Les grands personnages historiques ne manquent pas dans la paroisse, et les nuits d'été, comme celles de la période de Noël, ont habillé la façade de l'église Saint Jacques et la cour du château pour nous conter le fabuleux destin de Bernadotte, né à Pau et devenu roi de Suède, ainsi que celui du roi Henri IV. 

Le fabuleux destin de Bernadotte

Un destin hors norme : un soldat devenu roi de Suède

Ville natale d’Henri IV, le plus populaire des rois français, Pau est également le berceau de Bernadotte. Dernier d’une famille de cinq enfants, le jeune Jean- Baptiste a vu le jour le 26 janvier 1763, au 8 rue Tran, à quelques mètres de l’église Saint-Jacques. Son père Henri, procureur, le destinait à des études de droit qu’il ne goûtait guère. Aussi à la mort de ce dernier, Bernadotte s’engagea comme simple soldat dans le régiment Royal Marine.

À 17 ans, il était loin d’imaginer que la Révolution française allait lui permettre de mener une extraordinaire carrière et d’accéder en 1794 au grade de général de brigade. En 1797, il se retrouve sous les ordres de Napoléon Bonaparte avec lequel il ne s’entend guère. Il refuse de participer un an plus tard au coup d’état du « 18 brumaire » au cours duquel Napoléon s’empare du pouvoir.

À l’écart des affaires du pays, il participe à de grandes batailles. Grâce à sa générosité envers des prisonniers suédois, il est élu en 1810 prince héritier de Suède. Adopté par le roi Charles XIII, à la mort de son père adoptif en 1818, il devient roi sous le nom de Charles XIV Jean de Suède…

Encore aujourd’hui, ses descendants règnent sur le grand pays scandinave.

En image ou en vidéo grâce à :

Conception, écriture, voix du narrateur : Thierry Chenavaud
Images : Anne Laure Coulibaly
Post production : Charles Baldassarra / Ambiances sonores : Tom
Production : enluminures (qui est aussi connue, entre autres, pour la Fête des Lumières à Lyon)

Quelques belles images de ce récit aux multiples couleurs et pleines de détails
et pourquoi pas, après avoir écouté le récit, un moyen d'exercer sa mémoire
et de retrouver quelques unes des étapes importantes de Bernadotte...

 

A suivi une version en anglais

Henri IV

Beaucoup de monde dans la cour du château à chaque son et lumière sur Henri IV

mais aussi beaucoup de rois sur les murs car le roi Béarnais s'inscrit dans cette suite de rois.

Petit résumé sans prétention, avec justes quelques repères pour suivre les images.
(pour en savoir plus, cliquer ICI) :

Henri IV, dit « le Grand »2, né Henri de Bourbon le à Pau et assassiné le à Paris, est roi de Navarre sous le nom de Henri III de Navarre (de 1572 à 1610), puis roi de France sous le nom de Henri IV de France (de 1589 à 1610), devenant à ce titre le premier roi de France issu de la maison capétienne de Bourbon. Il cumule ainsi les dignités de roi de France et de Navarre.

Henri est le fils de Jeanne d'Albret, reine de Navarre (elle-même fille de Marguerite d'Angoulême et nièce de François Ier), et d'Antoine de Bourbon, chef de la maison de Bourbon, descendant du roi Louis IX et premier prince du sang. En vertu de la « loi salique », cette filiation fait d'Henri de Bourbon l'un des successeurs naturels des rois de France de la maison de Valois.

Bien que baptisé catholique à sa naissance, il s'implique dans les guerres de Religion en tant que prince du sang, roi de Navarre et chef protestant. Il abjure sa foi huguenote à l'occasion du massacre de la Saint-Barthélemy en 1572, puis redevient protestant en 1576 après sa fuite de la cour de France.

En 1584, il devient l'héritier légitime du trône conséquemment à la mort du duc François d'Anjou, frère cadet et héritier du roi Henri III de France. Les troubles religieux s'exacerbent, notamment sous la pression de la Sainte Ligue qui refuse de voir un huguenot monter sur le trône. L'avènement d'Henri IV survient pourtant en 1589, après l'assassinat du dernier souverain Valois par un moine ligueur.

