Du 11 au 18 avril

Ils sont 40 au départ avec les abbés Kamil Majer et Jean-Jacques Dufau,
nous leur souhaitons un bon pèlerinage sous le regard bienveillant
et protecteur de Notre Dame de Czestochowa.

Chaque jour ils vont nous envoyer un petit compte-rendu avec quelques photos
afin que nous puissions les suivre et les accompagner par nos prières.

(Page évolutive - vous pouvez agrandir les photos)

Mercredi 11 avril

Tout le monde est bien arrivé en Pologne, vers 18h30, à l'aéroport de la magnifique ville de Cracovie que vous aurez certainement l'occasion de découvrir jeudi.
« Tout va bien, il fait 21° ! »

 

 

Restaurant et 1ère soupe vers 21h

Soirée dans le centre historique de Cracovie

Mercredi 12 avril : Cracovie, Kraków en polonais

Progamme prévisionnel :
- La matin : découverte de la vieille ville de Cracovie avec l'archi-cathédrale du Wawel Saints Stanisla et Venceslas, le château royal du Wawel et la Basilique Sainte Marie (Mariacki), Rynek et Rynek de souterrain.
Eucharistie
- L'après-midi : place du marché principal, Sukiennice, Planty Park, Barbacane, église Saints Pierre et Paul, Dragon du Wawel.


 

Cracovie est, avec l'agglomération, la deuxième ville de Pologne. Elle est considérée, selon l'UNESCO, comme l'une des douze plus belles villes du monde. La variété de son architecture (gothique, baroque, renaissance) est une raison de sa reconnaissance. D'autant plus, que durant la seconde guerre mondiale, elle est restée intacte. Elle est située à 300 km au sud de Varsovie, sur la Vistule.
Datant du VIIe siècle, c'est une des villes les plus anciennes et les plus importantes de Pologne, dont le patrimoine architectural est très bien conservé. La ville historique se situe au pied de la colline du Wawel.
Cracovie était, avant Varsovie, la capitale de la Pologne et elle est souvent considérée comme le véritable centre du pays avec ses traditions et son passé vieux de plus de 1 000 ans. Elle est le centre culturel et scientifique du pays, avec l’Université jagellonne de Cracovie, la deuxième plus ancienne université d'Europe centrale (1364, après celle de Prague fondée en 1348 ; celle de Varsovie date de 1816).
Karol Wojtyła était évêque puis archevêque de Cracovie, avant de devenir pape en 1978, le premier pape non italien depuis 455 ans. 


Château et cathédrale du Wawel - Rynek : place du marché principal (source Wikipédia)


 

Matinée, 9h : 1 ère messe dans la chapelle du couvent des franciscaines de la famille de Marie.

Photo de Kamil avec sa cousine religieuse
puis avec la supérieure et une jeune que Kamil a connu jeune fille dans sa 1 ère paroisse

Après-midi

 

Ensuite, nous avons visité le château, la cathédrale du Wavel,

la basilique Ste Marie (ci-dessous)

et les fouilles sous la halle aux grains.

28 degrés et beau soleil

Vendredi 13 avril : une journée avec deux saints

Jean-Paul II et Faustine

Progamme prévisionnel :
Wadowice : Maison natale de Jean-Paul II et découverte des lieux de son enfance et de sa jeunesse
Cracovie : la Divine Miséricorde et sainte Faustine
puis quartier juif de Kazimierz

Dépliant du pèlerinage fait par l'abbé Kamil :
Wadowice est la ville de naissance de Karol Wojtyla. Il fut baptisé dans la basilique du sacrifice de la Vierge Marie. C'est aussi dans cette ville qu'est son ancienne école. Par contre c'est dans la cathédrale du Wawel qu'il fut ordonné pêtre.

A Cracovie, il y a trois autres lieux importants :
- le Sanctuaire de la Miséricorde de Dieu, situé dans le quartier de Łagiewniki
- le Sanctuaire de Jean-Paul II
- et la chapelle de Sainte Faustine.

