lundi 25 mars

Estelle : Jeune quarantenaire, expatriée au Moyen Orient et maman d'une petite fille. Elle partage ses gourmandises terrestres et spirituelles sur son blog (www.tellou.com). Membre de la fraternité Pierre Claverie de Paris.

« L’almanach de Michel le jardinier »

« Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas » (Luc 13, 9)

 ... Je me suis demandé pourquoi le maître et le vigneron étaient frustrés de ne pas trouver du fruit sur leur figuier. Mais quand j’ai regardé le mien, la réponse m’est venue : ils l’aiment.
Je ne sais si les plantes ont une âme et répondent aux soins qu’on leur donne, mais je sais que des hommes, même brûlés par la vie, donnent des fruits quand ils sont aimés, choyés. Rien n’est jamais foutu. Mais cela ne suffit pas ! Nous avons besoin de savoir que nous sommes aimés ! Cela peut paraître impossible dans les difficultés.
Pourtant, même dans ces moments nous recevons de la bienveillance.

Apprenons à reconnaître que nous recevons des autres. De Dieu. Puis remercier, louer et reverdir. S’épanouir. Et porter des fruits. Cette reconnaissance de l’amour reçu de Dieu est ce premier pas qui nous sauve. Porter des fruits, c’est donner chair à l’amour, à l’espérance, à la foi.
Quel jardinier suis-je si je ne prends pas soin du jardin de Dieu ? Jardiner les hommes nous demande de la patience et de mettre de côté nos jugements.

Samedi 23

« Savoir donner »

« Ne détourne ton visage d’aucun pauvre,
et le visage de Dieu ne se détournera pas de toi. » (Livre de Tobie 4, 7)

Donner, oui, mais comment, jusqu’où ? Dans son quotidien confortable et insouciant, Sophie est prise sur le vif par une main qui se tend vers elle.
Passée la surprise, elle réagit avec sa foi, son intelligence, son cœur et nous entraîne à sa suite.

Jeudi 21 et vendredi 22 mars

« Pain béni »

« Tu leur donnes la nourriture au temps voulu ; tu ouvres ta main :
tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.
»
(Psaume 144, 15-16)

... C’est en apprenant à remercier que j’apprends à aimer.
Il y a tant de choses que nous recevons chaque jour. Nous ne les voyons plus, car nous les considérons comme acquises : la nourriture, un toit, des amis, et même notre corps. Cette croix sur le pain est un geste simple, une marque de reconnaissance, un signe même de résistance face à l’indifférence. Merci Seigneur !

L’Eucharistie est justement un pain de vie donné. Littéralement, Eucharistie signifie rendre grâce, autrement dit, merci pour la grâce de Dieu. La messe elle-même est un merci adressé à Dieu pour son don le plus grand : le don de lui-même.

« Don du sang, urgent ! »

« Voici comment nous avons reconnu l’amour : lui, Jésus, a donné sa vie pour nous.
Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères. »
(Première lettre de saint Jean 3, 16)

... « Dieu nous a créés pour que nous réalisions de petites choses avec un grand amour », répétait Mère Teresa.
Ces petits dons participent à un plus grand don qui les dépasse : le don de son corps, de son sang par Jésus. La croix est l'accomplissement de sa vie donnée dans les rencontres, les enseignements, les guérisons. Quand un soldat perce le cœur de Jésus sur la croix, « aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau ». Pour les juifs, le sang c'est la vie.

Le Christ continue à donner sa vie, même au-delà de sa mort, dans les sacrements et dans l'Esprit. Il n'était pas obligé de la donner. Il agit librement, sans contrainte. Ce ne sont pas les clous qui ont tenu Jésus sur la croix, écrit Catherine de Sienne, c’est son amour pour nous.
La mort de Jésus n'a aucun sens si on n'y voit pas un don. Il est amour et amour veut dire don de soi envers l'autre. À travers les yeux de la foi, la croix nous ouvre un monde immense, l'amour infini de Dieu. Dieu est défini par le don. Il est Trinité, c'est-à-dire don réciproque d'amour entre le Père, le Fils et l'Esprit. Cet amour se répand dans le monde.
Moi qui croyais que l’amour était en forme de
, je vois maintenant quil forme une .

Mardi 19 et mercredi 20 mars  

« Rien que cinq minutes »

« Je tiens mon âme égale et silencieuse. » (Psaume 130, 2)

... le silence intérieur est la condition de la connaissance de Dieu. Jean Tauler, mystique dominicain, a écrit : « Pour que Dieu parle, il faut se taire. »

C’est la leçon de saint Joseph qui se prépare à écouter le message de Dieu. Dans l’Évangile, il est l’homme du silence. Non pas un silence mort, mais un silence attentif et actif. D'ailleurs, quand cet homme juste reçoit la parole de Dieu, immédiatement « il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit ». Le silence de Joseph est déjà une communion d’amour.

« Coup de bol ! »

« Comme un oiseau, nous avons échappé au filet du chasseur ;
le filet s'est rompu : nous avons échappé.
» (Psaume 123, 7)

La Providence ne veut pas dire que Dieu ne me laissera jamais éprouver le mal, mais que, grâce à Dieu, jamais le mal ne me vaincra. Telle est l'expérience de l'apôtre Paul qui a traversé peines et dangers jusqu'au martyr. « Dieu est fidèle : il ne permettra pas que vous soyez éprouvés au-delà de vos forces. Mais avec l’épreuve, il donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter. »
Voilà la foi qui me sauve : quand le filet m’étouffe, quand le jeu va mal, je continue à croire que la victoire est possible. « La foi que j’aime le mieux, dit Dieu, c’est l’espérance. »

Dimanche 17 et lundi 18 mars

Le frère Matthew Jarvis du couvent de Leicester est de nationalité anglaise. Ordonné en 2016, il est vicaire dans une paroisse et engagé dans la mission auprès des étudiants.

