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Ce 14 janvier, l'Eglise célèbre la  Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié.


 

  Le pape François a choisi quatre verbes pour guider notre réflexion et nos actions :

 « Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants et les réfugiés »

Pape François : « Chers frères et sœurs !

L’immigré qui réside avec vous sera parmi vous comme un compatriote, et tu l’aimeras comme toi-même, car vous-mêmes avez été immigrés au pays d’Égypte. Je suis le Seigneur votre Dieu » (Lv19,34). Durant les premières années de mon pontificat, j’ai exprimé à maintes reprises une préoccupation spéciale concernant la triste situation de nombreux migrants et réfugiés qui fuient les guerres, les persécutions, les catastrophes naturelles et la pauvreté. Il s’agit sans doute d’un ‘‘signe des temps’’ que j’ai essayé de lire, en invoquant la lumière de l’Esprit Saint depuis ma visite à Lampedusa le 8 juillet 2013. En créant le nouveau Dicastère pour le Service du Développement humain intégral, j’ai voulu qu’une section spéciale, placée ad tempus sous mon autorité directe, exprime la sollicitude de l’Église envers les migrants, les personnes déplacées, les réfugiés et les victimes de la traite. »

Dans ses vœux du nouvel an, pour la Journée Mondiale pour la Paix,
il a de nouveau insisté sur l'importance de ces quatre verbes.

Texte complet en cliquant sur la photo.

Les Migrants et les Réfugiés :

des hommes et des femmes en quête de PAIX

« [...] Quatre pierres angulaires pour l’action

Offrir à des demandeurs d’asile, à des réfugiés, à des migrants et à des victimes de la traite d’êtres humains une possibilité de trouver cette paix qu’ils recherchent, exige une stratégie qui conjugue quatre actions : accueillir, protéger, promouvoir et intégrer.

« Accueillir » rappelle l’exigence d’étendre les possibilités d’entrée légale, de ne pas repousser des réfugiés et des migrants vers des lieux où les attendent persécutions et violences, et d’équilibrer le souci de la sécurité nationale par la protection des droits humains fondamentaux. L’Écriture nous rappelle ceci : « N’oubliez pas l’hospitalité : elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges ».

« Protéger » rappelle le devoir de reconnaître et de garantir l’inviolable dignité de ceux qui fuient un danger réel en quête d’asile et de sécurité, et d’empêcher leur exploitation. Je pense, en particulier, aux femmes et aux enfants qui se trouvent dans des situations où ils sont plus exposés aux risques et aux abus qui vont jusqu’à faire d’eux des esclaves. Dieu ne fait pas de discrimination : « Le Seigneur protège l’étranger, il soutient la veuve et l’orphelin ».

« Promouvoir » renvoie au soutien apporté au développement humain intégral des migrants et des réfugiés. Parmi les nombreux instruments qui peuvent aider dans cette tâche, je désire souligner l’importance d’assurer aux enfants et aux jeunes l’accès à tous les niveaux d’instruction : de cette façon, ils pourront non seulement cultiver et faire fructifier leurs capacités, mais ils seront aussi davantage en mesure d’aller à la rencontre des autres, en cultivant un esprit de dialogue plutôt que de fermeture et d’affrontement. La Bible nous enseigne que Dieu « aime l’étranger et lui donne nourriture et vêtement » ; par conséquent, elle exhorte ainsi : « Aimez donc l’étranger, car au pays d’Égypte vous étiez des étrangers ».

« Intégrer », enfin, signifie permettre aux réfugiés et aux migrants de participer pleinement à la vie de la société qui les accueille, en une dynamique d’enrichissement réciproque et de collaboration féconde dans la promotion du développement humain intégral des communautés locales. Comme l’écrit saint Paul : « Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes concitoyens des saints, vous êtes membres de la famille de Dieu ». [...]


C'est avec les couleurs de leurs pays et la richesse de leurs différences,
qu'ils sont arrivés à l'autel pour vivre ce temps de prière, de communion et de partage,
et louer le Seigneur, lui qui est venu par Amour pour tous les hommes.

