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Entrée en catéchuménat de Sarah, Kassandra, Honorine et Emmanuel, le dimanche 9 décembre à la messe de 18h30.

C'est vers le fond de l'église, afin de faire leur entrée dans la communauté paroissiale, qu'ils sont accueillis en présence de M. l'abbé Biespéré, aumônier diocésain du catéchuménat.

 

Devant l'autel, ls ont alors été marqués du signe de la Croix de Jésus Christ
par ceux qui les ont accompagnés, afin de s'ouvrir pour mieux accueillir le Seigneur, en vivre
et avoir sa force pour continuer ce beau chemin qu'ils ont commencé.

Ils ont ensuite reçu une petite croix pour marquer ce moment.

  

Extrait : « ... Qu'est-ce que la JOIE ? C'est la joie du travail de Dieu, et nous voyons le travail de Dieu dans Sarah, Kassandra, Honorine et Emmanuel. Si nous voulons nous-mêmes connaître la vraie joie, la joie chrétienne, la joie de Dieu, à nous de voir ce qu’il y a de positif, de bien, de beau, de bon en nous, chez les autres, dans l’Église, dans le monde, dans toute l’histoire humaine. Mais pour que notre joie soit parfaite, il faut encore aller plus loin, il faut être capable de voir Dieu à l’œuvre, au travail dans tout ça, comme St Paul le fait. Paul ne dit pas seulement aux Philippiens : « C’est bien ce que vous faites », il leur dit : « si vous êtes ainsi, c’est grâce au beau travail de Dieu en vous ! Et ça me comble de joie ! »
Dans notre société, il y a de tels élans de générosité (Téléthon, Banque alimentaire...) mais, comme Saint Paul il faut y reconnaître le travail de Dieu, car l'homme est capable du pire, on l'a vu récemment... Nos contemporains ont perdu le sens de la vie... il faut acheter !...
Ce qui nous met dans la joie, c'est aussi le rayonnement du Pape François, son action dans l’Église ; son message de paix, de réconciliation est bien accueilli partout alors que la violence sauvage se déchaîne : comment ne pas y reconnaître le beau travail de Dieu, comme ce soir où nous sommes là, librement, par conviction, parce que nous savons que Dieu est là.
Notre joie, c’est donc la joie de voir et d’expérimenter le travail de Dieu, mais c’est aussi, comme pour Saint Paul, la joie de travailler ensemble pour la foi et l’annonce de l’Évangile : Tout au long de ses lettres, l’Apôtre dit, répète sa joie de travailler dur pour le Christ, de mener le bon combat de la foi mais quand il fait ce travail avec d’autres, comme avec les Philippiens, quand il sent que d’autres sont en communion avec lui pour ce travail de la mission, alors sa joie est d’autant plus grande, il est comblé de joie. Tout au long de ses lettres, Paul nous parle de sa joie.
Nous sommes heureux de célébrer le Christ ensemble, mais si nous intensifions nos efforts, notre travail missionnaire pour annoncer l’Évangile à ceux qui ne sont pas là, comme chez St Paul, notre joie décuplera... Même si c'est dur, essayons de parler de notre foi à quelqu'un qui ne l'a pas.

Dieu travaille, nous devons ensemble travailler pour Dieu, mais attention il y a un autre travail qu’il ne faut pas oublier, peut-être le plus important, et Jean Baptiste nous le rappelle dans l’Évangile de ce dimanche : c’est le travail sur nous-mêmes, ce que la Bible appelle « la conversion ». « Il parcourut toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés ». Se convertir, c’est faire en soi ce travail spirituel, c’est ouvrir en soi ce vaste chantier spirituel de déblaiement, de redressement, d’aplanissement qui permettra au Christ de venir nous remplir de son Amour, de sa Paix, de sa Joie, de sa Plénitude !
Comment faire ce travail sur nous ? Eh bien, avec l’aide de l’Esprit Saint, voir où nous en sommes avec le Christ. Je vais donner quelques exemples de travail possible ! Quel regard avons -nous sur les gilets jaunes ? Manque d'espérance profonde qui remplisse les cœurs et les âmes, soif d'être aimé, reconnu, d’être pris en compte... mais n'y a-t-il pas aussi la peur de la mort car notre monde meurt, assoiffé d’une espérance que l’individualisme et la course à la consommation ne comblent pas. Les biens matériels sont devenus des idoles, synonymes de bonheur. L’oubli de Dieu nous laisse déboussolés et enfermés dans l’individualisme et le chacun pour soi.  Qui de nous n’est pas complice de cela ?
Jean-Paul II nous avait posé la question " France, qu'as-tu fait de ton baptême ? "
Travaillons pour déblayer nos "montagnes", celles que nous nous faisons... Exemples : si nous sommes écrasés par les soucis, les peurs face à nos problèmes... travaillons notre confiance dans le Christ en lui remettant tous nos fardeaux... Si nous sommes en train de plonger dans les ravins de la tristesse, du découragement, travaillons notre foi pour qu’elle nous aide à voir le bien, le beau, le bon, le positif... Si nous glissons dans les ravins de la paresse et du laisser-aller, réveillons notre motivation et notre énergie et travaillons notre volonté et notre courage pour remonter la pente. si égoïsme et orgueil enflent comme une montagne, travaillons notre cœur, notre générosité et notre humilité pour faire passer les autres avant nous-mêmes, en leur rendant service très simplement ! Si nous avons tendance à avancer dans nos affaires par des chemins tortueux en n’étant pas clairs, en trichant, en « magouillant » travaillons notre honnêteté, notre franchise, pour rester vrais et sincères pour marcher droits dans toute notre vie ! Si nous compliquons trop les choses autant sur le plan humain que spirituel travaillons notre simplicité et notre cœur pour garder un cœur d’enfant et aplanir ainsi tout ce qui nous empêche d’avancer !

Donc travaillons sur nous, travaillons avec les autres, travaillons notre cœur et ouvrons-nous au travail de Dieu en nous et partout. : " C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion. " (Luc 15) »

(Texte "écrit" complet)

Une belle prière pour les quatre catéchumènes a suivi.

Un grand merci à chacun car les catéchumènes sont de beau témoins
du travail de Dieu en chacun.

Merci aussi à Marie-Emmanuelle donc la voix nous transporte et accompagne notre prière,
que ce soit dans le psaume ou les autres chants.

Les catéchumènes et l'abbé Biespéré ont ensuite signé le registre.