« Lumière, où es-tu ? »

« Je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi
ne demeure pas dans les ténèbres.
» (Jean 12, 48)

 ... En Jésus, Dieu se révèle humble : il se laisse voir, il s'approche doucement de ma propre faiblesse. C’est en lui que la luminosité divine se fait visible, non pour me faire peur, mais pour me faire sortir de mes ténèbres.
En quittant les ténèbres, même peu à peu, je partage la lumière de Dieu, je deviens lumière pour le monde, ma manière de vivre éclaire mes frères et sœurs...

« Soif de Toi »

« Seigneur, donne-moi de cette eau. » (Jean 4, 15)

...Le désir d'une eau matérielle conduit la samaritaine à un autre désir caché en elle, la soif d'eau vive, celle du vrai Dieu. « Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant. » Même une petite soif peut nous conduire sur le bon chemin. Deux pièges sont à éviter : l'indifférence, ne plus même désirer le bien, et la désespérance, croire l'eau vive à jamais inaccessible.
Jésus réveille notre désir, car il est l'infiniment désirable. Au puits et sur la croix, il a soif, car il est animé d’un grand désir. Il veut manger et boire à notre table, entrer en communion avec nous et nous désaltérer de son amour. « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive, [...] de son cœur couleront des fleuves d'eau vive. »

♦ Samedi 16 Mars : « Prier dans le secret »

« Que ma prière devant toi s'élève comme un encens,
et mes mains, comme l'offrande du soir. » Psaume 140, verset 2

Qui peut se prétendre un spécialiste de la prière sinon Jésus ? Tous, nous tâtonnons pour entrer dans cette expérience de relation avec Dieu. Thomas aussi tâtonne. Il nous raconte son initiation drôle et parfois maladroite à la prière silencieuse.

♦ Jeudi 14 et vendredi 15 Mars

« Le roc de la miséricorde »

« Bienheureux les miséricordieux, ils obtiendront miséricorde. » (Matthieu 5, 7)

La miséricorde est le quatrième pied de notre chaise... Ma vocation dans la mission de l’Église consiste à annoncer sans cesse l’amour du Seigneur. Pas n’importe comment ! Communauté, prière, service du prochain s’équilibrent dans la miséricorde.

« Passeur d'éternité »

« Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. » (Matthieu 6, 10)

Sur la terre comme au ciel signifie maintenant comme plus tard. Mais le ciel désigne de manière générale le monde invisible des anges et des saints. En imitant leur vie sur terre, et avec leur aide, nous devenons nous-mêmes des fidèles serviteurs de l'Évangile, des passeurs d'éternité.
Je veux être heureux aujourd'hui, donner la force de vivre aux personnes que je rencontre. À qui sourire ce matin ? En rayonnant cet amour qui vient de Dieu, tu feras venir le ciel sur la terre.
Reste la question de la souffrance...

♦ Mardi 12 et mercredi 13 mars

« Devant ma machine à coudre »

« Quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée. » (Matthieu 6, 6)

... Prie comme tu es. La meilleure méthode pour prier est la tienne, encore faut-il la découvrir. Libère la prière qui est en toi. Ta prière t’appartient et s'accorde à ton tempérament, à ton état de vie. Ne copie pas celle des autres. Tu pries avec ton histoire et surtout avec ton cœur. Tu te présentes devant Dieu en sachant qu'il t'aime tel que tu es...

« Ma trousse de douce compassion »

« Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits de mes frères,
c’est à moi que vous l’avez fait.
» (Matthieu 25, 40)

... Au chevet des personnes malades, j'utilise toujours ma trousse de douce compassion avec ses quatre « P », Présence, Patience, Partage et Prière... Grâce à ma trousse de douce compassion, la personne malade se sent entourée, respectée, considérée et aimée. Les personnes malades sont nos maîtres. Les accompagner est une grâce qui demande toujours de rester humble. Dieu est amour. Il aime le monde à travers chacun de nous, à travers ceux qui manifestent dans le monde Sa compassion.

Dimanche 10 et lundi 11 mars :

Frère Jacques Ambec : le frère Jacques vit au couvent de Toulouse où il accompagne des personnes malades du sida. Il a écrit l'Évangile de la compassion...

« La parabole de la chaise »

« Jésus ne leur disait rien sans parabole. » (Matthieu 13, 34)

  Regardez les chaises, le plus souvent nous en assurons la stabilité au moyen de quatre pieds. Il en est de même dans notre vie chrétienne.
- Le premier pied c'est la communauté chrétienne
- Le deuxième pied reste évidemment la prière
- Le troisième pied nous renvoie au service de notre prochain.
Une chaise pourrait tenir avec trois pieds, mais quand on s’assoit, attention à la chute ! Le quatrième pied équilibre les trois autres, patientez, il vous sera dévoilé jeudi !

« Cœur ouvert »

« Assidus aux instructions des Apôtres, fidèles à la communion fraternelle,
à la fraction du pain et aux prières, tous les croyants vivaient unis
et mettaient tout en commun.
» (Actes des Apôtres 2, 42)

Des enfants du catéchisme ont tout compris. Par le dessin de deux cœurs, ils ont illustré la parole : « Tu aimeras le Seigneur de tout ton cœur. » Tout d'abord, un cœur fermé par des barbelés, prisonnier du repli sur soi, de l'égoïsme et du péché. Puis, un cœur ouvert d’où jaillissent des flèches qui symbolisent le partage, l'ouverture aux autres, la générosité, le don de soi, l'amitié et le pardon. Un seul mot réunit tous ces éléments : l'amour ; les chrétiens d’ailleurs se reconnaissent à l’amour qu’ils ont les uns envers les autres.

Samedi 9 mars : « rester jeûne »

« L’homme ne vit pas seulement de pain. » (Luc 4, 4)

Le jeûne interroge. Et c'était déjà le cas au temps de Jésus.
Dans ce court film de fiction, Sophie nous communique sa joie et son énergie pour nous encourager à oser l'expérience du jeûne.