Qu'ils soient de la République Du Congo, comme le père Achille, des ïles, de Madagascar
du Portugal ou d'ailleurs, ils ont confié au Seigneur des intentions
pour nos frères et sœurs contraints de quitter leur terre natale.

1. Seigneur, nous te prions pour que l’Eglise donne l’exemple du respect de la dignité de chaque personne et montre ses capacités d’accueil et de dialogue en faveur des migrants et des réfugiés.
2. Seigneur, nous te prions pour que les gouvernants de notre monde servent avant tout le bien commun de l’humanité et non des volontés de puissances économiques, politiques ou militaires.
3. Seigneur, nous te prions pour que l’amour fraternel entre les peuples soit plus fort que les préjugés culturels, religieux, racistes et pour que les personnes qui en sont victimes trouvent le réconfort.
4. Seigneur, nous te prions pour que notre communauté soit attentive aux recommandations du Pape François qui nous demande d’accueillir, de protéger, de promouvoir et d’intégrer nos frères et sœurs migrants et réfugiés. Que la bienveillance
et l’ouverture guident nos vies et nous permettent de découvrir nos richesses mutuelles.

Prière Eucharistique

Avec le pain et le vin, ils ont offert toutes nos vies, et tout particulièrement
celles de nos frères et sœurs migrants et refugiés,
ils ont offert aussi des symboles de leurs pays ou de ce qu'ils veulent vivre :
- une clé, signe de l’ouverture de notre cœur pour bâtir ensemble un avenir dans la fraternité,
- un arc-en-ciel, signe de l'Alliance du Seigneur avec l’humanité
et expression de la beauté de la communion dans la diversité,
- des fruits pour signifier le partage nécessaire à faire avec ceux qui sont dans le besoin.

 

Prière de la Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié

Seigneur, tu nous appelles à prendre le chemin de la rencontre,
ouvert à l’autre, d’un autre pays, d’une autre culture.
Aide-nous à nous mettre en route, ensemble.
Imprègne-nous de ta Parole pour que nous puissions donner corps à ton Évangile :

- En nous accueillant mutuellement, dans la confiance,
car chacun est porteur d’un message de ta part.
Cette rencontre nous fera grandir en humanité.

- En protégeant ceux qui sont dans le besoin, particulièrement
les plus faibles. Leur chair est ta chair !

- En promouvant la vie de chaque personne et un vivre-ensemble
fondé sur la bienveillance et la reconnaissance mutuelle,
terreau du respect, de la fraternité, de la justice, de la paix.

- En vivant dans une diversité réconciliée qui permette à chacun de s’intégrer,
d’être capable d’apprécier la beauté de ce pays où nous vivons,
prêt à en prendre soin et à y apporter la richesse qu’il porte en lui.

Ce n’est pas toujours une voie facile ; elle demande des choix, des dépassements.
Mais c’est une voie porteuse de vie et d’espérance qui mène vers ton Royaume.
Elle nous invite à cheminer en frères et sœurs, avec Toi à nos côtés.
AMEN.

C'est avec joie que chacun s'est retrouvé pour un temps chaleureux d'échange
et de dégustation de bons petits mets typiques de certains pays.

Suite à la demande faite lors de la célébration, beaucoup ont joué le jeu d'aller à la rencontre des autres, afin de prolonger cette communion vécue à la messe.
Et que de belles rencontres on pouvait faire ! Il y avait ce jeune Irakien, arrivé il y a deux mois et qui, faute de parler français, était tout heureux de me montrer sur son téléphone des photos de sa femme et de sa fille de 3 ans. Il y avait aussi ce jeune du Bénin qui est arrivé il y a quatre mois mais qui dépend du 115 pour avoir un toit pour la nuit. Par contre, un jeune Gabonnais a eu plus de chance puisqu'une jeune Gabonaise installée à Pau l'a accueilli aussitôt.

Et combien d'autres rencontres ont été faites, elles nous ont plongés au cœur de la question de l'accueil et de l'intégration de ceux qui ont tout quitté pour trouver un lieu où ils puissent vivre en paix et dignement, un lieu, des personnes, pour être tout simplement heureux.