Pour être accepté comme roi de France, Henri IV poursuit la guerre contre la Ligue, finit par se reconvertir au catholicisme et signe l'édit de Nantes, traité de paix qui tolère dans certaines limites le culte protestant, mettant ainsi fin à deux décennies de guerres de Religion.

Alors qu'il prépare une guerre contre l'Espagne, il est assassiné le par un fanatique charentais, François Ravaillac, rue de la Ferronnerie à Paris.

Le 13 décembre 1953,
Jeanne d'Albret donne naissance au petit Henri qui fut baptisé catholique.

 

Henri passe une partie de sa petite enfance dans la campagne de son pays au château de Coarraze. Il fréquente les paysans au cours de ses parties de chasse , et acquiert le surnom de « meunier de Barbaste ». Fidèle à l'esprit du calvinisme, sa mère Jeanne d'Albret prend soin de l'instruire dans cette stricte morale, selon les préceptes de la Réforme.

À l'avènement de Charles IX en 1561, son père Antoine de Bourbon l'amène vivre à la cour de France. Il y côtoie le roi et les princes de la maison royale qui sont de son âge. Ses parents s'opposent sur le choix de sa religion, sa mère désirant l'instruire dans le calvinisme, et son père dans le catholicisme.

En 1572, succédant à sa mère Jeanne d'Albret, Henri de Navarre devient roi de Navarre sous le nom de Henri IIIc. Le 18 août 1572, il est marié à Paris à la sœur du roi Charles IX, Marguerite de Valois (davantage connue à partir du XIXe siècle sous le sobriquet romancé de « reine Margot »). Ce mariage auquel s'était opposée Jeanne d'Albret dans un premier temps, a été arrangé pour favoriser la réconciliation entre catholiques et protestants. Comme Marguerite de Valois, catholique, ne peut se marier que devant un prêtre, et que Henri ne peut entrer dans une église, leur mariage fut célébré séparément, l'époux demeurant sur le parvis de Notre-Dame.

S'ensuivent plusieurs jours de fête.

Cependant, dans un climat très tendu à Paris, et à la suite d'un attentat contre Gaspard de Coligny, le mariage est suivi quelques jours plus tard du massacre de la Saint-Barthélemy qui fera entre 10 000 et 30 000 assassinats sur la France entière, selon les sources. 

Épargné par les tueries du fait de son statut de prince du sang, Henri est contraint quelques semaines plus tard de se convertir au catholicisme.

Assigné à résidence à la cour de France, il se lie politiquement avec le frère du roi François d'Alençon et participe au siège de La Rochelle (1573).
Après sa participation aux complots des Malcontents, il est retenu prisonnier avec le duc d'Alençon au donjon de Vincennes (avril 1574). La clémence du roi lui évite la peine de mort mais il reste retenu à la cour. À l'avènement de Henri III, il reçoit à Lyon un nouveau pardon du roi et participe à la cérémonie de son sacre à Reims.

Le , par un « coup de majesté », le roi de France fait assassiner le duc Henri de Guise. Le changement de la donne politique pousse les souverains de France et de Navarre à se réconcilier. Les deux rois se retrouvent au château de Plessis-lèz-Tours et signent un traité le 30 avril 1589. Alliés contre la Ligue qui contrôle Paris et la plus grande partie du royaume de France, ils parviennent à mettre le siège devant Paris en juillet. Le 1er août 1589, avant de mourir le lendemain des blessures que vient de lui infliger le moine fanatique Jacques Clément, le roi Henri III reconnaît formellement son beau-frère et cousin issu de germain le roi de Navarre comme son successeur légitime, et celui-ci devient le roi Henri IV.
Pour Henri IV commence la longue reconquête du Royaume, car les trois quarts des Français ne reconnaissent pas pour roi un noble protestant. Les catholiques de la Ligue refusent de reconnaître la légitimité de cette succession...

Encouragé par l'amour de sa vie, Gabrielle d'Estrées, et surtout très conscient de l'épuisement des forces en présence, tant au niveau moral que financier, Henri IV, en fin politique, choisit d'abjurer la foi calviniste. Le 4 avril 1592, par une déclaration connue sous le nom d'« expédient », Henri IV annonce son intention d'être instruit dans la religion catholique.