Jeudi 7 et vendredi 8 mars

« Objectif terre »

« Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! » (Luc 7, 50)

C’est bien d’avoir la foi, de partir sur la lune chercher un désert… encore faut-il garder les pieds sur terre ! Soyons-en certain, une foi qui ferait perdre le sens du réel est incapable de nous sauver. À quatre personnes dans l’Évangile, le Christ affirme : « ta foi t’a sauvé ». Bartimé, l'hémorroïsse, le lépreux samaritain, la femme au parfum...

C’est en parfumant ce qui rattache le Christ au sol, à la terre, qu’elle embaume toute la maison. Ce dont Jean-Baptiste au désert ne s’était pas senti digne, « dénouer la courroie de ses sandales* », elle le fait. Elle touche la nouveauté de l’Évangile en fait. Cette femme découvre que la foi en Jésus Christ ne commence pas par la tête, mais bien par les pieds, le plus terrestre. Et des pieds, elle remonte au cœur.

 

« Eclipse »

« Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même s’il est le Messie » (Luc23, 35)

... Le Vendredi saint, tout s’est assombri : « L’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure, car le soleil s’était éclipsé. »
Au pied de la croix, il y avait de quoi perdre la foi. C’est pourtant là que l’amour de Dieu se révèle dans sa nudité et sa puissance. À l’ombre de la croix, la lumière resplendit. Alors, l’un des bourreaux, le centurion, s’exclame : « Celui-ci était réellement un homme juste. »
À ce centurion, le Christ aurait pu dire : « Ta foi t’a sauvé. » N’est-ce pas ce qu’il veut nous dire aujourd’hui ?

Plantée au cœur de notre marche vers Pâques, la croix habitue nos yeux à la lumière de la résurrection et son ambiance lunaire prépare le soleil pascal...

Mercredi 6 mars, mercredi des Cendres, entrée dans le Carême

Frère Charles Desjobert : : Architecte de formation, il a été ordonné en juillet 2018

Un petit pas pour l’homme… (PDF)

« Dans l'Esprit, Jésus fut conduit à travers le désert. » (Luc 4, 1)

 Les hommes se lancent parfois des défis fous. Il y a cinquante ans tout pile, quelques-uns traversaient l’espace pour atteindre la lune. Vraiment, il fallait y croire et oser.
Alors en ce mercredi des Cendres, je vous propose de revivre l'expérience et d’embarquer pour un désert... en plein ciel. Rassurez-vous, la tablette entre vos mains est bien plus performante que l’ordinateur d’une fusée de l’époque. Aussi n’est-il pas nécessaire de nous barder d’autres appareils ultra-sophistiqués.
Au contraire, ce voyage a pour objectif de nous déconnecter de nos habitudes encombrantes pour nous reconnecter à nos frères et sœurs. Effectuons les dernières mises à jour et comptons sur un puissant propulseur, l’Esprit saint, pour nous conduire à ce désert.
À quoi bon partir pour un désert ? À nos astronautes, comme il dut paraître et vaste et beau et silencieux ce désert, après l’étroitesse et les secousses de la fusée. Face à l'étendue lunaire, toute la technique s’est envolée. Dans nos vies, nous traversons bien des déserts stériles : l’isolement, l’incompréhension, le surmenage aussi… de mornes plaines terrestres aux horizons de sable et de cendre.
Un carême c’est autre chose, un désert en plein ciel. Le Père nous y appelle, car il en sait l’horizon ouvert. Et ça change tout. 
Car pour être franc, Dieu nous entraîne, et bien plus haut, et bien plus loin que la lune. Il fera refleurir nos déserts. Il en fallait des êtres raisonnables, bien déraisonnables, pour filer vers les étoiles.
C’est ça avoir la foi : un projet fou, comme partir en plein ciel. Mais pour se lancer, rassurez-vous, pas besoin de décrocher la lune, un premier pas suffit.
Alors que chaque jour de notre carême soit un petit pas pour l’homme et un grand pas en Dieu.

♦ Introduction « Ta foi t'a sauvé »

Frère Benoît Ente : il rejoint Lille en 2015 pour vivre en quartier populaire et travailler avec l'équipe de Retraite dans la Ville

 Une femme sans doute très belle, pécheresse et connue comme telle, ose entrer dans la maison d'un pharisien pour, au cours du repas, mouiller de ses larmes, essuyer de ses cheveux, baiser de sa bouche, parfumer de ses mains les pieds de Jésus.
Une autre femme souffrant de perte de sang, impure, étrangère de surcroît, ose toucher un homme juif. Quand celui-ci demande qui a fait cela, de nouveau elle surmonte sa crainte et se dénonce.
Un homme, aveugle de naissance, inexistant aux yeux du monde, brave la réprobation de la foule et crie vers Jésus sa détresse.
Un autre homme, lépreux, samaritain, ose suivre le mouvement de son cœur. Il quitte ses 9 compagnons et retourne sur ses pas rendre grâce à un homme juif qui l'a guéri.
A chacun, Jésus a dit " ta foi t'a sauvé." Tous, ils ont osé transgresser les règles de conduites, les règles de pureté, les codes sociaux et les barrières religieuses de leur époque pour s'approcher de Jésus. Ils croyaient en sa hauteur de vue, ils ont espéré qu'il leur ferait justice, qu'il comprendrait leur soif, leur souffrance, leur joie. Ils ont cru que Jésus prendrait publiquement leur défense, même s'il aurait à en payer les conséquences plus tard. Eux, les exclus des banquets, les méprisés, les intouchables, les invisibles ont cru que Jésus serait des leurs et cette foi les a sauvés. Aujourd'hui, ils sont nos guides sur le chemin du salut, que leur foi devienne la nôtre.