Sainte Faustine Kowalska, religieuse de la congrégation de la Divine Miséricorde, est témoin de plusieurs apparitions du Christ et de la Vierge durant les années 30. Lors de ces apparitions, le Christ lui annonce que « c'est de son pays [la Pologne] que sortira l'étincelle qui annoncera au monde sa Miséricorde ». Saint Jean-Paul II incarnera cette promesse. Il écrira sa première encyclique sur la Miséricorde Divine, instaurera le « Dimanche de la Miséricorde » le 1er dimanche après Pâques, demandé par le Christ à soeur Faustine, et mourra dans les vigiles du Dimanche de la Miséricorde 2005.

Le Sanctuaire de Łagiewniki est consacré à la Divine Miséricorde. C'est le lieu où sainte Faustine a eu ses apparitions du Christ, et c'est aussi dans ce lieu que saint Jean-Paul II a confié le monde entier à la Divine Miséricorde.


 

Wikipédia : La nouvelle basilique, spécifiquement dédiée à la Divine Miséricorde, est construite entre 1999 et 2002 et consacrée le 17 août 2002 par Jean-Paul II. De forme ellipsoïdale, elle évoque la forme d'un bateau et possède une tour-clocher de 77 mètres de hauteur qui symbolise son mât. Pouvant accueillir 5 000 personnes, elle comprend deux niveaux avec une chapelle dédiée à sainte Faustine dans la partie inférieure et la chapelle de l'Adoration perpétuelle du Saint-Sacrement au-dessus.

Le Sanctuaire Jean-Paul II de Cracovie est un centre religieux consacré à saint Jean-Paul II, très populaire en Pologne. Il est situé à Cracovie, et fait partie du Centre N'ayez pas peur.
Le Centre N'ayez pas peur a été fondé par l'ancien secrétaire du pape Jean-Paul II, depuis archevêque de Cracovie : Monseigneur Stanislaw Dziwisz, le 2 janvier 2006, près du Sanctuaire de la Miséricorde Divine à Kraków-Łagiewniki, dont l'ancien Pape fut l'un des plus grands propagateurs de cette dévotion. La première pierre du Centre fut posée par le Pape Benoît XVI le 23 octobre 2010, au cours de son premier voyage apostolique en Pologne.

La chapelle sainte Faustine du couvent des Sœurs de Notre-Dame de la Divine Miséricorde ou la chapelle de la nouvelle basilique...


Sanctuaire de la Miséricorde Divine, Chapelle Ste Faustine (couvent), Sanctuaire Jean-Paul II


 

Ce matin : Maison natale et église paroissiale de St Jean Paul II

 


 

Extrait du journal La Croix :
Le 18 mai 1920, Karol est né dans un appartement de deux chambres et une cuisine, au premier étage de cette maison du 7 rue Koscielna, à une dizaine de mètres de la basilique. Il a vécu-là jusqu’à ses 18 ans.

À Wadowice, où « tout a commencé » pour Jean-Paul II

« C’est avec une grande émotion que je contemple cette ville de mes années d’enfance, témoin de mes premiers pas, de mes premiers mots… » Depuis le balcon de sa maison natale sur la grande place de Wadowice, le 16 juin 1999, Jean-Paul II, s’écartant de l’homélie préparée, avait laissé remonter ses souvenirs d’enfance avec une joie évidente.

C’était la troisième fois que, en tant que pape, il revenait dans « sa » ville, après le 7 juin 1979 – moins d’un an après son élection pontificale – et le 14 août 1991 – il avait alors consacré la nouvelle église de Saint-Pierre-l’Apôtre, érigée par les habitants de Wadowice en signe de gratitude pour l’élection de Karol Woj­ty­la et envers la Vierge de Fatima, qui avait protégé le pape lors de l’attentat de la place Saint-Pierre dix ans plus tôt.