Henri IV abjure solennellement le protestantisme, le 25 juillet 1593 en la basilique Saint-Denis.

Au début de 1594, Henri IV assiège avec succès Dreux puis il est sacré le 27 février 1594 en la cathédrale de Chartres : il est l'un des trois rois de France sacrés ailleurs qu'à Reims et Paris, qui étaient en effet tenus par l'armée de la Ligue. Son entrée dans Paris le , où il distribue des billets exprimant son pardon royal et, pour finir, l'absolution accordée par le pape Clément VIII le , lui assurent le ralliement progressif de toute la noblesse et du reste de la population, malgré des réticences très fortes des opposants les plus exaltés, tel ce Jean Châtel qui tente d'assassiner le roi près du Louvre le . Il bat de manière définitive l'armée de la Ligue à Fontaine-Française.

En 1595, Henri IV déclare officiellement la guerre à l'Espagne. Il s'agit d'une stratégie habile faisant des derniers ligueurs, soutenus financièrement par Philippe II, des traîtres. Le roi éprouve alors d'énormes difficultés à repousser les attaques espagnoles en Picardie.

Après avoir soumis la Bretagne, ravagé la Franche-Comté et repris Amiens aux Espagnols, le 13 avril 1598, Henri IV signe l’édit de Nantes qui met en place une paix entre protestants et catholiques. Nantes est la ville où siège le gouverneur de Bretagne et dernier ligueur, le duc de Mercœur, dont Henri a acheté le ralliement. Au total, les ralliements de nobles ont coûté 35 millions de livres tournois. Les deux armées étant à bout de forces, le 2 mai 1598 est signée la paix de Vervins entre la France et l'Espagne. Après plusieurs décennies de guerres civiles, la France connaît enfin la paix.

Pendant cette période, en décembre 1599, n'ayant pas eu d'enfant, il obtient l'annulation de son mariage avec la reine Marguerite, et épouse, à la cathédrale Saint-Jean de Lyon, le , Marie de Médicis, fille de François Ier de Médicis et de Jeanne d'Autriche.

Les années de paix permettent de renflouer les caisses et d'entamer de grands projets de construction ainsi que des départs pour des implantations en Amérique.

La production agricole retrouve son niveau de 1560 en 1610. Le désir de paix est unanime : il favorise la mise en place de l’édit de Nantes, la reconstruction, dans le Languedoc et le Nord de la France, a un effet d’entraînement sur toute l’économie.
Le roi et son ministre Sully sont conscients que les arts et l'artisanat d'excellence ont un rôle à jouer dans le redressement économique du Royaume. 

Sully explique dans ses mémoires intitulés Les Œconomies royales sa conception de la prospérité de la France, liée au développement de l'agriculture : « pâturage et labourage sont les deux mamelles de la France. »
Sully règle le problème de la dette en déclarant la France en faillite vis-à-vis de certains créanciers et en négociant les remboursements à la baisse vis-à-vis des autres.

La fin du règne d'Henri IV est marquée par des tensions avec les Habsbourg et la reprise des hostilités contre l'Espagne.

Le déclenchement d'une guerre européenne ne plaît ni au pape, soucieux de la paix entre princes chrétiens, ni aux sujets français, inquiets de leur tranquillité. Ne pouvant accepter une alliance avec des princes protestants contre un souverain catholique, des prêtres ravivent par leurs sermons les esprits échauffés des anciens Ligueurs. Le roi voit également un parti qui s'oppose à sa politique au sein même de l'entourage de la reine. Le roi est dans une position fragile qui n'est pas seulement le fait des catholiques, puisque les protestants cherchent à maintenir grâce à l'édit de Nantes leurs privilèges politiques.

Tout en préparant la guerre, on s'apprête au couronnement officiel de la reine à Saint-Denis qui se déroule le . Le lendemain, Henri IV meurt poignardé par François Ravaillac, catholique fanatique, au 8-10 rue de la Ferronnerie à Paris, alors qu'il se rendait à l'Arsenal pour rendre visite à Sully qui était souffrant. L'enquête conclut à l'action isolée d'un fou.