Pour nous préparer à la grande fête de Pâques, les frères Charles, Matthew, Jacques, Dominique, Bernard, les sœurs de l'île de la Réunion Marie-Emmanuelle, Marie-Patricia, Marie de l'enfant Jésus, Louis-Marie, les laïcs dominicains Catherine, Cécile, Yacine, Denis et Philippe ont écrit des méditations pour éclairer notre foi. Une mini série vidéo La foi en actes nous donnera des conseils pour la mettre en pratique. Des vidéos en direct sur facebook les mardis soir nous permettront d'en discuter.
Qu'en ce temps de carême, le Seigneur éclaire votre route et guide chacun de vos pas jusqu'au jour de la Résurrection.


La Province de Paris des Carmes Déchaux vous propose une retraite en ligne avec Édith Stein pour marcher vers Pâques jusqu'au 28 avril. Cette retraite a été préparée par le frère Philippe Hugelé du couvent d'Avon avec l'aide du Carmel de Montmartre.

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix est co-patronne de l’Europe. Avant d’entrer au Carmel sous ce nom, Édith Stein a déjà une longue vie de philosophe et de conférencière. Née en Prusse en 1891, juive devenue agnostique, elle mène sa quête de vérité à travers la philosophie et les évènements de sa vie, jusqu’à la découverte du Christ. Baptisée à l’âge de 31 ans, elle devient une intellectuelle catholique remarquable. Interdite d’enseignement par les nazis, elle entre au carmel de Cologne en 1933 puis doit fuir au carmel d’Echt en Hollande en 1939. Arrêtée avec sa sœur, elle meurt au camp d’Auschwitz le 9 août 1942, laissant une œuvre et un message puissants. Pendant ce carême, ses textes et sa vie nourriront notre méditation pour vivre à la suite du Christ un chemin pascal.
 
L’équipe des retraites en ligne
Le ­Carmel de Montmartre, frère Philippe (couvent d’Avon)
frère Jean-Alexandre (couvent d’Avon), Dominique, Raphaëlle et Marie-Noëlle.

Programme du Carême

Thématique de chaque semaine de Carême :

  • Introduction : revenir à la Source
  • Semaine 1 : souviens-toi de la longue marche dans le désert
  • Semaine2 : ne crains pas, crois seulement
  • Semaine 3 : entrer dans le Mystère de Dieu
  • Semaine 4 : vivre de l'Eucharistie
  • Semaine 5 : commencez toujours !
  • Semaine sainte : levez les yeux vers le Crucifié
  • Pâques : mon cœur veille
  • Dimanche de la miséricorde : témoignages
Après une introduction à la retraite envoyée le mercredi 6 mars, vous recevrez chaque vendredi un email hebdomadaire. Vous pourrez télécharger le contenu de la semaine en format word ou PDF (version PC ou mobile). Dans cet email vous trouverez :Un commentaire de la 1ère lecture du dimanche.
  1. Des textes d’Édith Stein avec des pistes de réflexion
  2. Un calendrier pour prier du lundi au samedi avec 6 courtes méditations en images, avec des citations de la Bible et d’Édith Stein, ainsi que des pistes de mise en pratique. (Pour les personnes très « connectées », vous pouvez suivre ce calendrier chaque matin sur notre page Facebook, sur Hozana et sur notre compte Twitter « Carmes de Paris ».)
  3. Une version audio du résumé de la méditation en 3-4 minutes.

♦ Introduction

Comme pour chaque semaine, commentaires de la Parole de Dieu,
textes d’Édith Stein et propositions en cliquant sur la photo


Le carême, c’est un temps pour unifier notre vie dans le Christ qui est la Vérité. Édith Stein écrivait dans une lettre : Qui cherche la vérité cherche Dieu, qu’il en ait conscience ou non.Prenons le temps pendant le Carême de faire la vérité dans notre vie en quittant nos masques et nos personnages. Que la lumière du Christ nous illumine ! Revenons à la Source !

♦ Semaine 1

« Alors tu te réjouiras pour tous les biens que le Seigneur ton Dieu t’a donnés,
à toi et à ta maison.
» (Deutéronome 26, 1-11)

Pour commencer ce Carême, prenons le temps de regarder un peu en arrière : notre société de consommation nous rend amnésiques face aux dons de Dieu. Souvenons-nous de tant de bienfaits reçus, comme Israël au désert, et réjouissons-nous ainsi en relisant les passages de Dieu dans notre vie.
Sainte Thérèse Bénédicte de Croix nous apprend aussi à scruter les signes des temps de notre époque : "Nous vivons aujourd'hui de nouveau en une époque qui a un besoin urgent de ce renouvellement provenant des sources cachées d'âmes unies à Dieu." Il est urgent de retrouver le chemin de Dieu vers la terre promise de notre coeur. Bonne semaine !

Propositions pour prier (pour imprimer : PDF)

Lundi 11 mars : dépasser la rancune
« Tu ne garderas pas de rancune contre les fls de ton peuple. » (Lv 19, 18)
« Nous n’avons pas à juger et nous devons faire confance à la miséricorde insondable de Dieu. » (Lettre du 16 février 1930).La rancune est ce qui ferme le plus le cœur à la grâce. Seigneur, viens m’en délivrer. Pardonner, ce n’est pas effacer le mal, c’est souhaiter que nous nous retrouvions tous, convertis et pardonnés, au dernier Jour.

Mardi 12 mars : le chemin du pardon
« Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons  leurs dettes à nos débiteurs. » (Mt 6, 12)
« Chacun est responsable de son propre salut dans la mesure où il peut être obtenu par la coopération de sa liberté, et non sans elle. Et chacun est en même temps responsable du salut de tous les autres dans la mesure où il a la possibilité  d’implorer la grâce par sa prière pour chacun. » (Liberté et grâce)
Me mettre en route en ce Carême, c’est vouloir être délivré par Dieu et accomplir le bien que je peux. Puis-je vivre chaque rencontre aujourd’hui avec Dieu ? Ou ma solitude comme un temps où Dieu est vraiment là ?