Mais ce 16 juin 1999, sans doute parce qu’il savait qu’il ne reviendrait plus ici, le pape polonais avait longuement évoqué : « l’école élémentaire » où se trouve maintenant la mairie, « le collège et lycée Marcin-Wadowita » qu’il a fréquenté pendant huit ans, le club Sokol où il allait faire de la gymnastique, « le théâtre où nous avons récité les plus grandes œuvres classiques en commençant par Antigone », « la caserne » où son père militaire travaillait, ainsi que « la pâtisserie où nous allions manger des gâteaux à la crème »« C’est ici, dans cette ville de Wadowice, que tout a commencé : la vie, l’école, les études, le théâtre… et le sacerdoce », avait-il alors résumé. [...]

La vaste maison de la congrégation de la Sainte-Famille de Nazareth servait de halte-garderie dans les années 20, et le petit « Lolek » – comme on l’appelait alors – y est souvent venu. Dans le hall d’entrée, un tableau maladroit recopie les mots de Jean-Paul II à propos de ce couvent : « Je me rappelle très bien être venu ici avec ma mère, et les Sœurs de Nazareth sont mes premiers souvenirs d’enfance avant l’école. »


 

La maison est actuellement un musée, musée qui a été agrandi et dans lequel on trouve, entre autres, des petites urnes qui présentent des échantillons de terre des 120 pays où Jean-Paul II s’est rendu.

Photo de la cuisine de la maison natale avec une guide très intéressante
et gâteau préféré de St Jean Paul II en sortant de la visite de sa maison.

 

L'Eglise paroissiale et les fonts baptismaux où Jean-Paul II fut baptisé

 

Après midi : Sanctuaire de ste Faustine.

Église des apparitions

Et messe dans la basilique - Chapelet aux intentions de la paroisse

Temps superbe.

Samedi 14 avril : « La Jérusalem polonaise » et Częstochowa

Progamme prévisionnel :
Kalwaria Zebrzydowska
Découverte de la Basilique Notre-Dame-des-Anges, temps de prière et visite du sanctuaire.

Puis première découverte de Częstochowa avec la possibilité de participer à la cérémonie de « l'Appel de Jasna Gora ».


 

Wikipédia : Le sanctuaire est constitué d'une basilique en style baroque dédiée à la Vierge des Anges, d'un couvent des frères mineurs franciscains, et d'une série de chapelles en style baroque et maniériste distribuées le long de six kilomètres et dédiées à la Passion de Jésus et à la vie de la Vierge.

En 1999, le sanctuaire de la passion et de la Vierge de Kalwaria Zebrzydowska a été inscrit par l'UNESCO sur la Liste du Patrimoine Mondial.

Częstochowa est un grand centre religieux : métropole archiépiscopale, elle est connue dans le monde entier par le monastère des Pères paulins à Jasna Góra, où se trouve l'image miraculeuse de la Vierge de Częstochowa, l'icône de la Madone Noire. Częstochowa est un centre de pèlerinage de rang mondial : le sanctuaire est visité chaque année par 4 à 5 millions de pèlerins qui viennent de 80 pays du monde.

C'est aussi une ville universitaire comptant neuf écoles supérieures dans lesquelles étudient plus de quarante mille étudiants, un centre de culture, qui puise dans la tradition et l'histoire, et une ville ouverte au monde. En 1998, elle a été la première ville de Pologne à recevoir le Prix de l'Europe attribué par le Conseil de l'Europe.

Częstochowa a été un centre de la pensée juive, et hébergea une importante communauté à partir de 1700 environ. D'après le recensement de 1897, 12 000 Juifs vivaient à Częstochowa, soit environ 26 % de la population de la ville.
Dès les premiers jours qui ont suivi la prise de la ville par les nazis, le , la communauté juive a été victime d'exécutions massives. La quasi-totalité des 45 000 Juifs que comptait la ville ont péri, ou ont été exécutés ou déportés, durant la Seconde Guerre mondiale après avoir été parqués dans un ghetto. Fondé à la fin du XIXe siècle, le cimetière juif compte actuellement 4 500 tombes.