Mercredi 13 mars : crier vers Dieu
« On criera vers Dieu de toute sa force, chacun se détournera  de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence. » (Jonas 3, 8)
« Ce dont j’ai à répondre, j’ai à en répondre devant Dieu. En quoi cela consiste, c’est-à-dire quel est mon devoir, cela, ma conscience me le dit. La suivre est affaire de ma liberté. » (Le château de l’âme)
La miséricorde de Dieu me permet de commencer une vie nouvelle en choisissant Dieu. Cela aboutit à des actes. Est-ce que je vois la route qui s’ouvre devant moi ? Ai-je envie de la suivre ?

Jeudi 14 mars : aimer au quotidien
« Si donc vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses  à ceux qui les lui demandent ! Donc tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi. » (Mt 7, 12)
« Dans des conditions habituelles d’existence, il n’y a aucune autre possibilité de rendre à Dieu amour pour amour qu’en remplissant fidèlement ses devoirs quotidiens jusque dans le moindre détail ; en ne laissant passer aucune occasion de servir les autres par amour. » (Source cachée)
Le Père nous donne son Esprit en surabondance et cet Esprit est rayonnement d’amour. Puis-je accomplir un acte quotidien qui d’habitude me fait « râler » en y mettant beaucoup d’amour, en invoquant l’Esprit ?

Vendredi 15 mars : Le regarder
« Eh bien ! moi je vous dis : tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. » (Mt 5, 22)
« Acquiescer à notre propre impuissance et pauvreté et nous abandonner avec d’autant plus de confance à l’amour tout-puissant, c’est la grande sagesse que nous devons sans cesse pénétrer à nouveau et toujours plus profondément. »
(Lettre à Elly Dursy)
Jésus, le doux, le miséricordieux, nous place devant les exigences radicales de l’Amour divin. Je suis incapable d’accomplir sans Lui ce qu’il demande. Lui le Crucifé qui a aimé totalement, je prends le temps de le regarder, de mendier son Esprit…

Samedi 16 mars : être tel(le) qu’il m’a créé(e)
« Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »  (Mt 5, 48)
« Dieu conduit l’être humain à devenir authentiquement humain. […] La personne qui place sa vie dans la main de Dieu peut être sûre, et elle seule le peut, qu’elle va devenir entièrement elle-même, c’est-à-dire qu’elle va devenir ce que Dieu a conçu pour elle personnellement. » (Vérité et clarté)
Comment être parfait comme Dieu ? Peut-être simplement en me laissant être tel qu’il m’a créé…

♦ Semaine 2


"Abram eut foi dans le Seigneur
et le Seigneur estima qu’il était juste
. " (Genèse 15, 1-18)

La foi, c'est d'abord un chemin comme nous le montre la vie d'Abraham : il y a des étapes et des combats mêlés de crainte, de doute et de confiance.
A travers sa correspondance, Thérèse Bénédicte de la Croix nous fait part de son propre itinéraire de conversion au Christ  et affirme ainsi : "Je suis convaincue que je suis à la place qui est la mienne, je suis reconnaissante d’avoir été conduite sur ce chemin et j’y vais en faisant joyeusement le don de moi-même". Puis-je aujourd'hui dire la même chose ? Ou dois-je encore cheminer pour trouver cette place ? Confiance, ne craignons pas !

Propositions pour prier (pour imprimer : PDF)

Lundi 18 mars : la pépite d’or qui est en moi
« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. » (Lc 6, 36)
« Dieu seul voit l’intérieur du cœur. Il voit ce qui cloche mais il voit aussi la plus petite pépite d’or qui échappe souvent à notre vue et qui n’est jamais totalement absente. Crois à cette pépite en chaque être humain… » (Lettre à Elly Dursy)
Être capable de miséricorde, croire qu’il y a une pépite d’or en chacun, moi compris… Puis-je trouver et nommer cette pépite ?

Mardi 19 mars : se confer à saint Joseph
« C’est donc par la foi qu’on devient héritier ; ainsi c’est un don gratuit, et la promesse demeure valable pour tous les descendants d’Abraham… » (Romains 4, 16)
« Toi, le patriarche de la foi à l’égal d’Abraham, Fort dans ta simplicité d’enfant, auteur de prodiges, Par la force de ton obéissance et la pureté de ton cœur, Bouclier du saint Temple de la Nouvelle Alliance, Sois son protecteur et veille sur nous, Ô saint Joseph ! » (Poésie)
Au milieu du Carême, l’Église place devant nos yeux la fgure de Joseph. Il a su tout quitter pour obéir à la Parole de Dieu. Sa foi est pour nous un modèle. Seigneur, augmente en nous la foi !

Mercredi 20 mars : être à sa place
« Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? » (Mt 20, 22)
« Je suis convaincue que je suis à la place qui est la mienne, je suis reconnaissante d’avoir été conduite sur ce chemin et j’y vais en faisant joyeusement le don de moi- même, sans aucune trace de ‘résignation’. » (Lettre du 29 novembre 1925)
Souvent, je prie pour obtenir quelque chose que je trouve bien pour moi, pour changer de place dans le monde. Mais je me trompe assez fréquemment. Jésus nous interpelle avec vigueur : la prière, c’est demander mais aussi s’ouvrir à la volonté du Père.

Jeudi 21 mars : la mesure de l’amour
« Ils ont Moïse et les prophètes : qu’ils les écoutent ! » (Lc 16, 29)
« Notre amour envers le prochain est la mesure de notre amour pour Dieu. »
(Science de la croix)
Rejoindre une personne dans le besoin, quel que soit son besoin. Le ferai-je aujourd’hui ? Si je ne laisse pas l’autre me déranger, il est probable que je ne laisserai pas Dieu me déranger…

Vendredi 22 mars : accueillir le salut de Jésus
« Ils respecteront mon fls. » (Mt 21, 37)
« Christ est puissance de Dieu et sagesse de Dieu non seulement comme envoyé de Dieu, Fils de Dieu et Dieu lui-même mais comme crucifé. Car la mort sur la croix est le moyen de rédemption qu’a inventé la sagesse insondable de Dieu. » (Science de la croix)
Dieu n’est pas naïf : nous n’avons pas respecté son Fils, il fut torturé sur la croix.
Suis-je conscient d’être bénéfciaire de la mort d’amour de Jésus assumée par le Père ?

Samedi 23 mars : me réjouir de l’œuvre de Dieu
« Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller…mangeons et festoyons car mon fls que voilà était mort, et il est revenu à la vie. » (Lc 15, 22.24)
« La puissance rédemptrice : c’est la force d’éveiller à la vie ceux en qui la vie divine s’était éteinte du fait du péché. » (Science de la croix)
Dieu montre sa puissance quand il nous revêt de sa miséricorde. Il veut nous donner tout ce qui est à lui, et surtout cette puissance de l’amour qui donne vie aux autres. Est-ce que je sais faire la fête et me réjouir avec d’autres de l’œuvre de Dieu ?

♦ Semaine 3


Dieu dit à Moïse : «Tu parleras ainsi aux fils d’Israël :
“Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : JE-SUIS”. »
(Exode 3, 1-15)

Moïse est ébloui par la lumière diffusée par un buisson étrange qui brûle sans se consumer... C'est alors que Dieu révèle son nom : "Je suis qui je suis". Nom mystérieux qui nous invite à aller vers la profondeur !
C'est en quelque sorte l'expérience d’Édith Stein qui affirme quelques années après son baptême :"C’est un monde infini qui s’ouvre d’une manière absolument nouvelle, lorsque l’on commence à vivre vers l’intérieur et non vers l’extérieur." Nous aussi, pendant ce Carême, prenons le temps d'aller vers l'intérieur de nous-mêmes pour entrer dans le Mystère de Dieu et nous découvrir en vérité ... C'est un voyage étonnant !

Propositions pour prier (pour imprimer : PDF)

Lundi 25 mars : Annonciation : apprendre la juste obéissance
« Je suis la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. Alors l’ange la quitta. »  (Lc 1, 28)
« Cette obéissance parfaite (à Dieu), la Vierge la pratiquait, car elle se disait la servante du Seigneur et l’était en vérité, mettant à la disposition du Seigneur toutes ses forces pour le servir. » (Source cachée)
L’obéissance a mauvaise presse. Je dois toujours discerner objectivement car j’ai rarement un ange devant moi. Mais une fois que l’ange quitte Marie, elle prend l’initiative d’aller aider sa vieille cousine. La véritable obéissance donne le goût de l’initiative, du petit « plus » dans le service de Dieu et du prochain…

Mardi 26 mars : un amour sans frontière
« Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas à ton tour avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ? »  (Mt 18, 31-32)
« L’amour du Christ ne connaît aucune frontière, il n’a pas d’éclipse, il ne s’effraie pas de la laideur ou de la saleté. Il est venu par amour des pécheurs et non des justes. Et si l’amour du Christ vit en nous, nous faisons comme lui et nous allons chercher la brebis perdue. » (Le mystère de Noël)
Jésus nous met devant une exigence divine impossible à nos yeux parfois. Ne nous y trompons pas : c’est l’Esprit  du Christ, l’Amour du Christ en nous, qui peut nous rendre capables d’un amour sans limite.

Mercredi 27 mars : la demeure de Dieu
« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les prophètes : je ne suis pas venu abolir mais accomplir. » (Mt 5, 17)
« À la place du Temple de Salomon, le Christ a bâti un temple de pierres vivantes, la communion des saints. (La prière de l’Église)
Toute la Parole de Dieu montre que le Seigneur est en quête d’un lieu où son Esprit, son Amour, peut reposer (Gn 1). Du Temple de Jérusalem au Cœur de Jésus, qui est le lieu parfait où repose l’Esprit. Agrégé à Lui, nous formons le Temple annoncé, la communion des saints (Ap 21). En Lui, avec nous en Lui, tout est accompli.

Jeudi 28 mars : répondre à Dieu
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert, Comme au jour de tentation et de défi, Où vos pères m’ont tenté et provoqué »  (Ps 94)
 « Il y a en chaque être humain un lieu libre de tout lien terrestre, un lieu qui ne vient pas des autres et qui n’est pas déterminé par les autres. Là, il se trouve seul devant Dieu.
C’est l’intériorité de l’âme, le je absolument individuel et libre, le je personnel.»
(De la personne humaine)
 Je suis devant Dieu et je dois lui donner une réponse. Non par la parole seulement mais par mes actes. Je prends un petit temps de solitude pour me mettre devant Lui.

Vendredi 29 mars : le commandement de l’amour
« Tu n’es pas loin du Royaume des Cieux. » (Mc 12, 34)
« Tout l’enseignement de Jésus peut être compris comme l’interprétation des comman- dements et des préceptes de la Loi dans le sens du commandement de l’amour. »
(La formation des jeunes)
Amour de Dieu et amour du prochain ne font qu’un. Si je vois double, c’est un problème de vue ! Aujourd’hui ai-je l’idée d’un acte concret d’amour envers mon prochain ? 