 

Aujourd'hui sanctuaire de la Passion et de Marie,
haut spirituel de Jean Paul II  qui y venait déjà avec son papa

Puis en route pour Częstochowa et la Vierge Noire.

Petite parenthèse culinaire surprenante : des nouilles de Silésie

Sanctuaire marial de Częstochowa

Dépliant du pèlerinage :
Perché sur la colline de Jasna, cet ensemble fortifié a été fondé en 1382 par le duc Ladislas d'Opole pour accueillir les moines ermites pauliniens. La partie la plus ancienne de cet ensemble est le choeur gothique de la chapelle de l'icône Miraculeuse. Son retable détient l'image de la Vierge Noire à laquelle le pape Jean-Paul II avait dédié son pontificat. Originaire d'Ukraine, cette icône médiévale byzantine serait une copie d'une peinture réalisée par Saint Luc sur un morceau de la table en bois sur laquelle mangeait la Sainte Famille.


Wikipédia :
Les pères paulins, officiellement pères de l'ordre de Saint-Paul-Premier-Ermite est un ordre religieux catholique qui doit son nom à saint Paul de Thèbes.
L'ordre a été fondé en Hongrie en 1250 par saint Eusèbe d'Esztergom qui fusionna une nouvelle communauté érémitique formée par lui et celle fondée en 1215 par l'évêque bénédictin Barthélémy de Pecs, à Patacs. Leur règle est fondée sur celle des chanoines réguliers de saint Augustin... L'ordre paulin se diffuse rapidement en Croatie avec cinquante monastères, des écoles et même une université. Il s'installe en Pologne en 1382, où il va connaître au cours des siècles un essor constant. Leur première installation est au célèbre monastère de Jasna Góra, lieu de pèlerinage à la Vierge de Częstochowa... Mais la Réforme protestante les chasse des pays du nord et de Scandinavie...
De strictement contemplatif, l'ordre se transforme alors en ordre apostolique à partir de la Pologne et du monastère de Jasna Gora. Il va essaimer au XIXe siècle et jusqu'au milieu du XXe siècle en Pologne, dans les pays d'Europe centrale et aux États-Unis, où il suit les immigrés polonais.


 

En soirée, participation à la cérémonie de « l'Appel de Jasna Gora ». Elle se déroule habituellement à 21h et elle consiste en une demi-heure de recueillement suivie d'une dizaine de chapelets en polonais.

Dimanche 15 avril : Częstochowa et Sandomierz

Progamme prévisionnel :
Célébration mariale à 6h du matin et possibilité d'assister à la cérémonie d'ouverture de l'image de la Vierge Noire.
Célébration eucharistique.
Chemin de croix et visite guidée du monastère fortifié des pères Paulin.
Après-midi : en route vers Sandomierz « La Petite Rome ». Installation et promenade dans le quartier historique.

Aujourd'hui, messe dans chapelle de l'icône.
Grand moment d'émotion ! Une grâce exceptionnelle !

Puis chemin de croix autour du sanctuaire

Depuis 2001, il existe un nouveau chemin de croix (voir ci-dessous)


 

Texte et photos (en savoir plus) :
Un chemin de croix bien particulier

… un chemin de croix bien différent de ceux que nous sommes habitués de voir.
L’œuvre est du peintre polonais Jerzy Duda-Gracz (1941-2004), un artiste né ici même à Częstochowa.

Il a créé une série de 18 grands tableaux représentant les 14 stations du chemin de croix et de la résurrection du Christ… plaçant le tout dans la Pologne du XXe siècle !
Son œuvre, très critiquée par les autorités religieuses, a été dévoilée dans la chapelle de la Vierge le 8 septembre 2001.
« L’idée de l’œuvre intitulée Golgota ​Jasnogórska mûrissait dans l’esprit de Jerzy Duda-Gracz depuis de nombreuses années », peut-on lire sur Internet. « Il avait commencé ses travaux dès les années 1999 et 2000. Après l’approbation par le monastère des premières esquisses, l’artiste s’est mis au travail et il a terminé son œuvre en mars 2001! »

Les dessins sont impressionnants en raison justement de cet arrière-plan qui place la « Passion du Christ » dans un environnement contemporain.
« Les personnages que l’on aperçoit en arrière-plan des toiles sont des individus et des groupes de personnes facilement reconnaissables »
Exemple avec
- la 11e station du chemin de croix, « Jésus est cloué sur la croix » :
Ici point de bourreaux, seuls sont présentes des victimes polonaises, prisonniers, résistants. On distingue le portrait de Jersy Popielusko, victime du communisme, et la présence de Maximilien Kolbe, victime du camp d’Auschwitz.
- la 12e station du chemin de croix, « L’agonie du Christ » :
Tous les saints, martyrs et innocents de Pologne s’associent au Christ, tandis que la Vierge, personnifiée par l’icône, est au pied de la croix.


 

Visite couvent des Pauline qui ont en charge l'animation du sanctuaire de Częstochowa

Déjeuner avec une spécialité :
le bigoz, fait avec 2 sortes de choux, de la viande et des champignons.
Excellent !

En route pour Sandomierz


 

Wikipédia :
Sandomierz est une des plus anciennes villes polonaises. Des fouilles archéologiques ont permis d’établir qu’au néolithique le site était déjà habité. Une ville est apparue au début du Moyen Âge, tirant avantage de sa situation sur d’importantes routes commerciales et au point de confluence du San et de la Vistule...

(S'ensuit une histoire très compliquée en fonction des divisions de la Pologne, des réunifications, des invasions (Suédois), des changements de nationalité (autrichienne), des destructions, incendies...)
La ville a quand même eu quelques périodes de prospérité : à la suite de la réunification des territoires polonais au XIVe siècle, le duché de Sandomierz est intégré au royaume. Une commune juive y est créée. À cette époque, la ville compte 3 000 habitants et est une des plus grandes villes du pays... La ville a continué à prospérer jusqu’au XVIIe siècle. En 1570, un accord y est conclu sur la coexistence pacifique des religions.
Mais la ville a eu aussi des périodes très noires comme en 1939 où la population juive de la ville (environ 2 500 personnes, 40 % des habitants de la ville) disparaît, principalement dans les camps d’extermination de Belzec et de Treblinka.

Depuis la fin de la guerre, la ville s’est très peu industrialisée, ce qui lui a permis de garder son charme de petite ville provinciale sur le Chemin de Petite-Pologne, section du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.


Józef Szermentowski - "Vue de Sandomierz depuis la Vistule" - Peinture sur huile (1855)


 

Arrivée à l'hôtel.

Lundi 16 avril :

Progamme prévisionnel :
Découverte de la vieille ville de Sandomierz : Souterrain, Tour du port Opatowska, centre historique, Cathédrale de la Nativité de la Vierge Marie, Maison de Jean Dlugosz (Musée diocésain), Château, Aiguille.
Rendez-vous avec Mgr Christoph Nitkiewicz, évêque de Sandomierz.
Après-midi : route vers Baranow Sandomierzski, visite du château (Le Petit Wawel) puis retour à Sandomierz.

Aujourd'hui, nous avons visité Sandomierz,
le monastère de la Sainte Croix et la Collégiale St Martin.

Mais pour commencer la journée : messe dans la chapelle du séminaire.


Les 2 séminaristes sont devant la porte de la chambre de Kamil au séminaire.

Le centre historique de Sandomierz avec, à gauche, l'hôtel de ville.