Samedi 30 mars : soyons lucides !
« Mon Dieu, je te rends grâce car je ne suis pas comme les autres hommes. » (Lc 18, 11)
« Il y a une raison à ce que Dieu trouve son seul agrément à l’amour : toutes nos œuvres et nos efforts appliqués ne sont à ses yeux qu’un pur zéro.
Nous ne pouvons rien lui donner, il n’a besoin de rien et ne réclame rien. Il ne veut qu’une seule chose : l’amour ».  (Science de la croix)
Nous sommes souvent des pharisiens voulant servir Dieu … et en tirer gloire… Puissions-nous le faire en admirant de plus en plus le bien que font les autres, pécheurs notoires ou non…


 

Carême 2019 avec youPRAY est une retraite en ligne gratuite : il suffit de vous inscrire et vous recevrez un mail par jour avec un starter de prière (petit programme audio court d'environ 10 minutes qui vous aide à démarrer votre prière).
Selon les jours :

  • L’Évangile du jour médité accompagné d’un chant
  • Une dizaine de chapelet avec un saint
  • La playlist de louange du jour
  • Une mini-retraite à la maison
  • Et bien d’autres surprises !

En voiture, dans le train ou le métro, en allant au boulot, en faisant la vaisselle ou votre jogging, appuyez sur Play, laissez-vous guider et expérimentez la puissance de la prière dans votre vie.
Cette retraite vous permettra de découvrir en avant-première des programmes de l’application de prière youPRAY qui sortira dans quelques semaines.

Avec qui allez-vous prier concrètement ?

Selon les programmes et les jours, vous prierez avec:

  • Des papes : le pape François, Benoît XVI…
  • Des saints : Charles de Foucauld, Mère Teresa, Louis et Zélie Martin, Padre Pio…
  • De grands témoins : P. Raniero Cantalamessa, P. Joseph-Marie Verlinde, P. Etienne Méténier, P. Jacques Philippe, Olivier Belleil...
  • Des artistes : Glorious, Taizé, les communautés de l’Emmanuel et des Béatitudes, les Fraternités Monastiques de Jérusalem, Exo, Dei Amoris Cantores…

youPRAY a remporté en 2018 le prix Oremus du groupe Bayard, et a été lauréat de l'événement Pitch My Church qui promeut les meilleurs innovations digitales chrétiennes.

♦ Samedi 9 mars

Répondre à un appel

Introduction :
Pour démarrer notre retraite, nous considérons un aspect essentiel de la prière : toute prière est d’abord une réponse à un appel.

Méditation du père Jacques Philippe :
La première chose qui doit nous motiver et nous encourager pour entrer dans une vie de prière, c’est que Dieu lui-même nous y invite. L’homme cherche Dieu, mais Dieu le recherche bien davantage. Dieu nous appelle à le prier, car depuis toujours, et bien plus que nous ne l’imaginons, il désire ardemment entrer en communion avec nous.

Le fondement le plus solide de la vie de prière, ce n’est pas notre propre recherche, notre initiative personnelle, notre désir (ils ont leur prix, mais peuvent parfois faire défaut), le fondement le plus solide de la vie de prière c’est l’appel de Dieu...

Suite en cliquant ICI

Résolution du jour :
Aujourd’hui et rien que pour aujourd’hui, je penserai aussi souvent que possible que Dieu m’aime, qu’il est heureux lorsque je prends quelques secondes au milieu de mes activités pour penser à lui et me confier à lui.

♦ Samedi 16 mars

Mettre Dieu à la première place

Introduction :
Dans cette deuxième journée de notre retraite, nous cherchons à avancer un peu plus dans la prière. Lorsque je prie, Dieu peut prendre la première place dans ma vie.

Méditation du père Jacques Philippe :
L’existence humaine ne trouve sa plénitude d’équilibre et sa beauté que si Dieu en est le centre. « Dieu premier servi ! », disait sainte Jeanne d’Arc. La fidélité à la prière permet de garantir, de manière concrète et effective, ce primat de Dieu. Sans elle, la priorité donnée à Dieu risque de n’être qu’une bonne intention, voire une illusion...

Donner à Dieu un primat absolu par rapport à toute autre réalité (travail, relations humaines, etc.) est le seul moyen d’instaurer un rapport juste avec les choses, dans un vrai investissement et une saine distance qui permet de sauvegarder une liberté intérieure et l’unité de sa vie. Sinon, on tombe dans une indifférence, une négligence ou, au contraire, un attachement, un envahissement, une dispersion, des inquiétudes inutiles.

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Résolution du jour :
Ce soir, avant de me coucher, je prendrai cinq minutes pour remercier Dieu d’être le vrai centre de ma vie. Je lui remettrai tout ce qui a fait cette journée : le bien que j’ai accompli pour lui rendre grâce, les difficultés que j’ai rencontrées pour invoquer son aide, mes fautes et imperfections pour lui demander pardon. Ainsi, tout ce qui a fait ma journée trouve son achèvement en Dieu. Et je m’endormirai en paix, confiant en sa miséricorde.

♦ Vendredi 22 mars

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 21, 33-43.45-46)
(Parabole de la vigne)

Extrait de la méditation du Père Etienne Méténier :
Il est venu non pour punir mais te bénir...

La vigne a été comme dérobée à son auteur, et avec une patience inépuisable, Il a cherché à la reconquérir. Il a finalement résolu de se donner en venant « en personne nous sauver » (Is 35,4), pour payer par lui-même et à nous-mêmes le rachat de ce qui lui appartenait déjà.

Nous avons ainsi été excessifs dans l'avidité, Lui encore plus dans la générosité ;
obstinés dans le refus, Lui dans le salut proposé ;
opiniâtres comme pécheurs, Lui comme Sauveur ;
irréductibles comme malfaiteurs, Lui comme Rédempteur ;
acharnés dans la dureté, Lui dans la bonté ;
immodérés dans la vanité, Lui dans l'humilité ;
effrénés dans la raideur, Lui dans la douceur ;
extravagants dans l'attention à soi, Lui dans le don total de soi ;
humainement démesurés dans l'égocentrisme, Lui divinement dans l'Amour ;
nous exagérons dans la malveillance, Lui dans la patience ;
nous persévérons dans la révolte absurde, Lui dans Sa Miséricorde, qui semble encore plus insensée car gratuite.