 

Cathédrale de la Nativité de la Vierge Marie (XIVème siècle)


 

La Cathédrale - édifiée à la place de la première coll­égiale romane, mentionnée dès 1148, détruite par les invasions des Tatares au XIII s. et des Lituaniens en 1349. En 1360 le roi Casimir le Grand fonda une nouvelle collégiale qui en 1818 avec l'apparition du Diocèse de Sandomierz fut investie de la dignité de Cathédrale et en 1960 de Basilique Cathédrale.
C'est un édifice gothique en forme d'halle avec un choeur allongé couvert de voûtes croisées à nervu­res. Sur les murs du choeur il y a des polychromies faites vers 1421 par l'atelier russe du maître Hayl de Przemysl. Les fresques ont été découvertes et con­servées de 1934 à 1936. Les autels et les portails de la cathédrale sont faits en marbre noir et décorés de marbre rose.Ils sont un exemple des produits des ateliers de taille de pierre à Czerna près de Cra­covie en XVII et XVIII s.
L'intérieur de l'église est décoré d' un ensemble d'autels rococo (la secon­de moitié du XVIII s.) adossés aux piliers entre les nefs... Sur les murs des nefs il y a 16 tableaux dont 12 appartient au cycle "Kalendarium" et 4 tableaux sous la tribune d'orgues représen­tent des scènes de l'histoire de Sandomierz. Les tableaux ont été peints de 1708 à 1737 par Char­les de Prévôt.
Dans le trésor de la cathédrale il y a entre autres le privilège de la seconde location de la ville de 1286, de nombreux incunables et un reli­quaire de Bois de la Sainte Croix offert à la coll­égiale de Sandomierz par le roi Wladyslaw Jagiel-lo en reconnaissance des mérites de la chevale­rie de Sandomierz pendant la bataille à Grunwald.


 

Dans la cathédrale, reliquaire en bois de la Sainte Croix (à droite) ???

 

Mardi 17 avril :

Progamme prévisionnel :
Visite de Rzeszów, l'ancienne ville des juifs - Santuaire Notre Dame - L'Eglise Fara.
Łańcut et son château.
Retour à Sandomierz.


 

Rzeszów (se prononce [ˈʐɛʂuf]) est une ville du Sud-Est de la Pologne, non loin de la frontière avec l’Ukraine et la Slovaquie, aux confins orientaux de l’Union Européenne. C’est là que se croisaient autrefois les voies marchandes unissant l’Est à l’Ouest et le Sud au Nord de l’Europe, et c’est là aussi que passent de nos jours les routes internationales menant de Dresde et Cracovie à Kiev en Ukraine et allant de Gdansk vers la Slovaquie, la Hongrie et le sud de l’Europe, en passant par Varsovie. C'est le chef-lieu de la voïvodie des Basses-Carpates. Rzeszów est la ville la plus peuplée du Sud-Est de la Pologne.

Fondée en 1354, Rzeszów reste dans l'ombre d'autres villes de la Galicie comme Sandomierz. Depuis le premier partage de la Pologne en 1772 jusqu'en 1918, la ville fait partie de la monarchie autrichienne (empire d'Autriche), puis Autriche-Hongrie (Cisleithanie après le compromis de 1867). Le sort de cette province fut dès lors disputé par la Pologne et la Russie soviétique, jusqu'à la Paix de Riga le 18 mars 1921.
Elle devint le point de contact des cultures européennes de l’Orient byzantin et de l’Occident méditerranéen, mais aussi le lieu de rencontre de voyageurs venus du Sud et du Nord de l’Europe. On voit très bien à Rzeszów comment s’harmonise avec la patrimoine historique une ville moderne, jeune et dynamique de 163 000 habitants, ou ont leur siège – outre les autorités municipales et régionales – l’Université et l’Ecole polytechnique, de même que bon nombre de sociétés réputées et de centres industriels et commerciaux.

Rzeszów et la communauté juive :
La communauté juive s’installe dans la ville au XVè et se développe fortement, et à la veille de la guerre, 15.000 juifs habitent la ville, soit plus d'un tiers de la population totale. Les premières bombes allemandes tombent sur la ville le 6 septembre 1939 et Rzeszów est occupée par l'armée allemande quatre jours plus tard. Les Juifs tentent de se sauver vers l'est pour échapper aux envahisseurs ; avec les villes et villages environnants, ils sont environ 7.000. Mais la plupart reviennent après quelques jours d’errance.
La persécution des Juifs commence presque immédiatement. Lors de leur entrée dans la ville, les troupes allemandes sont relativement amicales vis-à-vis des habitants, distribuant cigarettes et bonbons. Mais cinq jours plus tard, lors des grandes fêtes juives de Rosh Hashanah (nouvelle année) et de Yom Kippur (jour du Grand Pardon), des hommes juifs portant leurs châles de prière sont conduits depuis les synagogues de la ville vers le fleuve Wislok, où beaucoup sont noyés ou battus à mort.
En septembre la plupart des synagogues sont détruites. Des juifs sont forcés de nettoyer les rues. Le vieux cimetière juif, situé près du centre ville, est démoli par les Juifs, obligés de démolir les murs et de casser les pierres tombales, qui serviront à paver les rues. Le cimetière démoli servira plus tard de place de rassemblement pour les déportations. [...]
Vers la fin de 1939 il y a 10 camps de travail forcé dans la région de Rzeszów. L'aéroport militaire au nord de la ville est le principal lieu de travail pour les « esclaves juifs » dans la région. En mai 1940 de nombreux appartements juifs sont confisqués et les Juifs n’ont plus le droit d'utiliser les rues principales de la ville. [...] En janvier 1940, Kleinmann et d'autres membres du Judenrat sont exécutés place du marché parce qu’ils sont incapables de fournir un nombre insuffisant de travailleurs forcés. [...]

Suivent la création du ghetto, la déportation...
De Rzeszów, surnommée avant la guerre la « Petite Jérusalem », moins d’une centaine des 15.000 juifs survivra à la Shoah… Après la guerre arrivent encore 600 Juifs des territoires soviétiques. Mais rapidement, ils quittent la ville pour d’autres destinations, à l’Ouest ou en Israël.


 

Aujourd'hui visite Rzeszów, ville de naissance de Kamil. Promenade dans la ville.
Prière au sanctuaire des Bernardins.


A gauche : monument historique de la Pologne

Le quartier historique de la ville se limite à l’entourage immédiat de la place du Marche médiévale, ou se dressent l’hôtel de ville transformé au XIXe siècle, l’église et le monastère des PP. Bernardins, l’ancienne convention des Pianistes, le château et le petit palais d’été Renaissance des Lubomirski (propriétaire de Rzeszów jusqu’au milieu du XIXe siècle)et deux synagogues.


A gauche : la place du marché et la mairie,
à droite : Kamil et Damien amis d'enfance

Après midi : messe dans l'ancienne paroisse de Kamil
et visite du château de Sandomierz.


 

La ville Baranów Sandomierski est mentionnée pour la première fois en 1135. Les droits de cité lui furent accordés en 1354 par le roi Casimir III le grand. Au XVIe et XVIe siècle la ville fut un important pôle calviniste en petite Pologne.
Durant la seconde guerre mondiale, les allemands déportèrent tous les juifs de Baranów et occupèrent le château. En 1944, l'armée rouge força la Vistule à hauteur de Baranów, créant une tête de pont.
Après la guerre, la ville se développa considérablement.

Le château de Baranów Sandomierski est un château de style renaissance. Surnommé le petit Wawel à cause de sa ressemblance avec ce dernier. Il fut construit dans les années 1591-1606 selon les plans de l'architecte Santi Gucci et fut le siège de la famille Leszczynscy.


 

Et maintenant les valises avant notre dernier dîner !

Mercredi 18 avril : le retour

Départ à 5h pour l'aéroport et vol Cracovie/Francfort/Toulouse.
Puis bus jusqu'à Pau.

Arrivée vers 22h30, tout le monde est enchanté.

Si certains veulent partager un temps fort vécu, transmettez-le à vos prêtres accompagnateurs qui me le transfèreront.