Il est venu non pour punir mais te bénir ; non pour forcer mais inviter ; non pour violenter mais appeler ; non pour écraser mais te soigner ; non pour juger mais aimer, non pour punir mais pour séduire ton âme. 

Texte complet en cliquant ICI

♦ Samedi 23 mars

Prier gratuitement

Introduction :
En ce troisième jour de notre retraite, nous demandons au Seigneur de continuer son œuvre à travers ce temps que nous prenons chaque jour avec lui. Nous méditons aujourd’hui sur une qualité essentielle de la prière : la gratuité.

Méditation du père Jacques Philippe :
La fidélité à la prière est précieuse car elle nous aide à préserver dans notre vie l’aspect de gratuité. Prier c’est perdre son temps pour Dieu. À la base, il s’agit d’une attitude d’amour gratuit.
Ce sens de la gratuité est bien menacé aujourd’hui où tout est pensé en termes de rentabilité, d’efficacité, de performance. L’amour vrai ne peut pas se cantonner dans la catégorie de l’utile. L’évangile de Marc, quand il raconte l’institution des Douze, nous dit que Jésus les a choisis d’abord « pour être avec lui » (Mc 3, 14). Et ensuite seulement pour partager ses tâches : prêcher, chasser les démons, etc. Nous ne sommes pas uniquement des serviteurs, nous sommes appelés à être amis, dans une vie et une intimité partagées, au-delà de tout utilitarisme.

Prier c’est passer gratuitement du temps avec Dieu, pour la joie d’être ensemble. C’est aimer, car donner son temps c’est donner sa vie. L’amour n’est pas d’abord faire quelque chose pour l’autre, c’est lui être présent. La prière nous éduque à être présents à Dieu, dans une simple attention aimante...

Suite en cliquant ICI

Résolution du jour :
Aujourd’hui et rien que pour aujourd’hui, je prendrai un temps gratuit avec Jésus.
Pendant ce temps, je reste quelques minutes en silence et j’entends Jésus me dire : « Je ne t’appelle plus serviteur, mais ami. » Je me laisse toucher par cette parole, qui vient me rejoindre dans l’intimité de ma relation avec Lui et qui m’invite à ne plus vivre en serviteur, mais en ami de Jésus. « Je ne t’appelle plus serviteur, mais ami. »


 

40 jours avec les chrétiens qui souffrent

« Le Carême, occasion providentielle de conversion, nous aide à contempler cet étonnant mystère d'amour. » Saint Jean-Paul II

Chers amis,

En ce mercredi des Cendres, nous entrons dans un temps de préparation à de nouveaux commencements, un temps de combat spirituel, un temps pour laisser le Christ nous habiter et nous laisser guider par l'Esprit Saint. Pour votre Carême, nous vous proposons de vivre 40 jours aux côtés de témoins de l'Église souffrante.

En vous inscrivant, chaque semaine, vous pourrez :

- découvrir un témoignage à travers la vidéo et le portrait d'une religieuse d'un pays où l'Église est en détresse,

- prier aux intentions qu'elle vous confie,
- réaliser un effort de Carême en union avec les chrétiens de son pays.

Marc Fromager Directeur de l'AED

♦ Première semaine : Pérou et le témoignage de Soeur Graciana

♦ Deuxième semaine : Prendre soin des orphelins

au Kazakhstan avec sœur Rita

♦ Troisième semaine : Prendre soin des enfants handicapés

en Syrie avec sœur Samia


♦ Méditation du Mercredi des Cendres

... Pour retrouver la route, aujourd’hui nous est offert un signe : des cendres sur la tête. C’est un signe qui nous fait penser à ce que nous avons en tête. Nos pensées poursuivent souvent des choses passagères, qui vont et viennent. La légère couche de cendres que nous recevrons est pour nous dire, avec délicatesse et vérité : des nombreuses choses que tu as en tête, derrière lesquelles chaque jour tu cours et te donne du mal, il ne restera rien. Pour tout ce qui te fatigue, de la vie tu n’emporteras avec toi aucune richesse. Les réalités terrestres s’évanouissent, comme poussière au vent. Les biens sont provisoires, le pouvoir passe, le succès pâlit. La culture de l’apparence, aujourd’hui dominante, qui entraîne à vivre pour les choses qui passent, est une grande tromperie. Parce que c’est comme une flambée : une fois finie, il reste seulement la cendre. Le Carême est le temps pour nous libérer de l’illusion de vivre en poursuivant la poussière. Le Carême c’est redécouvrir que nous sommes faits pour le feu qui brûle toujours, non pour la cendre qui s’éteint tout de suite; pour Dieu, non pour le monde ; pour l’éternité du Ciel, non pour la duperie de la terre ; pour la liberté des enfants, non pour l’esclavage des choses. Nous pouvons nous demander aujourd’hui : de quel côté suis-je ? Est-ce que je vis pour le feu ou pour la cendre ?...

Texte complet en cliquant sur la photo

♦ Méditation proposée sur le texte de la Transfiguration

Texte des JMJ du Brésil, proposé par youPray, extrait :

... Dans l’Évangile nous avons entendu la réponse : le Christ. « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi, écoutez-le ! » Jésus est celui qui nous porte Dieu et qui nous porte à Dieu, avec lui toute notre vie se transforme, se renouvelle et nous pouvons regarder la réalité avec un regard nouveau, du point de vue de Jésus, avec ses yeux à lui (Cf. Lettre enc. Lumen fidei, n. 18). C’est pourquoi je vous dis aujourd’hui, à chacun d’entre vous, avec force : « mets le Christ » dans ta vie, et tu trouveras un ami en qui te fier toujours ; « mets le Christ » et tu verras croître les ailes de l’espérance pour parcourir avec joie la route de l’avenir ; « mets le Christ » et ta vie sera pleine de son amour, elle sera une vie féconde. Parce que nous voulons tous avoir une vie féconde, une vie qui donne vie aux autres...

Texte complet en cliquant sur la photo